Articles taggés avec ‘Isabelle Huppert’

Ils sont nés ou morts un 16 mars

Lundi 16 mars 2015

L’actrice française,  est née le 16 mars 1953 à Paris

Le syndicaliste français, Marc Blondel, né le 2 mai 1938 à Courbevoie (Seine), est mort le 16 mars 2014 à Paris. Pour en savoir plus cliquez ici

Huppert nous rejoue Mme Bovary

Mercredi 11 juin 2014

Décidément Isabelle Huppert n’a jamais cessé de nous étonner. Après avoir joué au travers du monde dans la pièce Un Tramway nommé désir et il y a peu dans le rôle d’Araminte  dans les Fausses Confidences, on l’a retrouve dans La Ritournelle le dernier film de Marc Fitoussi. Totalement à contre-emploi l’actrice déjoue une fois de plus les attentes des spectateurs en incarnant une sorte de “Madame Bovary” mariée à Xavier un éleveur bovin interprété par le très sensible Jean-Pierre Daroussin. Elle semble s’amuser beaucoup dans ce rôle loufoque de Brigitte qui fuit la routine rurale  en allant s’encanailler à Paris, et une fois de plus nous démontre qu’elle peut tout jouer.

Cette comédie romantique décline quelques poncifs du genre et il faut bien tout le talent de ce couple d’acteurs remarquables pour nous faire croire que les histoires d’amour ne finissent pas toujours mal en général.

La Religieuse ne défraie plus la chronique

Jeudi 21 mars 2013

Curieux hasard de calendrier. Alors que François le nouveau pape argentin célèbre la messe qui va l’introniser et redonne espoir à toute la communauté catholique mondiale, le brûlot de Diderot l’encyclopédiste est à nouveau adapté sur nos écrans. Près de 5O ans après la Religieuse de Jacques Rivette sorti en 1966 et censuré, cette nouvelle version de Guillaume Nicloux est passée comme une lettre à la poste et n’a levé aucune protestation de l’Église jusqu’à ce jour. Au couple Micheline Presle Anna Karina succède Isabelle Huppert et Pauline Etienne, une jeune belge qui promet.

Le réalisateur a demandé à ses actrices de véritables performances, déjà de fonctionner avec fort peu d’indication pour garder un plus grande fraîcheur puis et c’est le pire de passer devant les caméras sans aucun maquillage nues et crues dans leur cornette. Il raconte à propos du livre de Diderot :”Les sujets traités dans La Religieuse sont des plus modernes. La révolte d’une jeune femme face à l’autorité, son combat sans relâche pour sa liberté, le droit à la justice, le refus de se résigner, la lutte contre l’arbitraire. Le plus intéressant c’est l’évidente contemporanéité du sujet et l’impact qu’il produit sur de jeunes personnes…”

L’ex miss météo du grand journal est rentrée dans les ordres l’espace d’un film…en mère supérieure

Guillaume Nicloux a fait le choix d’un éclairage aux bougies pour réchauffer les tons de la pellicule. Voilà un film à voir déjà pour rencontrer Diderot et avoir envie de le lire.

In another country pour Isabelle Hupert

Jeudi 18 octobre 2012

Grande admiratrice du réalisateur Hong Sang-Soon, notre Isabelle Huppert nationale sait partir à l’aventure n’hésitant pas à faire totalement confiance à ses intuitions. Elle ne savait rien ou presque du film si ce n’est qu’il allait se tourner en équipe restreinte dans la petite station balnéaire de Mohang-ni à trois heures de Séoul. C’est le retour du Coréen en compétition officielle et ce film fut salué par huit prestigieuses nominations à l’occasion de la 65ème édition du Festival de Cannes. C’est bien évidemment un film d’auteur, Isabelle Huppert a toujours su privilégier ce genre qui lui colle à la peau et a fait de sa filmographie une des plus remarquables au monde. Elle interprète trois rôles, trois Anne différentes, sorte de schizophrénie artistique, genre qu’elle prise particulièrement. Autre détail que raconte l’actrice et qu’elle a apprécié au plus au point : “Il écrit ses scénarios tous les matins puis vous glisse les pages sous la porte, et là il faut apprendre le rôle très vite parce que c’est en anglais et c’est très détaillé.” Spontanéité à la limite de l’improvisation, tout le registre d’une grande comédienne est là, un film a découvrir si l’on est curieux et surtout fan d’Isabelle la magnifique.

