Archive pour la catégorie ‘Nalair’

Rencontrer l’univers d’Edward Hopper

Vendredi 7 décembre 2012

Peut être n’avez-vous pas encore vu la rétrospective d’Edward Hopper au Grand Palais qui a ouvert ses portes le 10 octobre dernier, avec une affluence record de plus de 5000 visiteurs le premier jour. Rassurez-vous, il vous reste jusqu’au 28 janvier pour aller découvrir les 164 œuvres présentées dont 124 peintures, aquarelles, gravures et illustrations. Ce qui rend si exceptionnel cet événement c’est que pour la première fois à Paris une exposition regroupe l’essentiel des oeuvres d’un des peintres américains les plus connus. C’est l’occasion unique de se confronter aux originaux d’une peinture si souvent reproduite sur de multiples supports. Didier Ottinger, commissaire de l’exposition écrit : c’est “un peintre à la fois réaliste et abstrait”. C’est en effet très réaliste dans le dessin de décors souvent vide ou la lumière reste “le fil conducteur de son œuvre”. On a le sentiment que ses tableaux ont été peints un dimanche pendant la messe. Il fixe comme personne la solitude et même si un couple ou plusieurs personnes se côtoient sur une toile, chacun reste statique, figé dans sa bulle. C’est un curieux sentiment d’assister à la démonstration d’une peinture noire dans une débauche de couleurs. Pour conclure laissons la parole à Edward Hopper qui disait de sa peinture :” Je crois que l’humain m’est étranger. Ce que j’ai cherché à peindre…c’est la lumière du soleil sur la façade d’une maison”.

Raoni, combat de la plume contre le vent

Jeudi 6 décembre 2012

Raoni, âgé de 82 ans, n’a pas hésité à quitter les Kayapos au Brésil  pour tenter une ultime fois, après 30 ans de lutte,  d’attirer l’attention de l’Europe et du monde sur la cause de son peuple, mais aussi sur l’avenir écologique de la planète qui se joue actuellement en partie, en Amazonie. Sa campagne  “Urgence Amazonie” est un nouveau cri d’alarme contre la déforestation massive, la perte de la biodiversité  et la construction du barrage Belo Monte. Soutenu par de nombreuses personnalités, comme Sting, le Prince Charles ou Nicolas Hulot au travers de sa fondation, il est évident que Raoni parle une autre langue, celle des civilisations vouées à être sacrifiées sur l’hôtel du profit. Il nous parle d’arbres, de poissons ou d’oiseaux et non d’Iphones, de tablettes, d’aéroport ou de centrale nucléaire dernière génération. C’est le pathétique combat de la plume contre le vent qu’il mène avec bravoure dans un monde qui lui est en tout point hostile.

Un vieux couple se réconcilie sur la toile

Mercredi 5 décembre 2012

Près d’une décennie après le premier volet de : Mais qui a tué Pamela Rose ? Kad Merad et Olivier Baroux se retrouvent dans la peau des deux policiers incompétents et totalement has-been, Bullit et Riper pour un second film,  Mais qui a re-tué Pamela Rose?  Voilà que le couple, qui a déjà vingt ans d’âge, a décidé non seulement de jouer, mais aussi de réaliser ce deuxième opus. Pastiche, pantalonnade, absurde à gogo mêlé d’un zeste de pipi caca. C’est une franche déconnade,  et on a l’impression que les deux vieux complices se sont offert un long métrage pour Noël.  À priori les auteurs se sont bien amusés à le réaliser et à le jouer, ce qui est déjà pas mal. Ce type de comédie burlesque et absurde à la française a ses fans. Ça ne se commande pas, on aime ou on déteste. L’avantage de ce type de film, c’est qu’il est fait au mieux pour rire un bon coup et qu’ il n’est surtout pas fait pour vous faire réfléchir. Pour pas mal, c’est déjà que du bonheur. Pour les irréductibles et les nostalgiques du duo, c’est immanquable bien entendu.

Peut-on faire confiance à Mittal ?

