27 octobre 2010
C’était couru, on l’attendait, et bien ils l’ont fait Adapté du livre de Ben Mezrich, “The accidental Billionaires”, titre en France “La revanche du solitaire”, d’après un scénario d’Aaron Sorkin, sort sur vos écrans The social network, huitième film de David Fincher. Ce film retrace l’incroyable et planétaire histoire de la création de Facebook par Mark Zuckerber. Comment un jeune looser, largué par sa copine un soir d’octobre 2003, devient en 6 ans le plus jeune milliardaire du monde et celui qui détrôna Bill Gates. Très pragmatique, la machine hollywoodienne a la formidable capacité d’exploiter et de surfer sur ce qui plait à la majorité. La recette a fait ses preuves, pourquoi l’amender. Voici fabuleusement illustrée, la capacité qu’a un être humain de créer l’outil qui modifiera à terme le comportement de ses condisciples. C’est bien entendu une promotion non voilée du rêve américain, une manière de redorer son blason, lui qui a tendance trop souvent à virer au cauchemar.
Tags: Bill Gates, David Fincher, le Facebook, Mark Zuckerber
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26 octobre 2010

Le compte n’est pas bon, mais l’ardoise est salée. Alors que la jeunesse est plus que jamais dans la rue, qu’une bonne majorité des citoyens refuse cette réforme, la trouvant injuste, la machine s’affole et passe en force. Nous ne sommes pas à l’ère de la négociation, c’est une chose en France que nous ignorons. Il semble que seule la grève dure puisse entamer un semblant d’échange entre le gouvernement et le peuple, et à ce jour, rien de déterminant. Contrairement à de nombreux pays européens qui négocient puis agissent, on voudrait nous faire croire qu’en France il vaut mieux agir au plus vite et négocier éventuellement après, foutaise! Facile ensuite de brandir la facture. François Baroin déclare : “ça commence à coûter cher, c’est une crise dont la France n’a pas les moyens de se payer le luxe”. Si la facture des grèves et des deux semaines de blocages s’élève d’après la ministre de l’Économie Christine Lagarde, à un montant “entre 200 et 400 millions d’euros par jour”, à qui la faute ? Est-ce là le coup de l’entêtement imbécile de français qui de toute manière paieront la note ? Non, c’est surtout et avant tout, la facture du désespoir de ne pas être compris ni entendu.
Tags: Christine Lagarde, François Baroin
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25 octobre 2010
L’ un des politiques de gauche les plus controversés, cet éternel trublion vient de s’éteindre dimanche des suites d’une crise cardiaque. Des hommages en demi-teinte, saluent celui qui a souvent défrayé la chronique par ses écarts de langage. Cet ancien maoïste fut maire de Montpellier de 1977 à 2004 puis président de la Région Languedoc-Roussillon récemment réélu malgré l’opposition du PS qui l’avait exclu de ses rangs dès 2007 pour ses dérapages verbaux. Du reste sa fronde vis à vis de l’intelligentsia du PS n’est pas récente, puisque sa mésentente avec François Mitterand l’avait privé de toute ambition nationale. Pourtant Hélène Mandroux, maire de Montpellier et ennemie d’hier n’hésite pas à rendre à Jules ce qui appartient à César à ce spécialiste du droit romain, en lui rendant hommage. Elle affirme que c’est lui qui a créé le slogan ” Montpellier la surdouée, et permis à Montpellier de prendre le statut de capitale régionale”. Il a élevé Montpellier au rang de la huitième ville de France et il restera certainement comme un des grands bâtisseur et un visionnaire pour la cité.
Tags: François Mitterand, Hélène Mandroux, Montpellier
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23 octobre 2010

