Archive pour la catégorie ‘Nalair’

Tarentino en pleine Lumière

Samedi 19 octobre 2013

Le 5e prix Lumière vient d’être décerné à l’atypique Quentin Tarentino pour l’ensemble de son oeuvre, 8 longs métrages et une quinzaine de scénarios. Il succède aux non moins célèbres Clint Eastwood, Milos Forman, Gérard Depardieu ou Ken Loach.  ”le Prix Lumière est une distinction qui repose sur le temps, la reconnaissance et l’admiration” peut-on lire sur la présentation de ce prix créé à Lyon, ville de l’inventeur du cinématographe, Louis Lumière. Le réalisateur recevra ce prix des mains d’une de ses actrices préférées,  pour lui une véritable muse, Uma Thuman, celle là même qui remit la palme d’or au festival de Cannes pour La vie d’Adèle.

Dès l’ouverture du festival, Quentin Tarentino a rendu hommage à un des monstres de notre cinéma hexagonal, Jean-Paul Belmondo. Du reste la première projection fut Un singe en Hiver d’Henri Verneuil où Bébel donne la réplique à un Gabin au sommet de son art. Ce film a été présenté dans sa version restaurée en avant- première mondiale.  Cet hommage à un acteur emblématique de la nouvelle vague a fait un homme heureux, ce qu’il a manifesté par de larges sourires qui valurent de longs discours.

Papa j’ai encore rétréci ton groupe

Vendredi 18 octobre 2013

Après s’être séparé de ses titres à l’international début 2011 au profit de l’américain Hearst, la direction du groupe Lagardère presse vient d’annoncer la vente de 10 de ses titres dont Psychologie Magazine, Be et Première entre autres. Cette décision entraîne, il va de soi,  un écrémage de quelques 10% des salariés de Lagardère Active qui ont décidé en réaction de se mettre en grève générale dès lundi prochain avec blocage de la sortie des magazines. Denis Olivennes estime que la presse ne passe pas une crise temporaire mais avec l’avènement du numérique, une mutation radicale, aussi demande-t-il aux salariés d’être «lucides et courageux». Il rajoute que les titres qui ne seront pas cédés seront purement et simplement fermés. Les plans sociaux se suivent et se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Les restructurations s’accélèrent laissant à chaque fois des gens sur le carreau, c’est la dure loi d’un capitalisme de plus en plus sauvage qui se mondialise et précarise tout ce qu’il approche.

Ecole pour les geeks

Jeudi 17 octobre 2013

L’entrepreneur autodidacte Xavier Niel  fait un triste constat de notre système éducatif et décide avec Nicolas Sadirac de créer une école différente et entièrement gratuite.  Il déclare : “Je travaille dans l’Internet depuis 20 ans. Et depuis 20 ans le principal problème de mon métier est toujours le même : Comment recruter des talents, comment trouver les développeurs dont nous avons besoin pour concevoir les logiciels qui vont nous permettre de créer des produits innovants.” Pour lui en France l’université est réservée à ceux qui ont les moyens, laissant de côté “un bon nombre de talents”. Son école 42 réservée aux geeks en tous genres évite cette ségrégation de base pour offrir après un tri sélectif sur d’autres critères cette fois-ci, une formation sur 3 ans pour 1000 autodidactes avec ou sans bac. Cela a un parfum made in USA c’est évident mais l’idée est séduisante. Xavier Niel investit dans ce projet quelques 70 millions d’euros sur 10 ans, même si les objectifs semblent désintéressés à priori, dans le fond ils ne le sont certainement pas tant que ça et alors ? Une chose est certaine, c’est une petite révolution qui va, espérons le, faire réfléchir nos grands nababs pédagogiques. Xavier Niel explique : “Nous ne voulons pas mener a un diplôme mais à un métier”. N’est-ce pas justement ce qui manque cruellement en France à ce jour à tous ces jeunes qui se sont sacrifiés pour avoir un diplôme comme autrefois on distribuait des médailles en Union soviétique. Une chose est certaine c’est porteur d’espoir et c’est donc plus que bien pour ce millier de jeunes qui seront choisis.

Dupontel a encore frappé, bilan, 9 mois ferme

Mercredi 16 octobre 2013

Pour son cinquième long métrage, Albert Dupontel fait un duo de choc avec Sandrine kiberlain dans 9 mois ferme. Ariane une jeune juge de la cour d’Appel de Paris aux moeurs strictes, une célibataire endurcie se retrouve enceinte, mais ne se souvient plus de rien.

