Articles taggés avec ‘Lambert Wilson’

Ils sont nés ou morts un 3 août

Dimanche 3 août 2014

L’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin est né le 3 août 1948 à Poitiers (Vienne)

L’ acteur français de cinéma et de théâtre, mais aussi à l’occasion un chanteur Lambert Wilson est né le 3 août 1958 à Neuilly-sur-Seine.

L’acteur scénariste réalisateur et producteur Mathieu Kassovitz est né le 3 août 1967 à Paris.

L’écrivain dissident Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne né le 11 décembre 1918 à Kislovodsk eet mort le 3 août 2008 à Moscou

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Que serait Cannes sans polémiques ?

Mercredi 14 mai 2014

C’est aujourd’hui l’inauguration du plus grand festival de cinéma au monde et c’est pour la première fois une femme réalisatrice, Jane Campion,  ayant obtenu la palme d’or avec La Leçon de Piano en 1993, qui sera la présidente du jury.

Pour cette 67e édition c’est le très classe Lambert Wilson qui sera maître de cérémonie succédant à la charmante Audrey Tautou.  Dans les choix du président Gilles Jacob et du délégué général du festival Thierry Frémaud de 28 pays sont représentés, dont 5 premiers films et  cette année pas moins de 15 femmes derrière les caméras. Il avait été fait lors de la précédente édition un véritable procès d’intention pour sexisme à cause du manque patent de réalisatrices dans la sélection officielle.

Mais que serait Cannes sans polémiques ? C’est donc dès la première soirée que le film Grâce Kelly d’Olivier Dahan, présenté hors compétition, défraye la chronique et fait déjà couler beaucoup d’encre. La famille Grimaldi ne cesse de protester contre la vision de la princesse donnée par ce film, qui ne sera pas programmé à Monaco.

Nicole Kidman déjà sur la croisette incarne  la grâce de celle qui fait encore rêver le cinéma et la croisette mais qui semble bien difficile à doubler.

La barbarie en 24 jours

Mercredi 30 avril 2014

Le mercredi même où sort le très attendu Spider man, qui sera certainement un des films chouchou de notre jeunesse, sortir un film qui rappelle  l’affaire Halimi est un vrai challenge pour ne pas dire un suicide. Alexandre Arcady, certainement conscient du problème, et toute son équipe n’ont eu de cesse que de faire une promotion tambour battant à propos de son dernier film,24 jours,  qui raconte d’après l’adaptation du livre de la mère de Iam Halimi, la barbarie dont fut victime un jeune juif  par le gang des barbares. Pas un plateau TV, pas un journal n’a échappé à l’explication en long en large et travers de l’importance pédagogique d’aller voir un tel film. Arcady, avec l’aide de ses réseaux,  a tellement bien ficelé l’affaire,  qu’il a été autorisé à tourner une partie de ce film au sein même du fameux 36 quai des orfèvres, ce qui est une première.  Mais ce n’est pas tout, il a pu aussi organiser une projection privée à l’Elysée  en la présence du président de la République en personne. La presse est dithyrambique, tout le monde est conscient de l’importance du message que véhicule ce long métrage . A priori tout semble fait pour que 24 jours connaisse un beau succès et pourtant ?  Alexandre Arcady raconte que déjà pour produire 24 jours, ce ne fut pas rose du tout.   Il n’arrivait pas à le financer, parce que tout simplement, ça n’intéressait pas.

Il est certain que face à Barbecue, la dernière ineptie de comédie à la française où s’est commis Lambert Wilson, qui doit avoir besoin d’argent, le choix risque d’être vite fait. Les hasards d’une programmation peuvent nuire gravement au succès d’un film, tout le monde le sait. Aussi faut-il quelques foi, faire un effort,  oser ce qui n’est pas prédigéré, ni édulcoré, ce qui peut vous mettre mal à l’aise, tout simplement  pour défendre ce qui fait encore notre diversité cinématographique,  cette fameuse exception française, pour qu’elle subsiste.