Comme l’on dit souvent, on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. Il semble que ce soit de plus en difficile de le faire aussi, de n’importe qui. Les politiques ont de plus en plus de mal à accepter que l’on rit ou que l’on sourit d’eux, mais l’ont-ils vraiment accepté un jour ? Bien entendu on ne parle pas de censure dans le pays des droits de l’homme, mais alors comment peut-on qualifier cette nouvelle ingérence dans le cadre du tournage de l’équipe du grand journal ? La presse a de plus en plus de mal à faire son travail sereinement, gage d’une démocratie en bonne santé. Actuellement soit elle se fait tabasser, il y a peu lors des dernières manifestations, soit elle se fait intimider, dans ce nouveau cas, c’est aussi évident que consternant. Il est de plus en plus flagrant aussi que les humoristes sont devenus les têtes de turc du pouvoir politique. Les affaires Guillon, Porte pour ne citer qu’elles montrent l’évidence des pressions que subissent les humoristes à tous les niveaux. Yan Barthes l’a dénoncé avec encore une fois beaucoup d’humour et d’irrévérence, mais pendant combien de temps pourra-t-il encore le faire ? Sous couvert de la raison d’Etat, petit à petit la démocratie perd pied, la désinformation règne sans partage et çà c’est du sérieux.
Tags: Canal +, la Censure, la Presse, le petit journal, Yan Barthes
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22 octobre 2010
Voilà déjà six jours d’action, c’est l’heure de choisir une stratégie commune pour tenter de donner une suite à ce mouvement, mais voilà l’intersyndicale est divisée. Malgré les divergences, tout le monde voudrait bien préserver l’élan populaire. Pour Annick Coupé (Solidaires), “Les gens ont l’air de s’organiser…Personne n’est dans l’état d”esprit de dire : c’est fini”. Selon un sondage BVA, 59% des Français interrogés sont favorables à poursuivre l’action syndicale après le vote imminent du texte. Autre paramètre à prendre en compte, et pas des moindres, les vacances qui approchent. Nous savons bien qu’elles sont souvent des coupe-feux contre les actions revendicatives qui à terme mute en coupe-coupe. Pour le gouvernement le temps peut jouer en sa faveur, émoussant puis désarmant cette fronde. Il attend certainement avec impatience ces congés de la Toussaint. Le Sénat examine actuellement le projet de loi dans une ambiance tendue. Sachant que la CFDT est le syndicat le plus ouvert au dialogue, le gouvernement tente une éventuelle approche en parlant de la mise en place d’une retraite par points, cheval de bataille de ce syndicat. La manœuvre est, bien entendu, de tenter de créer une brèche dans le front syndical commun. La ficelle semble trop grosse pour duper Jean-Louis Malys, le M retraite de la CFDT, qui n’a pas oublié les dégâts dans les rangs du syndicat lors de son ralliement à la réforme 2003. A voir maintenant si l’ histoire va être prise de bégaiements ou si elle va faire preuve enfin d’originalité.

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21 octobre 2010
Les affaires de dopage se suivent et se ressemblent. C’est à croire, qu’en tout champion il y a un dopé qui sommeille, se désintoxique ou s’ignore. Que ce soit en tennis, en cyclisme en athlétisme et cette fois-ci en natation, pour être sur la première marche du podium, faut-il se doper ? On peut se demander si le nombre d’affaires qui défraient la chronique découle d’un meilleur contrôle ou d’une généralisation du dopage dans notre vie quotidienne. Dans l’affaire Bousquet, comme ce fut le cas pour Contador ou bien Gasquet qui avait, il y a peu, franchi la ligne blanche,chaque défense semble attester que c’est actuellement un véritable casse-tête, pour ne pas dire un art, quand on est sportif de haut niveau, d’éviter les produits dopants. Ces derniers se généralisent à tel point qu’ils se cachent même dans la viande d’animaux dopés qui, bien évidemment, s’ ingèrent à l’insu de notre plein gré et du leur. Cela sous entend que pour assumer notre quotidien, tout en chacun est en permanence un dopé qui s’ignore. Bientôt pour faire du sport de compétition, il faudra s’entrainer certes, mais surtout cesser d’être accro à tous les médicaments en libre circulation ou qui la favorise. Tous ces produits qui nous permettent d’ être plus performant, de nous soigner pour vivre et travailler plus, sans avoir besoin d’une inacceptable retraite. Si nous poussons le raisonnement à l’absurde, rien ne sera plus naturel que de se doper, seul bémol, pour faire du sport il sera interdit de se faire prendre, faute d’être capable de se sevrer.
Tags: Bousquet, Contador, Gasquet
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20 octobre 2010
Celui qui se vouer à devenir cavalier doit renoncer à ses rêves après une mauvaise chute à l’âge de 18 ans et décide de faire le cour Florent. Quelques années après, le voilà aussi à l’aise devant que derrière la caméra. Guillaume Canet avec Les Petits Mouchoirs vient de signer son film le plus personnel. Il avoue, durant le tournage ” J’ai été assez obsessionnel, leur demandant de suivre à la virgule près ce que j’avais écrit, imaginé. Je n’ai jamais fait un film avec autant de passion”. Quand il dit leur, il parle des acteurs, ses amis d’aujourd’hui à la ville qui jouent en fait, les amis d’hier. Un vieux rêve, faire un film de potes comme les Copains d’abord (1983) de Lawrence Kasdan ou Un éléphant ça trompe énormément d’Yves Robert (1976). Et bien ses potes, ils sont venus ils sont tous là, Jean Dujardin qu’il connait depuis le CM1, François Cluzet et son épouse Valérie Bonneton, Benoît Magimel et bien entendu sa compagne Marion Cotillard. Il avait tout d’abord écrit le rôle d’Antoine pour lui et en définitif il l’offre à Laurent Lafitte, après avoir vu son spectacle.Tellement investi dans ce projet, dès l’écriture du scénario Guillaume Canet a souffert d’une paralysie faciale. Rien n’est laissé au hasard, il pousse le vice jusqu’à réunir tout le casting pendant 5 jours, bien avant le tournage, pour que les acteurs se familliarisent avec les lieux comme s’ils y avaient passé déjà des vacances. Souhaitons pour lui maintenant d’avoir un retour digne de son investissement.
Tags: Benoît Magimel, Guillaume Canet, Laurent Lafitte, Lawrence Kasdan, le cour Florent, Marion Cotillard, Valérie Bonneton, Yves Robert
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19 octobre 2010

