Archive pour la catégorie ‘cinéma’

Sylvie Testud réalise La vie d’une autre

Mercredi 15 février 2012

Sylvie Testud n’a donc jamais fini de nous étonner . Nous la connaissions comédienne de grand talent, mais c’est qu’elle est en plus auteur, dialoguiste, scénariste, chef monteur et voilà qu’elle réalise son premier film La vie d’une autre. Et bien évidement cette cette autre là ne pouvait être que Juliette  Binoche, qui déclare que Sylvie Testud vient de lui offrir un des plus beau rôle de sa carrière. La petite surprise de ce film réside aussi de trouver une comédienne qui réalise et un réalisateur, Mathieu Kassovitz qui fait la son grand retour en tant que comédien, qu’il avait amorcé en 2011 dans The Prodigies d’Antoine Charreyron. Si Sylvie Testud réalise cette fois ci son premier long métrage, ce n’est pas pour autant la première fois qu’elle passe derrière la caméra. Comme dans le cursus de bien des réalisateurs elle a tourné avant cela un court métrage en 1998, Je veux descendre,  avec entre autre Elodie Bouchez. La réalisatrice sait concerner ses acteurs, que ce soit Juliette Binoche ou Mathieu Kassovitz ils sont emballés par le projet. Pourtant sur le coup Juliette Binoche avait décliné la proposition ce qui avait laissé un goût amer à la jeune cinéaste qui ne voyait qu’elle dans le rôle. Pour cela elle n’a pas hésité à modifier son scénario pour donner plus de profondeur au personnage de Marie qu’elle destinait à l’actrice. C’était du Juliette sinon rien. Tout est bien qui finit bien, voilà un film d’auteur et d’acteurs à découvrir absolument.

Zarafa un film pris de haut

Mercredi 8 février 2012

Embarquement de Zarafa à Alexandrie en 1826  Bibliothèque du Muséum  National d’Histoire Naturelle

Voilà une curiosité, un film pour enfant que fait polémique, l’histoire de la première girafe qui a foulé le sol Français et  que la population a pu admirer. Il faut dire que cette girafe venue du fin fond du Soudan a été admirée par plus de 600 000 personnes,  c’est un peu ce qui va se passer avec le couple de Panda venu de Chine il y a peu. Mais voilà le côté “librement inspiré” de la véritable histoire de Zarafa déplait et alimente une polémique au sein même du Muséum National d’Histoire Naturelle qui aurait aimé que l’on colle plus à la réalité de son séjour sur notre sol à l’époque de Charles X. Tempête dans un verre d’eau me direz-vous, les enfants qui vont aller voir ce conte filmé ne vont en rien aller protester contre Charles X, mort depuis longtemps et qu’ils ne connaissent pas de toute manière, ni contre le Muséum. Laissons à Rémi Bezançon sa part de fantaisie bien naturelle dans ce type d’oeuvre. Après tout il est bien libre de vouloir dénoncer le principe du Zoo, qui pour lui est une ineptie. Mais qu’est devenue Zarafa et bien curieusement elle a fini empaillée dans le Muséum de la Rochelle présenté  sur ce site il y a quelques temps.

Voici Zarafa qui est actuellement au Muséum d’histoire naturel de la Rochelle

Juliette et Elles

Mercredi 1 février 2012

Il y a déjà eu un film en 1998 qui s’est appelé Elles qui racontait l’histoire de cinq femmes qui passent difficilement le cap de la quarantaine,  mais là rien à voir, Elles ici est l’histoire de jeunes étudiantes qui se prostituent pour faire payer leurs études. Voilà un film de femmes qui parlent de femmes plus particulièrement aux femmes, ce qui risque ne pas vraiment plaire aux hommes, qui n’ont pas vraiment le beau rôle dans cette affaire.  Mais pour Juliette Binoche ce film n’est pas pour autant féministe. Pour l’actrice : ”parler de la femme, du féminin, d’une intimité, ce n’est pas être féministe.” Pourtant la réalisatrice Malgoska Szumowska se définit comme une “féministe née”, bien qu’elle ne fasse pas partie des mouvements militants pour les droits des femmes. Cette dernière admet que la réalisation ce film l’a profondément bouleversée et a modifié sa vision sur la condition féminine. Elle avoue avoir tellement appris sur le sexe que :”D’une certaine manière, ce film m’a fait devenir une femme ! “Voilà déjà une bonne raison d’aller voir ce film mesdames et messieurs une bonne occasion de se remettre en question ou tout du moins de regarder en face notre monde vu au travers du prisme et des yeux féminins ce qui est toujours riche d’enseignement.Bien que ceci fut une parenthèse, il est important de rappeler que  Elles fut aussi au XIX siècle une magnifique série de dessins lithographiés de l’incontournable comte de Toulouse Lautrec qui dessina durant des mois le monde de la prostitution in situ, le monde des femmes vu ici par un homme de talent n’est pas non plus à ignorer. Autre époque autre temps autre regard… Tout cela se complète et montre que la prostitution est plus que jamais d’actualité.