Un Cinéma à l’aveugle

Mercredi 7 mars 2012

Polar à la française avec deux excellents acteurs qui s’opposent dans un duo de haut vol. Troisième film mais aussi troisième thriller de Xavier Palud, A l’aveugle c’est l’histoire de la traque d’un serial killer, film dont le scénario est signé Eric Besnard qui n’est pas à son coup d’essai dans ce genre de cinéma. Lambert Wilson, pour interpréter au plus juste son rôle,  s’entraine  à jouer les non-voyants, durant trois mois, en compagnie d’une jeune femme qui apprend aux aveugles à se déplacer ou à lire le braille. Le metteur en scène a voulu qu’il s’exprime dans ce film d’une voix quasi monocorde. Face à lui, l’excellent Jacques Gamblin, égal à lui même dans le rôle du flic qui traque ce tueur implacable. Xavier Palud de retour d’Hollywood déclare contrairement à Los Angeles, “En France , j’ai eu la chance d’avoir affaire à de vrais producteurs?” Il rajoute en parlant de son film : ” Il était essentiel de valoriser le moteur que constitue ce duo de grands acteurs.” Si vous êtes fans courez y !

Imogène Frot Mc Carthery, de l’Exbrayat guignolisé

Mercredi 5 mai 2010

catherine-frotSi vous avez lu les romans policiers de Charles Exbrayat, vous connaissez déjà Imogène Mc Cathery, l’un de ses personnages récurrents. Le film est né d’une rencontre qui n’avait rien d’improbable entre les réalisateurs Alexandre Charlot et Franck Magnier, ancien auteur des guignols de Canal +, qui travaillent ensemble depuis 15 ans, et Catherine Frot. Ils étaient faits pour se rencontrer, puisqu’ils ont le même agent, ce qui est facilitateur. Catherine Frot interprète le trépidant personnage principal, haut en couleurs, qu’elle décrit ainsi : “Une vieille fille bornée, une Écossaise nationaliste qui déteste autant les anglais qu’elle aime le Rugby et le Whisky, une rousse qui est quand même assez dinguotte”. Cette adaptation très libre des romans n’est pas s’en rappeler celle d’Agatha Christie, interprétée par la même actrice. Pour Lambert Wilson, ce film est un clin d’œil à la comédie américaine qu’il affectionne tout particulièrement. Pour Catherine Frot, “Imogène Mc Carthery est un film à la fois cartoonesque et farcesque”. Voila qui n’est pas sans attraits ni piquant, une bonne manière de se dégourdir la rate au moment où la grisaille est de retour et que les nuages se font cendres.

Georges Wilson quitte la scène

Samedi 6 février 2010

georges-wilsonAprès la récente disparition de Pierre Vaneck, le théâtre est à nouveau en deuil. Le comédien et metteur en scène Georges Wilson, disciple de Jean Vilar et père de l’acteur Lambert Wilson, est décédé mercredi à l’âge de 88 ans. Il avait fait de nombreuses apparitions à la télévision, au cinéma, mais il était avant tout un grand homme de théâtre. Il avait dirigé le Théâtre National Populaire, TNP de Paris, de 1963 à 1972 et avait également été directeur artistique du théâtre de l’Oeuvre de 1978 à 1995. Micheline Rozan, co-directrice du Théâtre des bouffes du nord évoque “un merveilleux comédien. Il était bougon et exigeant mais jamais méprisant avec les gens, ce qui est parfois le cas avec les grands acteurs.” En 2008, son fils l’avait mis en scène dans “Bérénice”. Malade mais “encore en activité à l’automne dernier dans Simplement compliqué de Thomas Bernhard, sorte de testament, il s’est mis en scène dans le rôle d’un vieil acteur. Accro à la scène et actif jusqu’au bout, il tire sa révérence à peine sorti des planches.