Archive pour la catégorie ‘cinéma’

Ouverture du 66e festival de Cannes

Mercredi 15 mai 2013

Cette année pour la 66e édition d’un des festivals les plus prisés du monde, l’effet Spielberg a joué. C’est en effet la venue en force de la production américaine, avec pas moins de 6 films en compétition, qui va partir à l’assaut de la Palme d’Or 2013. Le cinéphile,  Steven Spielberg, présidera donc un jury prestigieux du 15 au 26 mai.

Cette année c’est Audrey Tautou qui remplacera la sublime Béatrice Béjot en tant que maîtresse de cérémonie. Elle va oeuvrer dans un des exercices les plus périlleux de l’événement et déclamant un texte qu’elle a écrit elle-même et présentera le Jury officiel et son président américain.

Le premier film visionné par un par-terre de choix sera une nouvelle version de Gatsby le Magnifique, , en 3D, d’après l’oeuvre de Francis Scott Fitz-gerald. Ce nouveau Gatsby est interprété par le talentueux Leonardo Di Caprio. Le film de Baz Luhrmann, projeté hors compétition,  a démarré sur les chapeaux de roues dorés à l’or fin, avec pas moins de 51 M$ depuis sa sortie.  Que le tapis rouge se déroule et que le spectacle soit…

Redford et son univers marginal

Mercredi 8 mai 2013

Il y a des semaines où l’on a que l’embarras du choix pour se faire une toile.Il y a le premier film de Françoise Charpiat , Cheba Louisa qui doit être sympa et a plutôt bonne presse avec un couple de femmes superbes , Rachida Brakni et Isabelle Carré toujours au top.

On peut aller voir aussi Liv et Ingmar un documentaire sur le couple Bergman, mais comme il faut choisir, ce sera cette semaine le dernier Redford Sous surveillance qui sera l’objet de ce choix. A près de 76 ans l’inoubliable Gasby le magnifique réalise ce nouveau film avec un budget de seulement 15 M$, une misère au yeux des grands blockbusters hollywoodiens qui envahissent et colonisent nos écrans européens. Il a pourtant hormis lui dans ce film un casting de rêve,, Shia LaBeouf, Susan Sarandon et Nick Nolte  ou encore Stanley Tucci, rien que ça. Ce triller politique, qui s’éloigne des poncifs du genre, est tiré de faits réels, l’histoire du Weather Underground, un mouvement qui conteste la présence américaine au VIetnam. Pour lui “la pipolisaton fait beaucoup de dégâts”, il veut rester en marge des grosses maisons de production, et automatiquement cela très difficile de se faire financer son film. Avec ce neuvième long métrage est adapté du roman de Nel Gordon il renoue en quelque sorte à un cinéma plus traditionnel. Voilà un film qui promet et avec ce sale temps au pire vous pouvez toujours y aller plusieurs fois.

Et pourquoi ne pas aller voir, La Fleur de l’âge?

Mercredi 1 mai 2013

La Fleur de l’âge, le premier long métrage de Nick Quinn est évidemment un film pour vieux, les jeunes n’y mordront pas. Comme c’est dommage quelque part, mais il faut dire que la critique de nombreux journaux comme Première qui en tordant du nez ne lui attribue qu’une mince étoile à regret n’aidera en rien à créer un ruée de nos enfants dans les salles obscures jouant ce titre. Il faut dire que le cinéma reste trop cher à l’époque du tout numérique. Doit on avoir des films à deux budgets, faire payer les blogbusters plus cher que le cinéma d’auteur, l’un finançant l’autre. Enfin ce film vaut plus par son jeu d’acteurs que par la thématique souvent rebattue, le conflit générationnel, et que faire de ses vieux qui gênent. Le couple père fils interprété par Marielle et Arditi envoie du lourd, mais la révélation du film c’est Zana l’aide malade interprétée par la trop rare Julie Ferrier. Pour les nostalgiques de “Au théâtre ce soir” filmé, il faut s’y ruer, on rit beaucoup et ça manque tellement.

Boris Vian à l’écran dans l’écume des jours

Jeudi 25 avril 2013

Il semble totalement inconcevable de transcrire une œuvre comme L’écume des jours à ‘écran. Pourtant ce fut le défi relevé par Michel Gondry qui a découvert le livre de Vian à l’adolescence, comme beaucoup d’entre nous, puisqu’il faisait parti des livres que nos profs de français à l’époque se mettaient dans la tête de nous faire aimer. Est-ce que le fait que Gondry passe pour un hyper créatif que le producteur Luc Bossi lui a confié un tel challenge? Un casting incroyable est au service de ce film difficile. Romain Duris parle de son personnage ainsi : “Il faut voir que Colin est, au départ, un être solaire qui a la tête dans les étoiles et qui va être confronté brutalement à la dureté de la vie. Il y perd sans doute de son insouciance, mais il va gagner en capacité à comprendre le monde.”