Georges Clooney, The Descendants

Mercredi 25 janvier 2012

Dès qu’un des hommes les plus sexy de la terre et le célibataire le plus convoité tourne un film cela fait événement. Très ou trop souvent le film pose et repose sur cette star pour faire des entrées. Ce film le présente tel qu’il n’est pas, c’est à dire un mari mais aussi un père, voilà un beau rôle de composition pour notre séducteur effréné. Un film taillé sur mesures comme ses costards et Alexander Payne était le réalisateur avec qui l’acteur souhaitait tourner. Que du bonheur ! Le film a dès a présent été primé du “Meilleur film” lors de la cérémonie des Los Angeles Film Critic Awards. Il faut dire que The Descendants est tiré du roman éponyme de Kau Hart Hemmings un livre unanimement  salué par la critique. Voilà déjà bien des points qui peuvent pousser les foules vers les sales obscures, surtout les femmes qui craquent et sont curieusement de voir ce bellâtre perdre de sa superbe, entre une femme qui l’a trompé et des filles qui testent ses manquements en tant que père.

Voilà en même temps l’occasion de dessiner Georges Clooney qui fut encore une fois le grand gagnant du dernier sondage…

Beigbeder joue au réalisateur

Mercredi 18 janvier 2012

Frédéric Beigbeder adapte L’amour dure trois ans et pour la première fois passe derrière la caméra. Il a consacré près de cinq ans à cette entreprise, et déclare « Et en ce qui concerne les décors, j’ai, en un sens, fait des repérages pendant toute ma vie, entre le Café de Flore, le Montana, les locaux de chez Grasset et ma maison à Guéthary… » Il fallait encore le mettre en images ce qu’il avait fait dans une autre période de sa vie, celle qu’il consacra à la pub. Il reste conscient de son niveau actuel et avoue : « je suis un incompétent qui sait expliquer ce qu’il veut. » Il semble qu’il se la joue humble pour éviter sans doute de se farie étriller par la critique en prenant les devants et dit : « Si je l’ai fait, c’est avant tout pour m’amuser. » Voilà une occasion d’aller découvrir les jeux d’un touche à tout bobo, très poeple qui a le vent en poupe, et semble réussir tout ce qu’il entreprend. A vous de juger!

J. Edgar Hoover biopic de Clint Eastwood

Mercredi 11 janvier 2012

Le dernier film de Clint Eastwood est un biopic sur la vie du très controversé J Edgar Hoover, grand patron pendant 50 ans du FBI. C’est un film à l’image de son inspirateur à la fois intelligent et ambiguë. Celui que l’on considère comme le père de la police scientifique moderne était en fait considéré comme raciste, sexiste, maniaque, menteur et manipulateur. Voilà un défi bien difficile à mettre en scène et il fallait bien entendu un réalisateur de l’envergure de Eastwood pour relever un tel défi. Il n’a du reste pas choisi de se simplifier la vie puisqu’il a pris comme acteur vedette le très talentueux Leonardo di Caprio qui a dû pour approcher au mieux la physionomie de Hoover subir un maquillage dantesque, avec prothèse, perruque lentille etc … Le Nouvel Observateur dans son article signale :” Clint Eastwood est un des tout derniers cinéastes a ne pas prendre les spectateurs pour des crétins” . Il est bien évident que ce film de 35 millions de dollars tout compris est à la dimension du réalisateur et l’on se demande qui d’autre que Eastwood pouvait réaliser et produire un tel film. Voilà qui mérite que l’on se déplace pour encourager de telles initiatives si rares dans un cinéma trop souvent trop consensuel pour ne pas dire simpliste.

