Archive pour la catégorie ‘Nalair’

Tron chaud devant

Vendredi 27 mai 2011

Voici donc le DSK de l’UMP ! C’est actuellement la valse des plaintes en tous genres, des deux côtés de l’Atlantique. Peut être voulait- on montrer que nous pouvions faire aussi bien, sinon mieux que Américains. Pour l’instant pas de garde à vue, de menottes et de photos patibulaires de l’accusé entre deux policiers…Serait-on moins bons, ou plus laxistes comme semble le supputer les tabloïds new-yorkais. Le secrétaire d’état, Georges Tron du fond de son bureau, crie au scandale, au complot, mais reste curieusement libre… A Draveil son fief, les habitants en cœur reconnaissent que Georges est un peu le Clooney du coin. Nos politiques seraient-ils, tous partis confondus et tous poils confondus, des séducteurs obsédés invétérés  ?  Addictes au pouvoir et au sexe, ou mieux encore, à l’abus de pouvoir. La griserie de ce dernier, l’ivresse de la séduction, la promotion canapé n’est plus ce qu’elle était. C’est à croire que tout fout le camp. Le beau politique ténébreux, sourire ravageur fraîchement aspergé d’after shave de qualité, la tempe grisonnante, ne fait plus recette si ce n’est dans la rubrique à scandales des chattes écrasées. Les chiennes de garde vont pourvoir s’en donner à cœur joie. Il semblerait, et ça vient de sortir,  que le politique outrepasse largement ses prérogatives, son spectre d’investigation pourtant fort étendu. La moralité du politique, déjà bien trop souvent mise en cause, au niveau financier ou trafique d’influence n’a pas fini d’être mise au banc des accusés si l’on fouille dans la phase cachée, la sphère privée de nos élus. La campagne présidentielle 2012 nous promet quelques beaux scandales juteux, si l’on veut laver plus blanc que blanc dans une grande lessive moralisatrice.

Exposition de l’almanach 2011 au Pavillon populaire de Montpellier

Jeudi 26 mai 2011

L’almanach 2011 du dessin de presse et de la caricature est exposé au célébrissime Pavillon Populaire de Montpellier. C’est certainement la galerie d’Art la plus importante de cette ville. La cerise sur le gâteau,c’est d’être exposé à l’occasion de la Comédie du Livre, certainement la deuxième foire aux livres française. Il est à noter que  l’exposition de dessins de presse et de la caricature est abritée dans un lieu dédié à la photographie, et que la municipalité a fait une entorse à son cahier des charges pour bien souligner l’importance de l’événement pour l’ensemble de la presse dessinée. Situé sur L’esplanade Charles de Gaulle, non loin du Musée Fabre, ce pavillon se retrouve au sein de la comédie du livres juste derrière le pôle journalistique.

L’almanach 2011 du dessin de presse et de la caricature, y sera dédicacé sur le parvis du Pavillon mais aussi sur un stand de la libraire Sauramps sur la place de la Comédie. Déjà l’an dernier la municipalité nous avait offert un lieu remarquable, comme seule cette ville en a le secret, La Galerie Saint Ravy en plein au cœur de l’écusson. Cette année l’almanach est plus proche de sa destination, un des hauts lieux en France où l’on montre ce qui s’édite de mieux et où les places sont chères. Quelle consécration pour ce livre de combat, écrin de combattants ralliés à la bannière du rire, qui apportent au quotidien un regard décalé et tellement nécessaire sur l’actualité.

Rappelons aussi que Feco-France est actuellement  la seule fédération française de dessinateurs de presse et de caricaturistes. Feco-France signe pour la deuxième année un livre qui regroupe au fil de ses pages pas moins de 140 dessinateurs, 1000 dessins dans 192 pages couleur. Faire d’un rêve une réalité est une consécration certes, mais faut il encore que ce magnifique album devienne un véritable succès de librairie, un rendez-vous incontournable. L’ obtention du label, vu  à la TV, avec le concours de Michel Drucker et Claude Sérillon il y a peu, la préface de Christophe Alévêque, le concours de reporters sans frontières, autant de caution qui prouvent, s’il fallait encore le faire, le grand intérêt de cette parution. Si vous êtes à Montpellier ce week end, précipitez-vous l’acquérir et vous le faire dédicacer par les dessinateurs présents lors de cet événement qui sera officiellement vernis ce soir à 19h. Longue vie à l’almanach,et comment peut on imaginer ne pas admirer le suivant, au regard de l’actualité hors norme que nous connaissons depuis janvier 2011. Votre implication et votre contribution sera déterminante, favorisant la suite de cette magnifique collection qui s’est amorcée en 2010.