Elle vit son pire cauchemar au cinéma

Mercredi 9 novembre 2011


Il paraît évident  qu’une nouvelle tendance voit le jour dans le cinéma français et plus particulièrement en ce qui concerne les comédies. La semaine dernière nous avons parlé des Intouchables, avec Mon pire cauchemar, il semble que Anne Fontaine boxe dans cette nouvelle catégorie, incompatibilité sociale et culturelle. Cette fois ci c’est la grande bourgeoise cérébrale qui fait peur aux hommes qui ,par la volonté tyrannique d’une amitié d’enfant, se retrouve à coexister avec un prolo, vantard alcoolique et dragueur tout en gueule. Benoît Poelvoorde  s’est dit très impressionné tout d’abord par cette grande actrice qu’il admire depuis toujours, mais chassez le naturel il revient au galop. Cela devient son pire cauchemar, et certainement qu’Isabelle Hupert a dû se remettre en cause dans ce film, déjà question tolérance en décibels. La recette  Anne Fontaine, est de prendre deux acteurs excessivement typés et les faire jouer dans des registres inattendus. Voilà un film à voir encore une fois pour un beau jeu d’acteurs, parce qu’en ce qui concerne l’histoire, cela risque de faire bientôt sucé et resucé jusqu’à la corde.

Eva Ionesco, My Little Princess.

Mercredi 29 juin 2011

L’actrice Eva Ionesco signe avec My Little Princess son premier film en tant que réalisatrice, présenté  à la Semaine de la critique à Cannes. Eva Ionesco filme cette autobiographie avec pudeur. Elle aborde la complexité de la relation mère fille doublée de celle d’une artiste et de sa muse. La réalisatrice, aussi photographe depuis de longues années, connait parfaitement son sujet. Sa mère Irina Ionesco, interprétée par une Isabelle Huppert blonde platine hollywoodien pour l’occasion, fut une icône de la photo érotique des années 70. Elle devint célèbre grâce aux photos de sa fille Eva,  jouée par une jeune roumaine, Anamaria Vartolome, qui débute au cinéma. Au départ pour l’enfant c’est un jeu, une manière de plaire d’attirer l’attention d’une mère qui ne l’élève pas.  Puis viendra l’heure de la révolte et de l’affrontement. Le sujet est complexe, brûlant, il aborde un énorme tabou, la pédopornographie . Il est évident que la réalité est bien plus crue que son film, la réalisatrice l’avoue aisément. Actuellement en procès avec sa mère pour certains clichés, Eva Ionesco semble,  sinon l’excuser ,tout du moins l’épargner, dans ce long métrage et dit :” Mon obsession première n’est pas de régler mes comptes”. My Little Princess pointe du doigt une question qui fait toujours polémique : au nom de l’art, peut-on briser l’enfance de sa fille et l’emprisonner dans les clichés destructeurs d’une Lolita trash ? Le personnage d’Eva photographiée  par sa mère inspirera Louis Malle  qui l’évoquera dans son film La Petite.  My little Princess débute une trilogie et l’on suivra dans le second volet, Violetta qui à 13  ans deviendra l’égérie du Palace comme le fut Eva à son âge.

Sans queue ni tête, et alors ?

