Archive pour la catégorie ‘politique’

La diversité n’est plus d’actualité

Mardi 27 décembre 2011

Il y a 5 ans Rachida et Rama Yade crevaient l’écran de l’équipe sarkozienne. De belles femmes typées pouvant affirmer que la diversité pouvait arriver au plus haut sommet de l’Etat, tout cela en fait n’était que poudre aux yeux. Depuis on a rien nettoyé au Karcher et la police tremble à Marseille entre deux règlements de compte, des zones de non droit pullulent mais tous les chiffres sont pipés comme ceux de la réussite de gens issus de la diversité. Déjà il faut qu’ils puissent demeurer en France parce que Mr Guéant s’occupe de charter de retour avec application. Rachida passée de Cosette à coqueluche des médias, n’est plus à ce jour en odeur de sainteté tout comme Rama Yade, jugée trop rebelle, pas assez suiveuse pour les instances de l’UMP. Rachida se bat et fait de la résistance contre le parachutage’ en force de Fillon qui veut devenir député dans une circonscription sans galère. Pas de chance pour la maire du V’” arrondissement qui fulmine pour ne pas disparaitre. Son père l’avait prévenu :” tu vas prendre des coups. Tu vas tomber. Elle le sait et va se battre pour ne pas se fare voler les bijoux de famille.

Le centre est bouché

Mardi 29 novembre 2011

Il ne manque pas de futurs présidents qui veulent tenter un hold up au centre droit. Que ce soit  François Bayrou, Hervé Morin ou Villepin, ils sont venus ils sont tous là pour plomber en quelque sorte la majorité présidentielle et le modèle unique proposé par l’UMP. L’appétit politique est plus que jamais présent au centre, qui n’a pas fait ses primaires. Le Modem ne représente pas une grosse force ,mais peut faire pencher la balance de ses élections. Plus étonnant François Hollande se dit près à intégrer le plus crédible d’entre eux, c’est à dire pour l’instant encore François Bayrou dans son gouvernement si celui-ci appelle à voter pour lui au second tour. Villepin attend pour se prononcer.La candidature d’Hervé Morin, taxé de 1 à 2% par les sondages, n’a pas manqué de faire sourire. Les ambitions sont intactes, mais la réalité est tout autre. Comme très souvent nous allons, pour ces futures présidentielles 2012, nous retrouver dans un duel droite gauche, UMP, PS. avec tractation au second tour pour tenter de glaner quelques pourcentages qui feront toute la différence.

Joly entrée en campagne

Jeudi 24 novembre 2011

Une entrée en campagne fracassante de la candidate d’Europe Ecologie les Verts. Les désaccords avec le PS  atteignent leur paroxysme avec les déclarations inopinées et incontrôlables d’Eva Joly. Erreurs tactiques, elle se trompe de cible, et tape à bras raccourcis sur François Hollande refusant en un premier temps d’appeler au vote pour le candidat du PS au deuxième tour. C’est un véritable tollé au sein de sa propre équipe et son porte-parole Yannick Jadot démissionne. Il est certain que si la candidate des verts voulait, après son absence injustifiée,  créer un événement pour son retour, c’est plutôt réussi. Elle prête le flanc à l’UMP qui n’hésite pas à dire que ses jours sont comptés, voilà encore une chose à voir. Ceux qui dérangent, peuvent aussi créer souvent l’événement, mais peuvent-ils tenir dans le temps? Dans son propre camp,  elle ressemble pour l’instant à une furie incontrôlable, tout ce que l’on déteste dans les milieux huilés de la politique professionnelle, où rien n’est spontané mais tout est calculé. A suivre …

Vous avez dit fraude !

Mardi 22 novembre 2011

Tout le monde a certainement encore un petit souvenir de la déclaration de guerre à la fraude du président de la République à Bordeaux. Le côté moralisateur et les mots de voleur, fraudeur, criminel de l’es majesté.  Mais il semble qu’à petit, petite fraude et à gros, grosse fraude. Mieux diviser pour régner,une tactique déjà employée mille et une fois et qui semble en France un terreau fertile à la délation.  Le fraudeur c’est l’autre il va de soit, un peu comme en Grèce où personne ne veut payer d’impôts et tout le monde veut le beurre l’argent du beurre et le cul de la crémière. Cette nouvelle affaire parmi le serpent de mer Loréal  ne représente pas une île fantôme,  dont ne parle plus, mais seulement 100 millions d’euros, une goutte d’eau dans l’océan de la fraude des nantis qui préfèrent que ceux qui sont malades ne soient pas payé un jour de plus, que de jouer le jeu. Il faut dire que le même jour où l’on a supprimé le projet de taxe sur les hôtels de luxe les députés solidairement refusaient de céder 10% de la manne qu’ils s’étaient votés en augmentation. Tout va bien dans le meilleur des mondes, il est bien évident que ce sont les plus nombreux qui doivent payer pour les plus riches, et sauver l’Euro, les Banques, et puis quoi de plus?