Un rêve, “Intouchables”

Vendredi 6 janvier 2012

En 2011 le cinéma français a eu le monde en poupe, et la comédie d’Eric Toledano et d’Olivier Nakache bat tous les records et cela dure début 2012. Ils sont «Intouchables» au box-office pour la neuvième semaine consécutive le film avec Omar Sy et François Cluzet continue à cartonner dans les salles. Si ce succès se confirme dans le mois à venir, cela permettrait au film d’Olivier Nakache et d’Eric Toledano de devenir le plus gros succès de tous les temps dans les salles françaises. Les rêves les plus fous sont permis même ceux de dépasser les 20,6 millions d’entrées de Titanic, record absolu à ce jour. Faute d’être indignés nous voilà intouchables à l’unanimité ou presque, cela fait toujours un petit frisson dans le dos de voir un tel consensus mais le parler non politiquement correct plait certainement en réaction avec une normalisation à grand coup de réformes qui a laminé les rêves du français moyen.

“Une vie meilleure”, qui n’en rêverai pas ?

Mercredi 4 janvier 2012

Cédric Kahn tourne un sujet dur et dit combien il avait besoin d’ouvrir son cinéma à des phénomènes plus sociétaux. “Le film m’a fait sortir de moi, m’a permis de quitter un territoire où je me laissais un peu enfermer, dans lequel je suis arrivé au bout de quelque chose”, explique-t-il. Le film est un témoignage sur les gens qui se retrouvent dans la rue, parle d’une réalité difficile. Le réalisateur souhaitait dénoncer l’exploitation de la fragilité. La thématique du surendettement est présente. Cette œuvre reste très engagée à la limite du documentaire. Le jeu d’acteurs dans ce film nous montre combien est délicate  la rencontre d’un adulte, Guillaume Canet, avec un enfant interprété par Simane Khettabi dont le réalisateur a favorisé la personnalité par rapport à l’écriture. Voilà un film excessivement bien noté par la critique, qui vaut certainement le détour même si cette semaine on aurait plutôt tendance à choisir une grosse farce pour bien commencer l’année dans la bonne humeur. Si c’est le cas, allez voir « Un jour mon père viendra », où il n’est pas nécessaire de réfléchir pour rire sourire sans autre forme de procès.

Jean Dujardin réalise

Mercredi 28 décembre 2011

2011 est vraiment l’année de Jean Dujardin. Après avoir empoché toutes les distinctions avec le film The Artist, le voilà de retour mais cette fois ci en plus de jouer il réalise. Nouveau pari après un film muet, un film à sketches, type de film qui fit fureur dans les années 60 mais qui depuis n’est pas très utilisé. Des gens qui ont le vent en poupe comme Guillaume Canet  ou Gilles Lelouche, s’associent à Jean Dujardin pour nous dépeindre une belle équipes de salopards pour notre plus grand enchantement.Dans cette aventure Dujardin et Lelouche associent leurs compagnes dans la vie. Comme son nom l’indique c’est une manière de conjurer la malédiction du mari volage par le rire. Bonne toile et surtout pour terminer l’année en toute tranquillité , pas de prise de tête pour ce genre de film qui se déguste comme une barbe à papa à la fête foraine.

La délicatesse au cinéma

Jeudi 22 décembre 2011

Voilà le 1er film de l’écrivain David Roenkinos, 37 ans, qui s’associe dans cette entreprise à son frère pour réaliser La Délicatesse. En fait le réalisateur a adapté son propre livre, un best seller vendu à 900 000 exemplaires. En ce qui concerne le casting, Audrey Tautou actrice très exigeante sur le choix de ses rôles,  interprète Nathalie,une jeune et belle cadre de haut vol qui se lance dans une histoire d’amour atypique avec l’acteur belge  François Damien. Elle est un peu dans cette histoire comme une “pomme d’amour sur un marché de Noël”. Voilà l’histoire d’une renaissance présentée sous le signe de l’étrangeté amoureuse. Le film est une “dramédie” ou d’un film “driste”. Ces néologismes pour parler d’un style qui s’impose entre drôlerie et tristesse, sorte de melting pot des deux genres. Ce film sera sur tous vos écrans cette semaine, bonne toile à tous.