Mercredi 29 septembre 2010

Il était bien tentant pour la plume acérée des critiques cinématographiques de rebondir sur le titre du dernier long métrage de Jeanne Labrune qui arrive aujourd’hui sur nos écrans. L’Express n’a pas raté l’occasion en titrant son article : “Tout est dit dans le titre du film”. Le Figaro et quelques autres magazines ou quotidiens ne sont guère plus tendre. La critique en général semble unanime pour tacler cette démonstration qui marque le retour de la réalisatrice,6 ans après une trilogie de comédies : ça ira mieux demain, c’est le bouquet ou encore Cause toujours. Jeanne Labrune ayant fait des études de littérature et philosophie, revient semble-t-il à ses premières amours, avec “Sans queue ni tête”, mêlant ici prostitution et psychanalyse. Elle n’a pas convaincu et alors ? Ce mélange détonnant reste un nouveau champ d’investigation  pour l’incroyable Isabelle Huppert qui n’a jamais fini de nous étonner en passant son temps, pour notre plus grand plaisir, à briser son image. Rien que pour apprécier et assister à ce nouveau challenge de l’égérie de Chabrol, ce film vaut certainement que l’on s’y intéresse. De plus quand la critique s’acharne à ce point sur une œuvre, cela cache soit une perle soit un nanar. Donc si vous êtes joueur courrez y et faites vous une opinion personnelle, cela reste encore la meilleure.

Cannes c’est aussi “la foire aux commérages”, signé Isabelle Adjani

Mardi 26 mai 2009

alain-resnaisEst-ce vraiment une surprise, ce prix, cousu main, fait sur mesure, qualifié de Prix exceptionnel du Festival de Cannes? Fallait-il consoler Alain Resnais qui, à 87 ans, n’a plus rien à prouver et dit : ” Un film est quelque chose sur lequel on ne réfléchit pas mais qui doit vous entraîner. Je laisse pousser les films comme des herbes folles”. Pour Pascal Mérigeau du Nouvel Observateur “Les herbes folles”, “C’est un peu, en cent minutes, tout ce que le cinéma peut offrir”. Sans aller jusque là, il semblerait que le réalisateur français ait réalisé le film le plus inattendu, le plus créatif et le plus jeune de toute la sélection officielle, mais une nouvelle fois Resnais repart sans palme d’or. Quant à Charlotte, digne fille de son Gainsbarre de père, elle n’a pas fait semblant d’être actrice et décroche le prix d’interprétation féminine non contesté, dans Antichrist de Lars Von Trier, honni de tous. L’actrice de 37 ans a souhaité partager son prix avec le réalisateur et a ajouté : “il m’a permis de vivre d’expérience la plus intense, la plus douloureuse et la plus excitante” jusqu’à présent. Après le grand prix du jury offert au Prophète, grand chouchou de la critique, de Jacques Audiard, il était entendu que la palme d’or allait être attribuée à Michael Haneke, cinéaste autrichien dont Isabelle Huppert est une des actrices fétiches avec Juliette Binoche. Il semble que le 62e festival de Cannes fut fortement marqué par sa présidente, à tous les niveaux, jusque dans le choix de celui ou celle qui remettrait la palme d’or, sans commentaire !

2009, un festival de Présidentes !

Mardi 6 janvier 2009

Après Charlotte Gainsbourg qui présidera les Césars 2009, voilà qu’Isabelle Huppert succèdera à Sean Penn à la présidence du jury du festival de Cannes. Le fait est assez rare pour qu’il soit souligné. Après Liv Ullmann, Jeanne Moreau et Françoise Sagan, elle sera donc la quatrième femme à accéder à ce rôle prestigieux.

“Je suis très heureuse et très fière. Cannes et moi, c’est une longue histoire et ce prochain rendez-vous scelle définitivement mon amour pour le festival, et donc pour le cinéma mondial” Cette actrice caméléon a tourné depuis 1970 dans pas moins de 80 films. Lors de sa brillante et audacieuse carrière elle a reçu deux prix d’interprétation à Cannes justement, en 1978 dans “Violette Nozière” et en 2001 dans “le Pianiste”, sans oublier un César en 1996 pour la “Cérémonie” de Chabrol, son réalisateur fétiche avec lequel elle a tourné sept films.

L’actrice vient d’être sacrée le 1er Janvier , officier de la Légion d’honneur, 2009 sera-t-elle l’année Isabelle Huppert ?

Lire aussi “Charlotte for ever” publié le 24 novembre 2008.