Archive pour la catégorie ‘Nalair’

Quand Batho vire de bord !

Jeudi 4 juillet 2013

Le capitaine de pédalo a coulé Delphine Batho ministre PS de l’écologie avec une force inattendue. Pour cette occasion on peut remarquer que les bons mots faits sur l’ex ministre sont légion. Delphine Batho se voit débarquée, coulée, ou tout bonnement virée. Il faut dire aussi qu’un tel patronyme y prête le flanc. Mais on peut remarquer aussi que le terme “limoger” revient en force dans les papiers des journalistes parisiens. Rappelons un peu la signification du terme limoger.  En septembre 1914, le Maréchal JOFFRE plaça en résidence, à Limoges, ville française éloignée du front, 134 officiers généraux jugés incapables. Est-ce parce que notre Président a oeuvré tout un temps non loin de la capitale limousine lui aussi? Pour Mélenchon, rien ne va plus, hier trop mou, flamby devient irascible. Pour NKM, c’est plus simple, François Hollande déteste l’écologie et vire une femme…très vite nous voyons poindre l’attaque sexiste rejoint par Cohn Bendit qui parle de “réaction macho”.

Est-ce là un acte d’autorité aveugle, un couac de trop qui fait couler Batho, “la bien bonne élève” selon Voyney, corps et biens? Les critiques fusent de toutes parts mais pour l’instant une chose est certaine, la ministre de l’écologie d’hier est dès à présent remplacée par un ministre inconnu au bataillon de la nomenclatura parisienne. Un bon terrien du Gers, proche de Fabius, qui n’est pas à son coup d’essai sur les dossiers écologiques qui se nomme Philippe Martin, comme l’âne, ce que ne manqueront sans doute pas de dire certains. Sachant, comme le disait Alexandre Dumas père, “Les amis d’aujourd’hui sont les ennemis de demain.” , Delphine Batho promet un grand déballage pour justifier son éviction.Voilà encore une tempête dans un verre d’eau comme nos chers politiques, ces agitateurs de mots, ont l’art d’en provoquer.

Le livre qui fait déchanter Bertrand Cantat

Mercredi 3 juillet 2013

L’ex chanteur de Noir Désir, actuellement en préparation d’un nouvel album, voit son passé ressurgir dans la parution d’un livre pour un été pourri.  Dans « l’Amour à mort », les journalistes Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard reviennent sur le procès de Vinius en 2003 suite au meurtre de Marie Trintignant. Ce livre charge le chanteur et veut témoigner sur le fait que l’affaire lituanienne est loin d’être un coup de folie passager mais tente de prouver que Bertrand Cantat est un être violent. Les auteurs s’appuient sur le témoignage de la mère de ses deux enfants avec qui le musicien avait renoué après le procès. En 2009, Krisztina Rady laisse un long message sur les brutalités conjugales qu’elle subit sur le répondeur de ses parents, six mois avant son suicide. Elle conclue : ” Bertrand est fou “. Pour Stéphane Bouchet « Il y a les mêmes ingrédients que dans celle avec Marie Trintignantla jalousie maladive, la violence . » Si en aucune façon, pour cause de prescription, l’affaire de « coups et blessures volontaires » ne peut pas être plaidée, cela laisse une nouvel fois un goût amer et l’image du musicien reste bien entachée à ce jour.

L’Égypte au bord du chaos

Mardi 2 juillet 2013

L’Égypte se déchire, la violence entre pro et anti Morsi fait rage, l’armée tranche et tape du poing sur la table. Que doit-on penser de ce nouvel arbitre qui à priori a pris fait et cause pour le peuple contre le pouvoir. Partout dans le pays on acclame l’armée qui a été jusqu’à ce jour toujours garante de la démocratie d’un peuple de près de 90 millions d’habitants.

Juste retour des choses, quand Morsi est arrivé au pouvoir, il a mis le Maréchal Tantaoui à la retraite et voilà que l’armée après un dimanche qui a mobilisé des millions de manifestants donne un ultimatum à Morsi de 48h pour prendre une décision. Dès à présent 3 ministres ont démissionné. Si Morsi n’organise pas des élection anticipées, l’armée appliquera une feuille de route pour reprendre le pays en main.