Après une recherche de paternité il s’avère que le père n’est autre que Bob, un dangereux psychopathe, une criminel poursuivi pour une terrible agression. Que lui est-il arrivée ? Elle cherche à comprendre, nous aussi. Voilà c’est du Dupontel tout craché, qui sous-tend derrière un humour trash ses véritables obsessions comme : ” l’origine, l’hérédité, la paternité”.

Quand on sait qu’il fait jouer son mentor, le Monty Pytbon Terry Gilliam on peut déjà mesurer comment le réalisateur a choisi de croquer un monde souvent injuste, dont il vaut mieux rire que pleurer.

C’est un festival au niveau du casting. Albert Dupontel s’entoure pour cette création, courte et efficace comme un éclat de rire, d’une équipe d’habitués comme Yolande Moreau qui joue sa mère dans le film. Voilà un film qui est fait par un esprit indépendant  et vif plein d’inventivité qui tisse là comédie et  tragédie comme il l’a fait de son rôle clownesque face à celui d’une juge incarnant  la rigueur. En fait tout est dit dans le titre du film, 9 mois ferme. L’absurde ici est à son comble aussi faut-il consommer sans modération quand s’est fait avec autant de talent.

Une défaite difficile à digérer

Mardi 15 octobre 2013

Dès l’annonce des premiers résultats des primaires à Marseille, Marie-Arlette Carlotti crie au scandale.  La ministre en lice déclare  dès 20h30 : «Nous avons assisté aujourd’hui au fonctionnement à plein régime du clientélisme, en toute impunité». Difficile de se sentir exclue alors que l’on se sentait peut être choisie en haut lieu. Est-ce pour cela que Marie-Arlette Carlotti était contre le principe d’une primaire à Marseille ? Seulement voilà, le résultat est là, la ministre déléguée aux handicapés et à la lutte contre l’exclusion, est éliminée dès le premier tour.  C’est à croire qu’être ministre ne suffit plus, mais en d’autres temps et d’autres partis, primaires ou pas, les choix pour les municipales sont ceux de la proximité contre la centralisation dictatoriale des partis.

Une des principale visée par la ministre est bien entendu celle qui a crée la surprise en finissant première de ce premier tour. Elle accuse Samia Galhi d’avoir fait circuler des minibus pour faciliter le vote des électeurs, et parle même d’une «organisation para-militaire». La ministre, pleine de dépit, alors par défiance fait  front commun avec le rival de Samia Ghali, le député Patrick Mennucci qui arrive second avec un retard de 1000 voix, et appelle à voter pour lui au second tour.  Pour conclure le président de la haute autorité des primaires du PS, Jean-Pierre Mignard, a déclaré  qu’il n’y avait pas eu de faute grave. Affaire à suivre, mais Samia Ghali n’a certainement pas dit son dernier mot.

Vettel toujours, mais pas encore champion du monde et pourtant !

Lundi 14 octobre 2013

Dimanche sur le circuit de Suzuka, Sébastien Vettel a remporté le grand prix du Japon. Irrésistible le pilote Allemand, depuis le grand prix de Belgique, est vainqueur pour la cinquiėme fois consécutive d’un grand prix de formule un. Une nouvelle couronne échappe encore au triple champion du monde qui a maintenant 90 points d’avance sur son principal rival Fernando Alonso qui a fini 4 iėme.

Il faudra donc attendre le 27 octobre prochain dans la banlieue de New Delhi le grand prix d’Inde, pour que Vettel triomphe s’il conserve au moins 75 points sur le second. A signaler aussi la belle performance de Romain Grosjean sur sa Lotus Renault qui termine sur le podium derrière les deux Red Bull de Vettel et de Mark Webber.  Le jeune prodige Allemand était encore une fois le plus fort, il déclare avec passion quand on lui parle records :«Je n’aime pas les chiffres, j’aime les courses et les fans qui nous soutiennent». A priori voilà qui suffit !

Les bleus font un festival

Samedi 12 octobre 2013

Face à l’Australie, déjà qualifiée pour la coupe du Monde au Brésil, on retrouve  une équipe de France métamorphosée, qui semble tout à coup savoir jouer au foot.