Vernissage le 25 mai 18h30 en présence de Michael Delafosse

responsable de la culture de la ville de Montpellier

Si vous n’avez pas la chance d’être à Montpellier ce week end, vous pouvez demander à votre libraire l’almanach du dessin de presse et de la caricature 2011, édition Pat à pan, distribué nationalement par Pollen (01 43 58 74 11).

Jodie Foster coup de foudre pour le complexe du Castor

Mercredi 25 mai 2011

Jodie Foster craque pour un scénario, le complexe du Castor et propose au producteur Steve Golin, de le tourner alors qu’il était déjà entre les mains d’un autre réalisateur. Tout compte fait c’est elle qui l’a finalement tourné avec Mel Gibson comme acteur  vedette, alors que Jim Carey et Steve Carell avaient envisagés tout d’abord pour ce rôle. Elle s’investit doublement, réalisatrice  tatillonne, mais aussi interprète, pour l’occasion, la femme de Mel Gibson dans ce drame familial. Jodie Foster s’entoure toujours dans ses tournages de personnes qu’elle connait très bien. La réalisatrice, très impliquée dans ce nouveau long métrage, n’a rien laissé au hasard. Très exigeante, elle avait l’œil partout et des idées bien arrêtés. Elle a souhaité pour ce film, des costumes et des décors réalistes, mais encore des décors sobres et dépouillés, ce qu’elle a obtenu. Elle vient de présenter le Complexe du Castor, tourné pour la première fois en Cinémascopes,  à Cannes hors compétition. Voilà un film très original qui peut vous permettre de passer un excellent moment, chose bien difficile à bouder par les temps qui courent.

Zapaterro les Indignados veulent ta peau

Mardi 24 mai 2011

L’Espagne est au cent coup. Depuis plus d’une semaine les  “indignados”, les “indignés” en bon français, manifeste sur toutes les grandes places des grandes  villes espagnoles. Depuis le 15 mai, des milliers de Madrilènes occupent la plus grande place de la capitale, initialement “la Puerta del Sol”, rebaptisée pour l’occasion “Plazza de la Solidaridad”, tout un programme. Dans le collimateur des manifestant, le chômage, les mesures de restriction de budget et la mise en place d’un plan de rigueur draconien. Madrid oui, mais aussi Barcelone, Valence, Bilbao entre autres, vivent aussi le même scénario mis en place par les “indignados”. On retrouve le même principe citoyen et la fédération par Facebook ou Twitter, comme on en a connu en Tunisie, en Égypte et dans bien d’autres pays encore. Les syndicats sont dépassés, nous vivons une véritable révolution sociétale, celle des mouvements spontanés qui naissent sur la toile. Les politiques devront dorénavant bien calculer cette force  et ses répercutions qui leur échappent encore, mais jusqu’à quand ? On est fait et défait sur le net à la vitesse de la lumière…

Cannes c’est fini

Lundi 23 mai 2011

Une palme qui nous laisse sans voix, et surtout sans image de celui qui reste très discret qui est d’une maladivement timide et fuit les caméras tout en la maniant à ravir. Terrence Malick, qui se fait rare,  était favori et l’obtention de cette récompense suprême pour son film the Tree of the life  n’est donc pas une surprise La France n’est pas en mal de récompenses non plus. Au paroxysme de l’émotion,  Maïwenn, tout juste 35 ans,  reçoit le prix du jury, haute distinction, pour cette jeune réalisatrice française pour son dernier film Polisse. Les interprètes féminines des films de Lars Von Trier décidément sont à l’honneur. L’an dernier Charlotte Gainsbourg avait obtenu le prix d’interprétation féminine, cette année c’est au tour de Kristen Dunst pour Melancholia, le jury a intelligemment fait la différence entre l’œuvre du danois et la personnalité controversé du réalisateur. Toute la presse parle de The Artist qui a valu à Jean Dujardin une véritable consécration. C’est un signe fort pour cet acteur français qui crève l’écran sans mots ni couleurs. Pour une fois, au terme du 64e festival, les distinctions ne soulèvent aucune polémique. Le jury, sous la présidence de Robert de Niro, a été très consensuel  dans l’attribution de ses prix. Vive le cinéma et vive le prochain festival qui nous apportera sans nul doute encore une fois une multitude de nouveaux talents et la consécrations des valeurs sures.