Primaires socialistes, un premier tour plein de surprises

Mardi 11 octobre 2011

Les socialistes voient en ce premier tour des élections primaires du parti socialiste un véritable “succès historique”, puisque près de 2,5 millions de votants ont répondu présents. Harlem Désir salue la mobilisation, l’efficacité et la transparence de ce premier tour. Les résultats sont du moins pour les deux premiers et  les deux derniers dans la logique des sondages, mais voilà Arnaud Montebourg crée la surprise, et  Ségolène Royal sort de ce combat avec un nouveau revers cuisant. Le deuxième tour qui devrait celui qui va désigner le candidat commun ne sera pas si simple. François Hollande qui a fait toute la campagne en tête selon les sondages sera-t-il battu sur le poteau.. L’annonce du camp Valls  de rejoindre François Hollande au second tour va certainement donner un coup de barre à droite qui peut être fatal au député de Corrèze. Selon le porte-parole du PS et soutien de Martine Aubry Benoît Hamon, il y a “une certaine logique idéologique à ce que l’électorat de Montebourg se reporte naturellement vers Martine Aubry”. Arnaud Montebourg plus fine gâchette, ne se laisse pas prendre par le chant des sirènes et déclare fort à propos qu’il ne donnera pas de consigne de vote. Il n’a pas perdu de vue que les candidats ne sont pas les détenteurs des voix et des reports quels qu’ils soient, et c’est aussi pour lui une astucieuse manière d’assurer ses arrières dans des tractations à venir. Certains électeurs vont s’abstenir et d’autres arriver, tout reste encore de l’ordre du possible. Malheureusement si durant cette semaine, les deux candidats creusent par trop leurs différences idéologiques et que le vainqueur ne gagne cette deuxième manche qu’avec une avance pas assez nette, quelle crédibilité aura-t-il par la suite, dans le véritable combat présidentiel?

Un refus d’obstacle pour Borloo

Jeudi 6 octobre 2011

Décidément cette présidentielle de 2012 va être pleine de rebondissements et de surprises. Nous en avons eu déjà pas mal avec la disparition prématurée de quelques leaders charismatiques. Ce fut tout d’abord DSK mis hors course après ses démêlés judiciaires, puis Nicolas Hulot qui est défait lors des primaires par Eva Joly et enfin Olivier Besancenot  qui préfère passer la main. Dimanche soir, l’atypique Jean-Louis Borloo à la stupéfaction générale, surtout des siens, à moins de sept mois du scrutin, annonce sur TF1 qu’il renonce à se présenter. Voilà que l’inclassable politique prend à contre-pied le centre-droit qui en avait fait son porte-drapeau. Mais que s’est-il passé ? Une chose est certaine, il a gardé sa décision secrète jusqu’au dernier moment, sans doute pour que l’on ne cherche pas à l’en dissuader. Certains parlent de “pressions”, d’autres de mains tendues de la part de l’UMP. Une chose est évidente, sa décision dans le camp de la majorité fut plutôt bien accueillie, à l’instar de Nicolas Sarkozy jugeant “plus courageux de renoncer que d’y aller”. Mais comme la nature politique a horreur du vide, on se bat déjà pour prendre le relai. A côté du président du modem, François Bayrou, “candidat naturel” du centre, Hervé Morin souhaiterait un rassemblement des centres, tendance droite. Comme cela on se demanderait pas vraiment pour qui ils rouleraient ? Mais Hervé Morin et ses proposition sont loin de faire un consensus  dans ses propres rangs.

Un socialiste au plateau

Lundi 3 octobre 2011

Seul candidat de la gauche, majoritaire d’une courte tête au Palais du Luxembourg, Jean-Pierre Bel , 59 ans, élu de l’Ariège  vient d’être d’accéder au “plateau”, nom donné  à une vaste estrade  d’où le numéro un du Sénat préside les séances. Le président a été élu par ses pairs sous la houlette d’un bureau provisoire composé du doyen d’âge du Sénat le communiste Paul Vergès assisté  des six plus jeunes sénateurs en tant que secrétaires.Elu sans surprise avec 179 voix contre 134 pour le président sortant UMP, Gérard Larcher, affaibli pour les 29 voix de Valérie Létard candidate du centre.  C’est le  premier président de gauche du Sénat sous la Ve République. Cet homme d’appareil, chef de file du groupe socialiste, est un illustre inconnu comme très souvent le sont, les présidents du Sénat. Il est connu par les siens pour gérer avec habileté les conflits dans les couloirs de la rue Solférino ou dans ceux du Palais du Luxembourg,  les deux favoris des primaires s’accordaient sur sa candidature, voilà une belle prouesse. En 2008 il avait déjà été opposé à Gérard Larcher, président sortant qui l’avait remporté par 173 voix après une primaire fratricide face à Jean-Pierre Raffarin. Voilà donc une bel revanche pour celui qui semble décidé à modifier l’image du Sénat.

