Articles taggés avec ‘une élection présidentielle’

Le Brésil aura-t-il une présidente ?

Lundi 4 octobre 2010

Ce serait une première pour le Brésil. Une ex-guérillera succédera-elle à Luiz Inacio Lula da Silva comme tous les sondages semblent s’accorder à l’annoncer. Dilma Roussef candidate du Parti des Travailleurs (PT), devra pourtant patienter jusqu’à l’issu du 2e tour. Selon Anna Greissing une spécialiste de l’Amérique latine, cette future présidente surnommée la “dame de fer” aurait un tempérament explosif et serait une “combattante”. Durant la dictature (1964-1985), elle fut arrêtée à Sao Paulo en 1970 et condamnée à six de prison. La torture n’a pas eu raison de sa détermination et finalement en 1972, elle fut libérée. Femme hors du commun, leader de la cause féminine ” dans un pays qui compte que 10% de femmes politiques”, son élection serait un véritable événement. Beaucoup pensent cependant qu’elle ne devrait pas pour autant révolutionner le pays. Dans la droite ligne de Lula qui après deux mandats, et sans vraiment avoir mis fin aux inégalités entre le Nord et le sud, jouit encore d’une popularité record. Seule ombre au tableau “son état de santé”, Dilma Roussef a l’an dernier subi un traitement contre le cancer. L’ancienne chef du gouvernement de Lula, archi favorite, aurait dû passer au premier tour, il n’en fut rien. Il n’en reste pas moins que Dilma Roussef possède à ce jour une avance plus que confortable pour son prochain combat, elle est donc en passe de devenir à terme, la première femme présidente de l’histoire du Brésil.

En Algérie, une élection présidentielle jouée d’avance

Vendredi 10 avril 2009

bouteflicaBouteflika  fait le coup du troisième mandat face à une population qui a peu de perspectives. Ce sont des élections sans réel enjeu, une mascarade démocratique. Le Président, fort de sa réélection, aimerait en plus améliorer son score de participation de 2004. La population survit dans un tel marasme, que pour elle, ne pas participer à cette consultation, est une manière de ne pas cautionner ce régime. C’est  le seul moyen qui leur reste, de signifier aussi leur désenchantement. Le bilan de Bouteflika n’est pourtant pas totalement négatif, mais sans espoir. Depuis 1999 et la loi sur la concorde civile, destinée à mettre un terme aux violences politiques qui ravageaient le pays depuis 1992, la sécurité s’est améliorée. Il a lancé une politique de grands travaux, autoroutes, métro d’Alger, mais le pays importe l’essentiel de ses besoins en produits et services. Le taux de chômage endémique a fait naître une volonté désespérée de fuite. Pour la jeunesse, Bouteflika, est  le passé qui les oppresse, alors qu’ils ne rêvent que d’avenir !