Let’s Recap…récapitulons

Dimanche 22 mai 2011

Muséum d’histoire naturelle de la Rochelle

Samedi 21 mai 2011

Il y a des jour vous êtes contrarié dans vos projets et ravi à terme de l’être. Partant pour une ballade matinale dans un jardin de la Rochelle devant la porte close on termine dans le musée qui le jouxte, et on se dit en sortant : “Comment ai-je fait pour ne pas y rentrer plus tôt? Il est vrai que pour beaucoup quand ils voient Muséum d’Histoire Naturelle, ça ne les fait pas rêver, et bien comme c’est dommage! Si vous passez à la Rochelle, ne rater surtout pas celui de cette ville portuaire hyper touristique, dont on ignore souvent tout sauf son port gardé par les tours majestueuses que l’on observe depuis un café. Aller Place de Verdun, prenez la rue Albert Ier au 28 vous découvrirez une perte de muséum comme on a rarement l’occasion d’en visiter.

Sur cinq niveaux dans 32 salles, c’est à dire près de 2 300 m2 vous découvrirez pas moins de 10 000 objets, une collection riche et rare à ne surtout pas rater. Une fabuleuse collection naturaliste et ethnographique rassemblée avec passion depuis le XVIIIe, siècle des lumières, est magnifiquement sténographiée, dans un muséum totalement restauré en 2007.

Vous circulez entre tradition et modernité dans des salles qui fleurent bon une architecture tricentenaire intelligemment revisitée. On circule d’un monde à l’autre, d’une espèce à l’autre, d’une ethnie à l’autre, flirtant entre la magie, la religion passant allégrement du sacré à l’universel.

Tout est là pour aiguiser la curiosité, la passion. On peut comprendre la fierté des Rochelais qui ne tarissent pas d’éloges sur ce musée incontournable.

Un conseil, après cette invitation au voyage au sein de la culture humaine dans ce qu’elle a de plus noble et de plus naturelle, finissez votre  visite dans les jardins somptueux de ce Muséum hors norme.

Lars Von Trier se fait Hara Kiri à Cannes

Vendredi 20 mai 2011

Décidément ce mois de mai 2011 est riche en rebondissements divers et variés. Si le climat nous joue des tours, il n’est pas le seul.  Même si la sagesse populaire dit : “‘En avril ne te découvre pas d’un fil et en mai fait ce qu’il te plait” , il semble que nos politiques et nos people soient victime d’un véritable coup de chaleur. A la lecture des communiqués et à la vision des vidéos on a du mal  à en croire nos yeux et nos oreilles. Alors que l’affaire DSK monopolise encore tous les médias, à tel point que l’on a la sentiment que  le festival de Cannes devient un épiphénomène, voilà qu’à nouveau Lars Von Trier fait parler de lui.  Tout comme l’an dernier, le sulfureux réalisateur Danois défraie la chronique. On se souvient qu’en 2010, son film Antichrist lui avait valu des sifflets et une mise à la marge retentissante. Pourtant Charlotte Gainsbourg avait obtenu  pour son rôle dans le dit film la palme de la meilleure actrice. Pour continuer, semble-t-il dans sa droite lignée, cette année ce sera son attitude provocatrice et de mauvais goût qui lui vaudra l’exclusion pure et simple de la croisette. Mais quelle mouche l’a donc piqué ? D’ordinaire le réalisateur est absent du festival, prétextant ne pas supporter l’avion. Exceptionnellement  présent pour le 64e festival, c’est lors d’une de ses interviews qu’il lance au détours de son propos, deux phrases qui vont faire l’effet de véritables bombes : “Je comprends Hitler” et “Israël fait vraiment chier”. Décontextualisées, il est évidement  que c’est une intolérable provocation digne d’un Jean-Marie le Pen au sommet de son art. La sanction est immédiate et sans appel, Lars Von Trier est considéré comme personna non gratta et prié de quitter instamment  le festival. Son œuvre quant a elle, Melhancolia, fait toujours toujours partie de la compétition pour briguer la palme d’or.