Les espions américains jettent un froid

Lundi 1 juillet 2013

Entre la vieille Europe et la jeune Amérique le torchon brûle. Les relations diplomatiques sont au plus mal. l’UE se réveille ce matin avec la gueule de bois et sent trahie par celle qu’elle a toujours considéré certainement à tord comme son alliée. En affaire pas de quartier, et là c’est une véritable prise de tête qui vient de sortir du chapeau du protégé de Wikileaks. Ce matin les unes européennes tonnent  sur le même la. L’Europe demande à Washington de se justifier face à l’existence de “boites noires” dans les locaux des institutions centrales de l’Union Européenne. L’Europe découvre la face sombre de Barack Obama enfant chéri que l’on a aimé, adoré fut un temps mais qui de plus en plus déçoit à son tour. L’affaire aurait émané de l’administration Bush et de ses acolytes Républicains, cela n’aurait certainement pas tant surpris, mais là c’est le contre pied total avec une opinion publique européenne plutôt pro Obama. Son sourire, son humour et ses chansons ne vont plus aussi bien passer. Le machiavélisme de la machine américaine d’information est au delà de tout avec comme tête de pont pro américaine nos ennemis jurés les Anglais qui se tâtent de plus en plus pour quitter l’UE. S’il s’avère exact que la NSA a vraiment mis sur écoutes les locaux de l’Union Européenne, l’UE, va compromettre singulièrement le rapprochement enclenché au niveau commercial. Pour les socialistes européens l’UE doit absolument hausser le ton. Décidément le second mandat d’Obama n’a rien à voir avec l’angélisme de sa campagne première. Le pouvoir corrompt-il ? De toute façon il nous avait prévenu : “Yes we can”..Dorénavant le message est reçu 5/5.

On comprend mieux maintenant pourquoi la fuite de Edward Snowden, considéré comme un traitre, rende hystérique les services secrets américains. Il est celui par qui le scandale arrive et ses révélations, en tant qu’ancien employé de la NSA, sont déterminantes dans ce dossier.

J’ai vu pour vous

Dimanche 30 juin 2013

Comme chaque semaine je vais essayer durant cette période estivale de vous faire partager mon regards sur les expositions, festival ou lieux que je traverse.

Cette semaine j’ai vu pour vous l’exposition de association Artémisia qui expose au Pavillon du Verdurier au centre de Limoges.

L’exposition présentait un patchwork hétéroclite d’œuvres d’une  douzaine d’artistes locaux.

Présenté en vernissage du 24 e festival Urbaka, spectacle de rues, où vous pourrez admirer : peintures, photos, sculptures et dessins mais aussi peut être aurez vous la chance d’assister à des lectures, des conférences  ou des concerts.

Deux artistes ont attirés mon attention

Les illustrations d’Ollivier Orus  qui ne manqueront pas de vous scotcher quand vous saurez comment elles ont été réalisées.

Pourtant j’ai eu un petit faible pour les idoles votives  païennes   de l’artiste limousine Rafaelle Grua qui présente pour la première fois son travail dans la capitale limousine.

Elle m’a avoué que sa première œuvre fut St Poulette toute enrubannée de dentelles et ornée de feuilles de chêne.

Puis elle est passé à autre pintades ou poules d”eau dans son art de taxidermiste artistique.

Allez voir cette univers kitch et païen lourd de sous entendus et d’auto dérision.

Cette exposition est ouverte de 12h à 19h chaque jour…

Bon dimanche et bonne expositions pour tous….

Tapie a aussi bien le sens des affaires que celui de la répartie

Samedi 29 juin 2013

Bernard Tapie a toujours eu un sens profond de la mise en scène et c’est certainement ce qui l’a amené lors de sa carrière à faire du théâtre et du cinéma. On serait tenté de se poser la question : lors de sa vie  a-t-il vraiment fait autre chose ?  Et bien oui il écrit aussi, et a un sacré sens du timing, puisque son livre sort aux éditions Plon alors que l’homme d’affaire s’affaire pour la quatrième journée consécutive à se justifier face à la brigade financière. Quel talent, il avait déjà écrit ce qu’il allait sans doute dire, et se défend d’avoir coûté un euro au contribuable. L’homme  ne manque pas d’air et explique qu’il a rapporté plus que ce qu’on lui a offert lors d’un généreux arbitrage contre le Crédit Lyonnais où il a obtenu en 2008 la 403 millions d’euros. Il n’y a que la foi qui sauve, ou l’aplomb, et il n’en manque pas en déclarant : « Je ne suis pas inquiet, je me demande bien ce qu’ils peuvent trouver ! ». Avec cette publication inattendue,  il rend public sa ligne de défense dans laquelle il dédouane totalement l’ancien président Nicolas Sarkozy, affirmant que ce dernier n’esten rien dans la provocation de l’arbitrage. Sacré client le “Nanar”, il nous la joue victime et prévient:  ”Une fois de plus je vais me battre. Comme d’habitude”. Inutile pour cela d’écrire un livre, c’est au moins une chose dont nous n’avions jamais douté.

La grande boucle se fait une beauté

Vendredi 28 juin 2013

On peut dire que la grande boucle commence en beauté. En effet pour la 100 e édition du  Tour de France, une nouvelle fois ça se Corse, puise qu’on vient  d’entrée de lui tirer une balle dans le pied. Comme chaque année l’approche du mythique Tour de France incite certains à vouloir gâcher la fête. Le premier fut Jan Ullrich qui comme par hasard passe aux aveux de dopage au moment où les coureurs s’affûtent et s’apprêtent à chausser les cale-pieds. Ce jet de pavé dans la marre ou dans la devanture est plus que curieux . On peut s’étonner qu’à chaque fois on agite des spectres du “tous pourris” et moi aussi, quelques jours avant le départ pour une nouvelle aventure cycliste.

