Articles taggés avec ‘Plantu’

Il est né un 23 mars

Samedi 23 mars 2019

Plantu

Le dessinateur de presse et caricaturiste français, Jean Plantureux, dit Plantu, est né le 23 mars 1951 à Paris.

Le coup passa si près que le pilon tomba

Samedi 3 mai 2014

La censure est toujours d’actualité et le comble c’est qu’elle vient de frapper, d’un coup de pilon rageur, un ouvrage consacré justement à la liberté d’expression, “Fantassins de la démocratie”, signé par Plantu et une douzaine de dessinateurs de Cartooning for Peace. Ce livre devait accompagner le film éponyme réalisé par Stéphanie Valloato et coécrit par le cinéaste Radu Mihalleanu lors du prochain festival de Cannes le 28 mai prochain. Cette information a été dévoilée par Plantu et Radu Mihaleanu lors de l’annonce de la parution du dit livre et d’une projection qui aura lieu en plein-air le 23 mai, place de la République à Paris, tout un symbole. La raison du courroux de la très catholique maison d’édition Bayard est un dessin de Plantu  qui fit déjà scandale lors de sa parution dans le monde et pour lequel j’avais déjà réagi. (lire l’article déjà consacré en cliquant ici) Le dessin incriminé montre un ecclésiastique pédophile en action et l’on sait très bien que la pédophilie au sein de l’église catholique fut un dossier plutôt épineux pour Benoît XVI et son prédécesseur Saint Jean-Paul II, tout fraichement canonisé, que l’on a taxé d’avoir fermé les yeux sur de telles pratiques. Le dessinateur a déclaré fort à propos, qu’il refusait de faire  :”paraître censuré un ouvrage, portant précisément sur la censure”, ce qui semble logique. L’humour est sauf ainsi que le droit d’expression puisque les éditions Actes Sud prennent le relai et finalement le livre paraitra. La liberté d’expression est un combat permanent qui demande toujours engagement et la plus grande vigilance.

La liberté d’expression une nouvelle fois bafouée

Mardi 21 février 2012

Plus il va, moins on peut. Triste constat que l’on peut appliquer à la création dans son ensemble. Une sorte de frilosité  envahit notre société devenue de plus en plus procédurière à l’instar de la pudibonde société américaine. Après une censure d’affiches où l’on remplace stupidement la pipe de Mr Hulot par un petit moulin à vent, récemment on vient d’interdire celles de Guillon pour des raisons politiques  et celle du film Les Infidèles pour son obscénité. Mais où va-t-on? Vers quel obscurantisme glissons nous pas à pas ? La peur de l’autre, de sa différence et cette perpétuelle tentation de faire taire. On mesure chaque jour un peu plus à quel point la censure rampante, à tous les niveaux, fait de plus en plus barrage à la liberté d’expression. Le dessin de presse trop souvent malmené pour des raisons budgétaires avouées, l’est aussi peut être parce qu’il faut de plus en plus temporiser avec les lobbies et les extrémistes de toutes crinières, qui se déchainent en permanence sur les publications. Editer du dessin pour ne rien dire, ne pas déranger, à quoi cela peut-il bien servir ? La réponse est simple à rien, alors passons nous des dessinateurs. Pourtant la vocation d’un bon dessin n’est-il pas de mettre un peu de poil à gratter dans la soupe des mots. Il doit déranger et faire rire de choses qui sont trop souvent consternantes. Maintenant prendre le risque de le publier va bientôt devenir une véritable roulette russe. Nous voilà à une époque où tous les intégrismes sont sur les dents qu’ils soient religieux au pas. Depuis quelques temps on peut constater, non sans une certaine stupeur, le retour de virulents  Ayatollahs catholiques qui s’en donnent à coeur joie pour faire écho sans doute aux autres intégrismes religieux dont on se croyait à tord éloignés. Ils s’organisent des campagnes de presse gratuites en dégradant une oeuvre d’art au sein d’un musée qui n’a pas reçue leur bénédiction, en provoquant jusqu’à l’ intimidation physique de spectateurs qui n’ont plus le libre arbitre d’aller au théâtre voir la pièce qui leur plait. Suite à une plainte de l’AGRIF, l’alliance générale contre le racisme et le respect de l’identité française et chrétienne,  du 10 mars 2010, notre confrère Plantu  a été mis en examen le 22 novembre 2011, tout comme  Mr Fottorino, ex directeur de publication du Monde, le 6 février 2012. Tous deux devraient prochainement comparaitre en justice, tout cela parce qu’ils ne goûtent  dessin qui n’était à l’origine qu’une blague, d’après son auteur. Ce dernier, se déclare de plus en plus “inquiet pour la liberté d’expression” et il n’est pas le seul.  Que cherchent-ils, en attaquant Plantu, un nouveau coup d’éclat pour se faire remarquer ?  Ce dessinateur ne se doit-il pas aussi de dessiner pour ceux qui ne croient pas ? Depuis quand la religion est obligatoire ?  Pourquoi les athées n’auraient pas eux aussi des dessins qui leur plaisent ? Le dessinateur du Monde abonde dans ce sens et fait ce triste constat : ” Tout citoyen qui a envie de penser librement va de plus en plus être l’objet de fatwas lancées par ddes intégristes, des manipulateurs non représentatif de leur religion”. Parce que le pire c’est ça ce sont eux, et certainement pas une images que l’on n’est pas tenu de regarder, qui compromettent par leurs violences à tous niveaux la crédibilité de la religion qu’ils sont sensés défendre. Allons-nous revenir au temps de l’inquisition au XXI e siècle et demander aux peintres et dessinateurs de se justifier du contenu de leur création? Souhaitons une société plus laïque encore un mot qui de plus en plus semble s’émousser.