Audrey Tautou joue le rôle de Chloé et voit en son personnage des accents de Juliette  de Shakespeare. Elle raconte : ” Au départ, j’ai eu peur que Romain et moi soyons trop vieux pour Colin et Chloé, mais l’idée de Michel de confier les rôles à des comédiens un peu plus âgés que dans le livre permettait de gommer cette candeur et de donner au récit une réflexion plus mûre.” Voilà un film qui réunit à nouveau à l’écran un couple qui se connait bien et a déjà  tourné plusieurs fois avec Cédric Klapish et nous retrouverons le duo justement dans le dernier film de ce dernier, Casse-tête chinois. Voilà un film pas facile à découvrir, qui vous donnera certainement l’envie de reprendre en main l’inoubliable roman de Boris Vian.

Promised land sur nos écrans

Samedi 20 avril 2013

Promised Land c’est la troisième collaboration entre Matt Damon et le réalisateur Gus Van Sant. Pour l’occasion Matt Damon s’est coiffé d’une triple casquette, celle d’acteur bien entendu mais aussi celle de coscénariste avec John Krasinski, mais il produit aussi ce film.  C’est le problème de l’extraction du gaz de schiste par fracturation hydraulique , actuellement réalisé en Amérique, qui est au centre de cette démonstration. Ce sont les valeurs même de l’Amérique non écolo qui sont ciblées au travers d’une réflexion sur ce poker à haut risque qui fut un choix au nom de l’énergie. Ce film interpelle les spectateurs du monde entier sur les choix que nous feront pour satisfaire demain notre boulimique besoin d’énergie.

Belmondo, pour son anniversaire c’est la fête

Samedi 13 avril 2013

Le 9 avril Bébel fut fêté pour ses 80 balais. Voilà une paye que l’on ne voit plus celui qui a donné tant de bonheur au travers de rôle et de film souvent populaire. Claude Lelouch qui va certainement le faire tourner dans son film Les Bandits Manchots dit de lui :”Il est resté l’adolescent extraordinaire qu’on aime”. Mais ce n’est pas tout, Jean Pierre Mocky compte bien réunir face à sa caméra le couple mythique Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, accompagné de Catherine Deneuve et Jean Reno, une véritable fête au savoir faire du 3ème et 4ème âge. Le monde du spectacle rend hommage à celui qui fort diminué suite à un AVC en 2001, s’est battu avec le concours de son ami de toujours Charles Gérard qui est devenu homme de compagnie, chauffeur secrétaire, et qui l’a aidé à traverser une période très difficile loin des caméras.

Michel Drucker demain lors de son émission Vivement Dimanche lui consacre un coup de chapeau, où L’homme de Rio ou de Neuilly recevra ses amis. A cette occasion l’homme au canapé rouge de France 2 a enregistré une première, un mot de Nicolas Sarkozy, ex maire de Neuilly, qui parlera pour la première fois depuis son départ de l’Elysée.

Donc demain sera une journée Bébel national, une occasion pour les plus jeune de découvrir un grand nom de notre cinéma qui n’a pas dit encore son dernier mot et regarde l’oeil clair et malin, le sourire au lèvres vers l’avenir vers demain.

C’est bien de voir Des gens qui s’embrassent

Mercredi 10 avril 2013

Des gens qui s’embrassent, le dernier film de Danielle Thomson est excessivement plaisant à regarder. On rit, on pleure avec les personnages qui s’ aiment ou se détestent et n’hésitent pas non plus à se trahir. Ce sont des lambeaux d’une vie pris à bras le corps au sein d’une famille juive qui a ce type d’humour si particulier mélange de délire et de finesse. Deux frères, que tout oppose, servent de fil rouge à cette narration fort bien écrite. Tout les oppose enfin presque, sauf leur père, magistralement campé par un jeune acteur de 90 ans excessivement drôle atteint de la maladie d’Alzamier les réunis par son amour, et leur filles qui s’aiment comme des soeurs. On passe de la comédie à la tragédie avec une grande légèreté. On sent que l’œil Danielle Thomson s’est nourrit de ce milieu et elle est devenue la spécialiste du film Choral des tourments familiaux, on a le sentiment qu’elle nous ressert là un peu de la Bûche gardée au frais et remis au goût du jour.

L’éternelle histoire d’amour impossible fracasse le sort des destins ennuyeux. Voilà une pléiade d’acteurs qui nous invite l’espace d’un film à vivre les turpitudes d’une famille juive de l’Europe de l’est dont les membres sont beaux doués et riches. Cela détend on oublie un instant les turpitudes de la crise en voyageant de New York à Berlin en passant par Paris et St Tropez, village où vit la réalisatrice qu’elle a parfaitement filmé. C’est un film à voir pour passer un bon moment et goûter à un monde plein de subtilités parfaitement étranger à la majorité décrit avec un grande sensibilité et une belle intelligence.