Amstrong, Ullrich, et maintenant Jalabert qui, face à des révélations tenus au frais depuis 2004 montrant que personne n’est épargné passe la main comme conseiller technique de France 2. Pour lui ce 100 e tour sera l’histoire d’ un mauvais tour qu’on vient de lui jouer.

Il y a-t-il pour l’allemand un petit goût de vengeance vis à vis d’une institution qui l’a contraint certainement à arrêter sa carrière prématurément ?

Raymond Poulidor, Poupou pour les intimes, le monsieur propre d’une autre époque, qui fut l’éternel second peut être justement par qu’il n’en prenait pas s’insurge contre ces révélations tardives qui tue la discipline. Pour lui il faut tourner la page et on ne ferait pas mieux si l’on voulait tuer cette grande fête populaire gratuite… mais pas pour tout le monde.

Se moqueraient-ils de nos parlementaires ?

Jeudi 27 juin 2013

L’heure de la revanche aurait-elle sonné pour Dominique Strauss Kahn ? Si ce n’est pas le cas ça y ressemble à s’y méprendre. Les Sénateurs ont offert un bâton pour se faire battre et l’ex président du FMI l’a fait avec un humour pince sans rire qui a fait de ce non événement, l’occasion,  à celui qui hier était trainé dans la boue à la une de tous les médias, de montrer qu’in n’avait rien perdu de sa superbe. C’est à mots couverts qui n’a pas manquer de se payer la tête du Président en titre, mais aussi de l’ex, qui pour lui n’ont rien compris à l’économie, d’où une situation catastrophique crée et qui perdure. Professoral, il a donné aux sénateurs qui l’auditionnaient un véritable cours de finance, situation fort jubilatoire à priori aux vues des larges sourires et des bons mots qu’il n’a pas cessé de distiller tout le long de son audition au Sénat.

Quant à Jérôme Cahuzac, il a été auditionné à l’Assemblée Nationale dans le cadre d’une enquête parlementaire sur la fraude fiscale dont il est accusé. Égal à lui même, prêtant serment face aux députés, tout son art fut celui de répondre pour ne rien dire, et il ne manqua pas de le faire avec brio.

En un temps, ils furent choisis parce qu’ils étaient les meilleurs, à priori rien n’a changé.

Deux loubards sous La Marque des Anges

Mercredi 26 juin 2013

Voila Depardieu de retour sur les écrans français comme une fleur. Depuis quelques temps il avait distillé quelques interviews comme si de rien n’était. En fait il semblerait que celui qui ne voulait plus entendre parler de la France n’y soit pas si mal. Celui qui se nomme le citoyen du monde et veut 7 passeports joue dans La Marque des Anges, le premier long métrage de Sylvain White, avec Joey Starr qui n’en est pas franchement un non plus. C’est deux loubards de la vie jouent à contre emploi deux flics qui s’associent lors d’une enquête sur la mort mystérieuse et troublante d’un maître de choeur. Ces deux durs à cuire, loin d’être des enfants de choeur se trouvent face à une affaire aux accents et relents nazis.

Ce duo inattendu sur écran semble bien s’entendre et n’hésite pas à se congratuler. C’est comme cela que l’on peut lire sur le dernier JDD une interview de Joey Starr qui lance à propos de Depardieu :”Gérard, il a un V 12 sous le capot… Il est touchant, super cultivé et aussi roi de la déconne. Face à lui, on ne peut pas se permettre de minauder.”, fin de citation. Depardieu parle de son compère en ces termes : “Joey Starr est quelqu’un de surprenant aussi bien par son intelligence que par ses actes… Quand on regarde ce qu’il est, on voir un homme profond, une sorte de Rimbaud comme l’était Guillaume. Il y a cette poésie grave aussi chez lui.”

Ces deux là semble-t-il se sont trouvés, se sont séduits se sont plus …Il est certainement fort intéressant, au delà des qualités du film  d’aller voir ce que donne cette rencontre cinématographique sur grand écran.

Un centenaire de la littérature nous a quitté

Mardi 25 juin 2013

Dans le flot incessant de l’information, des noms sont emportés sans que l’on y prête gare. Ce fut le cas d’un phénomène de longévité mais aussi de ténacité, Maurice Nadeau nous a quitté après plus d’un siècle de passion littéraire. Celui qui se voulait avant tout journaliste fut aussi connu comme éditeur. Il vient de nous quitter le 16 juin dernier à l’âge de 102 ans, jusqu’au bout dans le combat. Ce proche du milieu surréaliste, de Breton et d’Aragon, il avait écrit sur Samuel Beckett et avait défendu Henry Miller. Journaliste à Combat sous la direction de Camus il a écrit quelques pages incontournables avant de fonder en 1966 la Quinzaine Littéraire, un véritable laboratoire de critiques littéraires. Après avoir travaillé chez Juliard, Denoël et Laffont, fort de son expérience il fonde sa propre maison d’édition, et publie pour la première fois Houellebecq en 1994. Ce découvreur de talents, ce passionné des mots, témoin et acteur du monde littéraire,  il nous laisse, au travers de ces mots, une emprunte indélébile des années charnières de l’histoire du XXe siècle.