L’autobiographie qui tacle, un sport people
Vendredi 8 février 2013
L’autobiographie de peoples, écrite en collaboration avec un journaliste ou un écrivain en titre, remplace petit à petit celles qu’osait signer la vedette, mais qui bien entendu étaient écrites par un nègre. Pourtant l’objectif est le même pour cette “littérature” de tabloïdes, donner en pâture des potins de première main. Johnny Hallyday s’est commis à son tour ce type de produit dont le titre est, Dans mes yeux, écrit par la romancière Amanda Sthers. Les gros titres de la presse sont là et orchestrent la promo de la parution de l’ouvrage, c’est le cas de l’Express qui fait sa une d’un basique “Johnny dit tout” tout en proposant des extraits de pages croustillantes. Pour faire saliver l’amateur, les qualificatifs et titres accrocheurs fusent sur la toile comme :”le livre assassin de Johnny”. Le must c’est d’offrir quelques citations mordantes, celles qui taclent des personnalités. Johnny traite Michel Sardou de “vieux con réac”, et son ex-femme Adeline Blondieau dépeinte comme un “serpent”,”hystérique”. Comme toujours ou souvent tout cela sent le procès pour diffamation, cela fait partie maintenant du spectacle dérisoire de nos peoples. Le livre sera à terme, digéré, simplifié, commenté, caricaturé, et au travers de quelques articles nous seront vite tout de ce qui est totalement inutile de lire. Mais pourtant l’autobiographie de Johnny, comme bien d’autres, se vendra tout de même surtout si ce dernier organise quelques séances de dédicaces ultra médiatisées. Que ne ferions-nous pas pour avoir enfin un exemple, plus vrai que vrai, d’un autographe authentique de Johnny ?





















Pour aller dans le sens de la crise, la garden-party de l’Elysée n’a invité que 5 000 personnes au lieu des 7 500 habituelles. Par ailleurs, l’événement populaire du 14 juillet fut l’occasion de fêter en grande pompe le 120 e anniversaire de la Tour Eiffel. Contrairement aux années précédentes, le spectacle pyrotechnique -animé par le Groupe F- fut directement tiré depuis les charpentes métalliques du sympole parisien. Aux pieds de la Tour, Johnny Hallyday, chouchou présidentiel, a donné un concert, sorte de point d’orgue de sa tournée d’adieu. Cette prestation devrait au moins coûter 1,9 millions d’euros. Une information que n’a pas démentie Frédéric Mitterrand. “C’est la même enveloppe que l’an dernier” a indiqué le nouveau ministre de la Culture au monde.fr. Selon France Info, le rockeur a accepté 30 000 euros pour sa performance. Entre 600 et 800 000 personnes sont attendues. Le ministère de la Culture prendra en charge la totalité des frais occasionnés par d’éventuelles dégradations, ce qui pourrait s’élever à 600 000 euros dans le cas où les six pelouses du Champ de Mars seraient abîmées. Crise ou pas, la fête nationale c’est sacré, tout le monde sait bien qu’en France tout se termine en chanson, surtout le 14 juillet.