Audrey Pulvar en ligne de mire
Lundi 28 mai 2012
Voilà des mois que la chroniqueuse Audrey Pulvar fait polémique. De nombreux politiques de droite se sont plaints de son manque d’intégrité durant la campagne présidentielle. C’est à ce titre que dès l’annonce de la nomination de son compagnon Arnaud de Montebourg comme ministre, i TV puis France Inter se sont privés pour des raisons déontologiques des services de la journaliste. Olivier Malnuit exécute littéralement dans une lettre ouverte du Technikart de mai 2012 celle qu’il surnomme la “Robespierre à bigoudis” ou “la Pulvache”. Il la considère dans le feu de ses interviews plus thermidorienne et plus effrayante que les affreux Zemmour et Naullaud, pour le coup rabaissés à un piètre couple “de manchots de la guillotine”. Il raconte comment elle décapite par des jugements dignes du Comité de Salut Public :” les puissants, la droite, les beaufs, les ploucs , les cons…tout ce qui bouge”. A force de bosser comme une damnée elle est devenue un bourreau du samedi soir. Du reste la polémique continue et les attaques sont redoublées pour que Audrey Pulvar quitte maintenant l’émission de Laurent Ruquier sur France 2. Déontologie, il semble que ce mot n’ait plus franchement cours et que l’on parle plus aisément de plan de carrière. L’affaire Pulvar n’a toujours pas fini de faire des remous et des vagues….



Dans l’affaire Clearstream, le monde judiciaire ne croit pas à la théorie du lapsus. Nicolas Sarkozy lors de son intervention aux journaux télévisés de TF1 et France 2, mercredi 23 septembre a employé le mot “coupables’ en guise de “prévenus”. Voilà, comme un homme prévenu en vaut deux les avocats de Villepin se sont mis en quatre pour faire connaître leur point de vue. Interrogé sur le procès en cours, le Président de la République a lâché qu’ “au bout de deux ans d’enquête, deux juges indépendants ont estimés que les coupables devraient être traduit devant le tribunal correctionnel”, faisant fi de la présomption d’innocence qui prévaut dans le système judiciaire français. Le chef d’État aurait-il fait cela sciemment ? En tant qu’avocat, même si c’est d’affaires, la ficelle est un peu grosse en effet. Nicolas Sarkozy a en outre déjà été au centre d’une polémique du même style lorsqu’il avait qualifié d’ “assassin” le tueur présumé du préfet Erigac, Yvan Colonna, avant sonprocès. Le mot “Karcher” n’était pas non plus un lapsus… Mathieu Bonduelle, secrétaire générale du syndicat de la magistrature (classé gauche) tranche lors d’une interview à 20 minutes.fr : “Les mots ont un sens en matière judiciaire et il est bien placé pour le savoir”. Affaire à suivre !