Il faut dire que le match commence curieusement. Ribéry transforme un pénalty qui n’était que dans les rêves de l’arbitre portugais, mais cela déclenche une véritable frénésie face à la cage des Australiens. C’est alors un véritable festival. On a l’impression de retrouver des attaquants, enfin qui ne doutent plus. Giroux dépose un ballon lobé pied gauche dans le but adverse avec délicatesse . Mais il remettra ça bientôt pied droit sans bavure. Le parc des Princes exulte. Nous avons l’impression de rêver et que rien ne peut arrêter cette machine qui parait enfin bien huilée. Ribéry distribue les ballons et les attaquants marquent que veut-on de plus, nous profitons de l’instant. Cabaye conclue e 4 ème but en moins de 30 minutes, c’est incroyable.

Deschamps face à l’avance décide  de faire rentrer à la deuxième mi-temps une grande partie du banc. Il y a un flottement évident, on a très vite l’impression que ce moment de grâce est fini. Pourtant nous verrons encore deux buts, une de Debuchy et même un de Karim Benzema  qui l’eut cru. C’est donc après 1222 min de jeu sans but en bleu que Benzema met fin à une véritable malédiction. Le public scande son nom pendant quelques minutes, il les salue sous les ovations. Il semble qu’une époque douloureuse prenne fin pour Benzema mais aussi pour les bleus qui ont produit face à des Australiens déconcertés leur meilleur jeu. Il restera maintenant à concrétiser cette mutation mardi soir  contre la Finlande. Reprendre confiance est déterminant, cela sera-t-il suffisant.

Vendredi 11 octobre 2013

Le 11 décembre 1930 est né Jean-Louis Trintignant

Malala obtient le Prix Sakharov

Vendredi 11 octobre 2013

En lice pour le prix Nobel de la Paix qui sera décerné aujourd’hui, la jeune pakistanaise Malala Yousafzai a dès à présent reçu hier le prestigieux Prix Sakharov de la part du Parlement Européen. Pour Malala l’actualité est à son comble, puisqu’elle vient de faire paraître  mardi 8 octobre un livre.  Aujourd’hui âgée de 16 ans elle veut consacrer sa vie au combat pour l’éducation des filles au Pakistan. Elle vient de déclarer à la BBC : “Plus tard, je serai une femme politique. Je veux changer l’avenir de mon pays et rendre l’éducation obligatoire”. Celle qui dit s’inspirer de la vie de Martin Luter King ou de Gandhi suit aussi les traces de son père Ziauddin, militant anti Taliban qui a fondé près de 500 écoles privées. Après la tentative d’assassinat de Malala en 2012 qui indigna le Pakistan et le monde entier, cette jeune fille est devenue une véritable icône face au décret religieux des Talibans qui en janvier 2009 interdisait l’école aux filles. Son premier discours après sa guérison elle le réserve au Nations Unis où elle lance un appel aux gouvernements “à assurer une éducation libre et obligatoire à chaque enfant dans le monde”. “Un enfant, un enseignant, un livre et un stylo peuvent changer le monde”. Voilà un destin bien fragile qui s’est forgé sous les balles des extrémistes mais qui a une volonté de fer.

Ceux qui l’aiment prendront le train

Mercredi 9 octobre 2013

Il fut l’homme de tous les fronts que ce soit cinéma, théâtre ou opéra, toujours là où on ne l’attendait pas. Il a passé sa vie à courir pour créer sans cesse menant souvent plusieurs projets en même temps. Découvrant le théâtre au lycée, il disait : “J’étais fermé, dur, agressif. Le théâtre m’a aidé à vivre” . Il comprendra bien vite que ce qui le passionne le plus c’est la mise en scène. Ce jeune prodige crée un théâtre à la fois violent et somptueux aux mise en scène sans pareil. A seulement 22 ans il devient directeur du théâtre de Sartrouville. Il voit grand et veut un théâtre qui va dans les écoles, les usines, pour cela il ne lésine pas sur les moyens jusqu’à la faillite. Chéreau quitte la France et mettra 15 ans à rembourser les dettes de ses deniers.

Il triomphera en Italie avant de rejoindre Roger Planchon au TNP de Villeurbane. Pour simplifier à outrance, on peut dire qu’il fit de sa vie un coup  théâtre permanent qui inspirera souvent sa création. C’est au moment où il préparait son exposition et deux mise en scène pour le Louvre qu’il apprit qu’il était malade. C’est un peu comme si la boucle était bouclée, car c’est justement dans ce Musée qu’il se forma à l’art qui allait nourrir sa vie. Quel curieux raccourci !