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Le PS encore et toujours de la revue

Mardi 17 mars 2009

michel-rocardEn fait toutes ces dernières années nous avions élus des politiques estampillés PS qui ont usé du pouvoir jusqu’à en devenir accros. Après quelques années, nous nous rendons compte que ce n’était que des politiques proches de l’UMP qui s’étaient encartés au PS, histoire de donner le change. C’est quelque peu confondant, mais force est de le constater. Pas des moindres du reste, les plus ambitieux ont sauté à pieds joints dans le train sarkoziste en partance. Strauss-Kann, Kouchner, Besson, Lang, des intellectuels, des artistes, des sportifs et maintenant Rocard. Nicolas Sarkozy nous prouve,  s’il était encore utile de le faire,  que la démocratie  est une farce,  et nous en sommes les dindons. Quel est celui qui ne s’est pas réveillé avec la gueule de bois après les années Mitterand ? Tonton nous avait trahi, certes, Jospin en avait remis une couche en étant plus chiraquien que Chirac lui-même ! Mais voilà, maintenant une farandole d’ex éléphants du PS est organisé au bal de sa majesté élyséenne. Il est vrai que la nomination de Michel Rocard a quelque chose de rafraîchissant. L’ancien premier ministre s’ennuyait ferme, son rôle d’ambassadeur chez les ours polaires va le distraire un peu. Un politique, c’est un peu comme un artiste, il n’y a pas d’âge pour finir d’être ambitieux. Et ce n’est pas à 78 ans, après s’être retiré de ses mandats européens, qu’il va songer à la retraite. La seule retraite qu’il prendra ne sera pas celle de Russie, réservé à l’actuel PS, mais celle des pôles Nord et Sud confondus eux aussi de le voir débarquer sur la banquise.

La grande parade des éléphants du PS au cirque Sarkozien

Samedi 28 février 2009

jack-lang

Après Strauss Kann, et le bon docteur Kouchner, voilà que Jack Lang ne reste pas de bois à la demande de Nicolas Sarkozy, pour être l’émissaire très spécial de sa majesté. Raul Castro a “accueilli positivement” l’initiative de Sarkozy et de l’envoi de son émissaire on ne peut plus original. La maison PS a des fuites, ne parlons pas d’Eric Besson qui caracole dans son rôle de ministre de l’émigration encore plus zélé qu’Hortefeux. La piste est ouverte et, un à un, les éléphants font leur numéro d’équilibristes contre quelques cachuètes ou, qui sait, peut-être le sentiment de servir au mieux leur pays. Nous avons connu une opposition tiède, mais là, c’est vraiment devenu de la soupe, très peu populaire. Après la nuit des longs couteaux et la pantalonnade du congrès de Reims. Les mélusines s’associent maintenant dans un bureau pour s’accommoder des restes. Le grand frustré de cette distribution des prix spéciaux aux valeureux anciens combattants du PS, reste Allègre. Nous sommes dans l’expectative mais nous ne doutons pas de le voir bientôt débarquer affublé d’un nez rouge, un dossier sous le bras pour amuser ses amis et confrères débauchés de l’ex PS. Il faut dire qu’à l’époque de leur gouvernance, le PS ressemblait peut-être encore  à un parti. Mais aux vues de l’évolution du devenir de ses piliers, nous comprenons mieux qu’autrefois on jouait à s’opposer pour amuser la galerie. Maintenant nous sommes à l’heure de la réunion des arrivistes associés, suivant d’un pas martial la bannière Elyséenne. En langage diplomatique, on appelle ça une ouverture, en langage populaire, ce serait plutôt le terme de trahison qui serait de mise.