Un choix bien difficile pour se faire une toile

Mercredi 3 avril 2013

Aujourd’hui sur nos écrans une pléiade de film attirant, contrairement à des semaines de vaches maigres. On peut sélectionner en faisant une coupe drastique aller voir Amour & Turbulences, une romance caustique de Alexandre Castagnetti, avec en tête d’affiche Ludivine Sagnier et Nicolas Bedos. Ce dernier plutôt beau gosse, qui ne manque pas de réparti, s’est fait depuis quelques années un prénom, même si son paternel à près de 80 ans ne lâche pas la rampe et continue à hanter les scènes dans son one man show. Il est évident que la célébrité a rattrapé le petit Nicolas qui est aussi le fils de de la scénariste Joëlle Berco. Atavisme familiale ce jeunot écrit comme personne et devient un pamphlétaire détesté de la gauche caviar. Il n’en reste pas moins un fils à papas et maman relativement sûr de lui et de ce fait le parfait goujat.

Il avoue lui même qu’il est à baffer, et cela va servir son personnage parfaitement autobiographique à qui il va même prêter les mots qu’il a osé dire dans la vraie vie. Petit aperçu, dans une interview au Parisien il déclare : “Quand tu as été rassasié jusqu’à l’indigestion de jeunes créatures, tu trouves triste la chair des femmes”. Ce collectionneur de jupons repart à la conquête de Julie une ancienne conquête sur le point de se marier. Peu original me direz-vous ce type de romance rose resucée, mais il faut avant tout  aller voir ce film pour goûter les prestations d’acteurs de ce jeune couple à l’écran.

Willis ou Gamblin, à vous de choisir

Mercredi 27 mars 2013

Aucun film cette semaine ne m’attire vraiment mon attention, mais par contre deux acteurs fort différents. Tout d’abord l’indestructible Bruce Willis toujours parfait dans son numéro d’indestructible, il faut dire qu’aujourd’hui pour le décoiffer il faut se lever tôt. Le regard goguenard bleu acier, le sourire sans ouvrir la bouche, il est toujours l’homme de la situation au milieu du monde qui s’écroule et des tirs forts bruyants dans les salles obscures modernes.   Cette fois ci le voilà en tête d’affiche de G.I. Joe : Conspiration, un film tout droit sortie d’une BD américaine des années quarante. Cette suite en 3D promet cascades et au bout de 5 minutes certainement, la moitié de la terre a été raillée de la carte. Dans ce second opus réalisé par Stephen Sommers, à qui l’on doit la Momie, Bruce Willis doit être égal à lui même et le budget de 185 millions de dollars est lui aussi à la hauteur de ses attentes. Pas de grande surprise pour cette étoffe des héros, en même tant que vous prenez les lunettes 3D vous pouvez poser votre cerveau au vestiaire.

dessin de Jacques Gamblin réalisé en 1999

Pour le second c’est un retour de Jacques Gamblin sur nos écrans, lui qui se consacre beaucoup au théâtre.  Dans Le premier homme, il joue le rôle principal, celui d’un romancier qui retourne voir sa mère dans une Algérie en guerre.  Ce film tiré d’un roman inachevé d’Albert Camus, puisque ce dernier est mort dans un accident de voiture,  m’attire plus que le précédent qui est essentiellement lié à l’action. Ce film sur les racines est plus dans mes cordes sensibles et certainement plus de mon âge aussi. C’est en fait un film qui parle de Camus puisque le livre éponyme était très autobiographique. Ce film sélectionné dans plusieurs festivals a reçu au Festival international du film de Toronto, le film a reçu le prix de la critique. Ce serait donc mon choix de la semaine sans hésiter.

La Religieuse ne défraie plus la chronique

Jeudi 21 mars 2013

Curieux hasard de calendrier. Alors que François le nouveau pape argentin célèbre la messe qui va l’introniser et redonne espoir à toute la communauté catholique mondiale, le brûlot de Diderot l’encyclopédiste est à nouveau adapté sur nos écrans. Près de 5O ans après la Religieuse de Jacques Rivette sorti en 1966 et censuré, cette nouvelle version de Guillaume Nicloux est passée comme une lettre à la poste et n’a levé aucune protestation de l’Église jusqu’à ce jour. Au couple Micheline Presle Anna Karina succède Isabelle Huppert et Pauline Etienne, une jeune belge qui promet.

Le réalisateur a demandé à ses actrices de véritables performances, déjà de fonctionner avec fort peu d’indication pour garder un plus grande fraîcheur puis et c’est le pire de passer devant les caméras sans aucun maquillage nues et crues dans leur cornette. Il raconte à propos du livre de Diderot :”Les sujets traités dans La Religieuse sont des plus modernes. La révolte d’une jeune femme face à l’autorité, son combat sans relâche pour sa liberté, le droit à la justice, le refus de se résigner, la lutte contre l’arbitraire. Le plus intéressant c’est l’évidente contemporanéité du sujet et l’impact qu’il produit sur de jeunes personnes…”

L’ex miss météo du grand journal est rentrée dans les ordres l’espace d’un film…en mère supérieure

Guillaume Nicloux a fait le choix d’un éclairage aux bougies pour réchauffer les tons de la pellicule. Voilà un film à voir déjà pour rencontrer Diderot et avoir envie de le lire.