L’UMP fait le ménage avant les sénatoriales

Vendredi 9 septembre 2011

Pour la première fois en 2011, les sénateurs, conformément à la réforme de 2003, vont se renouveler  par moitié, tous les 3 ans pour tenir compte de la réduction de neuf à six de la durée du mandat sénatorial. Les états majors mettent en place leurs stratégies et peaufinent leurs listes. Il s’agit de remettre tout le monde au pas et de broyer toute dissidence. C’est le cas de l’UMP pour qui ses élections sont cruciales. S’appuyant sur les statuts du parti, Jean-François Copé  a annoncé que tout membre de l’UMP engagé sur une liste dissidente serait immédiatement suspendu. Cet avertissement fait écho à la déclaration de Nicolas Sarkozy lors d’un petit déjeuner de la majorité : “Je condamne toutes les dissidences, y compris de gens qui osent se réclamer de moi”. Le message est clair à l’égard de Pierre Charon, ex conseiller et ami du Président de la République, qui mène une liste dissidente à Paris contre  la ministre des Sports , Chantal Jouanno. Ce qui a certainement décuplé les foudres élyséennes, ce sont les propos polémiques  de Pierre Charon, qui déclara,  en parlant de la tête de liste  qu’elle serait  ”forcément élue”, “qu’elle soit sur les tatamis ou au lit”. Même si l’ex conseiller dénonce “le détournement”  et “toute malveillance” de ses propos, disant “c’était moqueur mais pas malsain”. Ce déclarant toujours fidèle à Nicolas Sarkozy, il signe et persiste, démissionnant, comme il s’y était engagé, de ses fonctions auprès du ministre de la Ville et de la présidence du domaine nationale de Chambord. Voilà un autre épisode qui montre qu’il n’est plus aussi simple qu’en 2007, de faire marcher droit comme un seul homme sénateurs ou députés de la majorité.

Pour Tron ce n’est plus le pied

Mardi 21 juin 2011

Curieux concours de circonstance l’affaire Georges Tron est apparue en même temps que l’affaire DSK. Pour éviter le mélange des genres le gouvernement a accepté le 29 mai la démission de secrétaire d’État à la fonction publique. Souhaitant conserver sa mairie de Draveil, vendredi 17 juin au soir  Georges Tron s’est normalement présenté pour animer un conseil municipal. Mais voilà, le maire était attendu de pied ferme. La conseillère municipale du Modem, Fabienne  Sorolla, a mis les pieds dans le plat et a fomenté  une “pied-pride” avec le soutien du collectif Draveil Village, demandant tout simplement une mise à pied du maire. Deux pancartes orange avec des empreintes de pieds ont été déployées, et les antis et pros Tron se sont affrontés. Pour Georges Tron rien ne va plus, ce n’est plus deux mais trois accusatrices à ce jour. Une perquisition a eu lieu à la mairie, et l’ancien secrétaire d’État vient d’être placé en garde à vue lundi soir dans les locaux de la police judiciaire de Versailles. Tout compte fait, il s’avère que la pratique de la réflexologie ne soit pas franchement le pied pour Georges Tron.

Areva perd la tête

Samedi 18 juin 2011

Ce qui n’était jusque là que des rumeurs semblent se confirmer. Nicolas Sarkozy ne souhaitait pas qu’Anne Lauvergeon, dont le mandat s’arrête fin juin, se succède comme elle l’aurait espéré. Il aimerait voir nommer à sa place  Luc Oursel, directeur général délégué d’Areva, à la présidence du directoire. Ce que le président veut, dieu veut,  c’est alors que  Matignon vient de faire savoir qu’il soutenait Luc Oursel, une manière de remercier Anne Lauvergeon et d’officialiser politiquement ce choix. Du reste cette dernière a été convoquée pour bien mettre les points sur le i. “Atomic woman” n’est plus, puisqu’il suffit maintenant de l’approbation du conseil de surveillance pour entériner le choix Élyséen. Certaines mauvaises langues vont jusqu’à dire qu’Anne Lauvergeon paye de sa tête un choix fait par EDF contre l’avis d’Areva.  Anne Lauvergeon pourra dire “L’EPR m’a tué”.  Selon un communiqué de Matignon, “Luc Oursel sera notamment chargé  de mettre en œuvre un plan d’amélioration de la performance du groupe afin de renforcer sa compétitivité et de poursuivre son développement”. A priori, rien de va plus pour Anne Lauvergeon, les jeux seraient faits…