Le choc culturel franco américain

Jeudi 19 mai 2011

Un très bon article de Lorraine Millot dans le journal Libération pose bien le sujet avec un titre choc :” Laxisme” contre “puritanisme”. C’est en effet le grand écart entre deux cultures, qui n’ont pas du tout les mêmes valeurs. Nous trouvons de notre côté de l’Atlantique ridicule les excès du puritanisme américain qui aime pourfendre ses champions, les brûler au bûcher des vanités sous les yeux d’une presse enragée qui fait ses choux gras de l’adultère décliné sous toutes les ondes et sur tous les tabloïds américains. Bill Klinton, TigerWoods, et actuellement Arnold Schwarzenegger qui est sur la sellette et doit, selon les us et coutumes,  faire lui aussi  des excuses publiques pour tenter d’éviter une déchéance totale et programmée.  Vue de loin, cela prête à rire,  mais avec l’affaire DSK, le champion promis à une nouvelle gauche battante, directeur du puissant FMI, on fait plutôt grise mine. Un anti américanisme primaire se met alors en place dans toutes les discutions de comptoir. Arthur Goldlhammer, chercheur à Harward n’hésite pas à dire : ” Les États-Unis aussi sont un pays compliqué, où l’on ne peut prédire qui survivra à un scandale sexuel et qui n’y survivra pas”. Le côté Maoïste, Staliniens ou inquisiteur de la société américaine contemporaine fait froid dans le dos. Par ailleurs l’aspect laxiste français choque de la même manière outre Atlantique. En France ce n’est pas un secret et DSK ne s’en cache pas, qu’il aime les femmes et pas que la sienne, même si cette dernière ne cesse de dire à qui veut l’entendre, “qu’ils s’aiment comme au premier jour”.

Depuis sa nomination comme directeur du FMI, DSK passe pour “womanizer”, mais n’en demeure pas moins très respecté dans les milieux financiers. En 2008 le conseil d’administration avait de ce fait consenti à passer l”éponge sur sa relation avec la Hongroise PirosKa Nagy, cette fois DSK a démissionné compte tenu de la gravité des faits. Curieusement notre société française s’américanise de plus en plus avec l’avènement du web et tout particulièrement des sites communautaires comme face book.

La conquête de la croisette

Mercredi 18 mai 2011

Aujourd’hui tout le monde attend l’événement sur la croisette, mais aussi dans vos salles de quartier, la sortie du film La Conquête de Xavier Durringer, avec un remarquable scénario de l’imminent et impertinent Patrick Rotman. Genèse délicate pour un film qui a rendu les sponsors et financiers fébriles et frileux, on se demande bien pourquoi ? Du coup le tournage fut peu évident compte tenu du sujet du film, Nicolas Sarkozy lui-même décrit dans sa fulgurante ascension pour la magistrature suprême du pays. Il coule de source qu’aucune administration n’a pris le risque de collaborer, sans compter qu’elles n’ ont pas hésiter, dans la mesure de leurs compétences, à  faire barrage autant que faire ce peut, à un projet qui dérange. Il faut aussi signaler, qu’en France c’est une première, jamais encore un film n’avait été réalisé sur un président vivant et en exercice, nous ne sommes pas en Amérique, nous l’apprenons actuellement tous les jours. La cerise sur le gâteau, c’est que ce long métrage  soit présenté à Cannes en plein festival, même s’il est hors compétition. Du reste pour ce film hors norme, il fallait un acteur considérable. Denis Podalylès, sociétaire de la Comédie Française s’avère dans ce rôle plus vrai que  vrai, tant le mimétisme est troublant. Bernard le Coq dans son  interprétation de Jacques Chirac est remarquable. Quant à Florence Pernel, elle est totalement Cécilia. Que dire de plus sinon que ce sera certainement l’événement de la croisette qui éclipsera sans nul doute, Mignith in Paris de Woody Allen où apparaît Carla Bruni-Sarkozy et qui fit l’ouverture du festival. C’est un film incontestablement à voir et à déguster sans modération.