Mardi 4 décembre 2012

L’annonce de Jean-Marc Ayrault de faire une nouvelle fois confiance à Mittal a eu l’effet d’une douche froide, pas seulement pour les syndicats et tous les employés de Florange mais aussi certainement pour Arnaud  Montebourg. Très vite les médias parlent de désaveux du ministre du Redressement productif qui s’était très fortement impliqué auprès des salariés, annonçant même la possibilité d’une nationalisation temporaire avec un repreneur en vue.

Il n’y a pas de fumée sans feu, l’incendie a bien été allumé par Jean-Marc Ayrauld quand, sans citer l’action de son ministre, il a annoncé une toute autre stratégie dans la résolution du cas Mittal. Reçu à l’Elysée, Arnaud Montebourg menace de démissionner et c’est François Hollande qui joue alors le rôle du pompier de service. S’en suivra, un communiqué, loin d’être spontané, du chef du gouvernement, notant le rôle essentiel, pour ne pas dire déterminant, qu’à jouer le Ministre du Redressement pour trouver un accord avec l’aciériste. Il est tout de même regrettable qu’un dossier dont est loin de connaître l’épilogue exacerbe les querelles intestines au sein du gouvernement. Quant à Mittal, il garde toutes les cartes en main et n,’est certainement pas une promesse non tenue près, au regard du passé.

Il range son bateau

Lundi 3 décembre 2012

Tony Estanguet est comme l’on dit un célèbre inconnu, une référence dans son milieu, le canoë kayak. Il est vrai que ce n’est ni le rugby,  ni le basket et encore moins le football, alors on n’en entend parler que lors des JO depuis 1972. Le jeudi 29 novembre, le départ à la retraite du porte drapeau de cette discipline est passé  relativement inaperçu. Pourtant ce sportif détient le grand palmarès du sport français et pas moins de trois titres olympiques. Le fait que ce sport soit peu médiatisé entraine comme corollaire  un manque cruel de sponsors, hormis EDF, critiqué par les puriste. Tony Estanguet était jusqu’à ce jour le seul médiatiquement connu, grâce à un palmarès hors du commun et son départ pose un véritable problème pour l’avenir de la discipline sur les médias. “Je range mon bateau ” dit-il en écrasant une larme sur sa joue. L’émotion était à son comble dans ce microcosme sportif.  Saluons le départ de celui qui est considéré dans ce milieu comme le plus grand pratiquant de tous les temps, pour lui une page se tourne mais nous ne doutons pas qu’il saura écrire la prochaine avec tout autant de talent.

Les images de la semaine selon Nalair

Dimanche 2 décembre 2012

Larry Hagman dit JR quitte ce monde impitoyable

François Chérèque quitte la présidence de la CFDT

Mahmoud Abbas obtient pour la Palestine un vote historique à l’ONU

Vote historique à l’ONU

Samedi 1 décembre 2012

Cela n’avait échappé à personne,  il y a tout juste 65 ans, jour pour jour, que l’Assemblée générale des Nations unies avait adopté la résolution 181, qui séparait la terre de la Palestine historique en deux Etats et ce fut « le certificat de naissance d’Israël».  Après ce rappel  en préambule au vote, Mahmoud Abbas a déclaré : «L’Assemblée générale est sollicitée aujourd’hui pour accorder un certificat de naissance de la réalité de l’État de la Palestine ».  Le jeudi 29 novembre, la Palestine obtient le statut d’Etat non membre observateur à l’ONU.  C’est avant tout une victoire diplomatique et symbolique. Le chef de l’Autorité palestinienne s’engage à relancer le processus de paix gelé depuis deux ans immédiatement après l’adoption du texte. Ramallah, siège de l’autorité palestinienne,  est en liesse. C’est avant tout un bon point pour Mahmoud Abbas qui devient leur héros d’un jour, ce qui lui permet d’espérer reprendre la main face au Hamas.