La Belgique connaît depuis 2007 une crise politique ininterrompue. Elle semble plus que jamais dans une impasse, après les déclarations dominicales de Bart De Wever, leader de l’Alliance flamande (An-Vapar). Le roi Albert II l’avait missionné, en tant que grand vainqueur des élections du 13 juin, pour trouver une issue au blocage et former un gouvernement. Ses propositions d’une plus grande autonomie fiscale des régions et de la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde, réclamée par la partie néerlandaise majoritaire du pays, ont été rejetées parla communauté francophone. Sur un ton taxé par l’opposition de “provocateur”, Bart De Wever a bien fait comprendre que son offre était à prendre ou à laisser. Le Parti socialiste, premier parti francophone a “exprimer sa déception”. Pour lui ainsi que pour le CDH, le parti centriste, ce texte risque à nouveau “d’accroître les tensions”. Les dissensions entre néerlandophones et francophones menacent de plus en plus l’unité du royaume. Au final et face à cette situation qui s’envenime, le roi devra certainement convoquer de nouvelles élections législatives.
Tags: Bart de Wever, Bruxelles-Hal-Vilvorde, l'Alliance flamande (An-Vapar), La Belgique, Le Parti socialiste, Le roi Albert II
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18 octobre 2010

Voilà une première, une exposition qui durera du 15 octobre jusqu’au 6 février 2011 au Musée d’Histoire allemande de Berlin,celle de l’histoire d’une fascination et d’un aveuglement entre Adolf Hitler et le peuple allemand. L’historien Hans-Hulrich Tharner a voulu expliquer “les mécanismes d’adhésion, de mobilisation des masses, mais aussi l’exclusion, qui ont tissé la relation entre le Führer et la population.Voilà pour les allemands une manière d’interroger leur histoire et de tenter de comprendre comment, un inconnu jusqu’à 30 ans, a pu devenir le “sauveur”, l’homme providentiel, juste après le traumatisme de la crise de 1929. Selon le conservateur, “ses admirateurs n’étaient pas des gens qui avaient réussi”. La crainte vive d’une fréquentation en masse d’un public néo-Nazi, avait fait avorter précédemment une tentative d’exposition en 2003. Aussi aucune relique n’est visible, et le Führer, à l’instar du film “la chute”(2004, est présenté comme un médiocre, un raté. Même si une telle exposition n’est certes pas faite pour rendre hommage à Adolf Hitler,une crainte subsiste pourtant toujours de voir les vieux démons se réveiller.Cette exposition tente de prouver qu’Hitler n’était pas un accident de l’histoire mais qu’il a pu s’imposer parce qu’il y avait à cette époque là un terreau fertile. Voilà donc une courageuse initiative qui montre combien les allemands prennent en main leur travail de mémoire et n’hésite pas à s’interroger sur ce passé trouble qui fut pour bien des générations un plaie ouverte.
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