La France se zlatanise

Vendredi 30 novembre 2012

A peine arrivé en France, voilà que Zlatan Ibrahimovic fut « guignolisé » et l’on inventa pour lui le verbe “zlataner” qui se propage sur l’Internet  dans de nombreux sketches fort drôles.  Le fait qu’il ait châtié l’Angleterre, ennemi ancestral des français, par 4 buts dont un retourné de légende, le promeut irrémédiablement au titre de héros national. Il déclare du reste : « J’aime humilier mon adversaire, ça fait partie de ma conception du jeu.».  Comment se fait-il que la France, elle qui n’aime pas les gagnants, se met  à aduler un géant riche, sauvage, arrogant et mégalo ? Curieuse sensation entre dégoût et fascination de l’argent dans le football qu’il personnalise. « Le PSG aura une star internationale » avait dit Nasser al Khelaifi, et c’est lui, au grand dam des ego de ses partenaires. Sous peine de déclencher son courroux, tout le monde doit lui passer les meilleurs ballons pour qu’il marque autant des buts que les esprits. Le géant suédois dit du reste : « Zlatan ne joue pas au PSG, ce sont les joueurs du PSG qui courent autour de Zlatan ».  Mr Roux philosophe de son état n’hésite pas à dire, dans un excellent article de Claude Askolovich publié dans Marianne, qu’ « il est l’orgasme du match ».  Au moment où le PSG se fait éliminé par St Étienne, on se sent presque frustré de ne pas voir Zlatan écraser ses adversaires à coups de talons.

Une fille prometteuse

Jeudi 29 novembre 2012

Sur nos écrans cette semaine, Mauvaise fille, premier film de Patrick Mille d’après le roman autobiographique et éponyme de Justine Lévy. Si l’acteur, adaptateur scénariste Patrick Mille est passé à la réalisation c’est qu’il est fort impliqué par cette réalisation puisqu’il est le compagnon de Justine Lévy avec qui il a cosigné le scénario. Ce roman qui avait concouru pour le prix Goncourt en 2009 s’est vendu tout de même à près de 130 mille exemplaires. Autre première, le premier rôle est interprété pas Azia Higelin qui change de scène avec un naturel bluffant. La fille de Jack Higelin plus connue pour ses performances musicales, ce qui lui a valu Victoires de la musique cette année, est certainement la vraie révélation de ce long métrage. La jeune fille de 22 ans annonce la couleur : ” Je suis dans le camp de la vie. Il vaut mieux exploser que s’étioler”. Une des scènes phare de cette performance, face à  Carole Bouquet, une vieille routarde du 7 e art qui joue sa mère, est certainement la scène de l’accouchement. Voilà un film à découvrir qui aborde un sujet grave,  l’opposition de la vie à  la mort et celui d’une mère à sa fille.

Encore un mauvais coup de JR

Mercredi 28 novembre 2012

Après 13 saisons et 356 épisodes tournés de 1978 à 1991, Larry Hagman avait repassé son costume de méchant l’an dernier avant de tirer sa révérence à l’âge de 81 ans des suites d’un cancer de la gorge. Pour tout le monde il avait été une figure incontournable du petit écran, ce qui lui avait barré l’accès à tout autre rôle au cinéma. Il était JR Ewing, le fourbe, qui avait su dès les premiers épisodes rendre son rôle incontournable, grâce à son côté décomplexé, sa stature  et  son autorité naturelle. Larry Hagman était dans la vie tout aussi excessif, surtout lorsqu’il s’agissait d’alcool, buvant lors du tournage 4 à 5 bouteilles de champagne sans compter les cocktails divers de fin de journée, mais comme tous les gros buveurs sans le moindre signe d’ébriété. Pourtant cela lui avait valu déjà un cancer du foie et la nécessité d’une greffe. Linda Gray, alias Sue Ellen dans la série, sa meilleure amie dans la vie, parle de lui avec beaucoup de tendresse en disant :”Le monde était plus lumineux grâce à lui”. Plus de 350 millions de spectateurs dans le monde connaissaient sa silhouette flanquée d’un steson, et c’est peut être pour cela que ses cendres seront répandues, un peu  partout dans le monde, par son fils qui voyage beaucoup. Voilà encore une démesure qui lui aurait beaucoup plu. Pour ceux, trop jeunes, qui n’ont pas connus l’affreux JR, ils pourront bientôt le découvrir dans la nouvelle série qui a déjà fait 17 millions de spectateurs en 2012. Il ne restera plus qu’à imaginer pour la saison 2 de Dallas, tournée actuellement, comment faire mourir l’inoxydable JR une deuxième fois pour de faux. Quel monde impitoyable où même les êtres les plus monstrueux finissent par mourir !