Archive pour la catégorie ‘Nalair’

Images de la semaine selon Nalair

Dimanche 15 septembre 2013

La disparition de l’humaniste Albert Jacquard, celui pour qui d’après Axel Kahn, : “l’humanité des hommes était son combat”.

Accord de Genève américano-russe entre les ministres des affaires étrangères John Kerry et Sergueï Lavrov qui donne une semaine à Bachar el Assad pour présenter la liste et la localisation de ses armes chimiques

Samia Ghali, un parcours atypique

Samedi 14 septembre 2013

Compte tenu de l’actualité Marseillaise, il est assez fréquent de voir sur les médias nationaux la maire du 8e secteur de Marseille,  sénatrice depuis 2008, faire fi de la langue de bois et parler avec ses tripes. Il faut dire que Samia Ghali a un parcours totalement  atypique, c’est le moins que l’on puisse dire. Elle a connu une ascension sociale hors du commun qui l’a menée des bidonvilles du côté de Bassens au Sénat. “Les souffrance de mon passé …m’aident à faire de la politique autrement” dit-elle. Pourtant :”Je vis dans la peur que mes enfants soient victimes de la drogue”, avoue-t-elle.  A l’origine de son engagement politique, une professeur de français qui la repère et lui demande de l’accompagner dans une réunion du PS. Sa voie est alors toute tracée, aider ses concitoyens autant que faire se peut, en embrassant la carrière politique. Elle ne jure que par le terrain où elle est fort appréciée parce qu’elle s’investit à fond, n’hésitant pas à mettre les mains dans le cambouis. Cette Marseillaise reste un cri d’alarme pour que les choses ne s’aggravent pas dans sa ville. Pour tenter de faire bouger les lignes elle continue à interpeler rudement son propre camp, quitte à se voir désavouer au sommet. Elle reste encore à ce jour la “dure à cuire” de son enfance. Ce qui fait toute sa différence, c’est qu’elle se bat sans compter pour ce qu’elle croit juste, au risque de se perdre. Mais n’est-ce pas là la vraie fonction d’une personnalité politique ?

Un grand humaniste vient de disparaître

Vendredi 13 septembre 2013

Présenté comme l’un des généticiens les plus doués de sa génération, Albert Jacquard vient d’être emporté le mercredi 11 septembre par une forme de leucémie. Ce polytechnicien a tout d’abord travaillé pour la SEITA puis, après un bref passage au Ministère de la Santé Publique, rejoint l’Ined (l’institut nationale des études démographiques. Mais à l’approche de la quarantaine il :”s’aperçoit qu’on n’est pas éternel et qu’on ne veut pas gâcher sa vie à des choses dérisoires”. Il choisit alors d’aller étudier la génétique des populations dans la prestigieuse université américaine de Stanford, avant de passer deux doctorats et génétique et biologie humaine. Il enseignera tout en devenant expert pour l’OMS (l’organisation mondiale de la santé). La liste est longue de ses actions et publications pour favoriser la vulgarisation scientifique. Philosophe et militant de gauche, il s’arqueboute contre les méfaits du libéralisme. En 1990 il met son aura au service des mal logés et des sans papiers auprès de compagnons de combats comme l’Abbé Pierre ou Mgr Gaillot. Pour Axel Kahn, : “l’humanité des hommes était son combat”. Celui qui avait écrit L’éloge de la différence en 1981 avant de nous quitter nous a légué quelques pensées à méditer comme celle-ci :”Il faut prendre conscience de l’apport d’autrui, d’autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande”.

Gibraltrar sur vos écrans

Jeudi 12 septembre 2013

Le scénariste de Mesrine ou d’un Prophète, Abdel Raouf Dafri, a adapté le livre de Marc Fiévet , l’Aviseur, et a travaillé avec le réalisateur Julien Lecrec pendant près d’un an avant de tourner Gibraltar. Pour son troisième long métrage le jeune metteur en scène s’est inspiré de faits réels et a souhaité :”faire un polar sous tension au Soleil”. Voilà donc une histoire qui se passe dans l’univers trouble des narcotrafiquants. Marc, un français expatrié à Gibraltar, interprété par Gilles Lellouche, joue un infiltré pour le compte des douanes françaises.

Voilà l’occasion de voir un action un très bon trio masculin, avec Gilles Lellouche,  l’incontournable Tahar Rahim  et le charismatique Ricardo Scamarcio dans le rôle d’un puissant importateur de cocaïne.  Sur ce film la presse comme souvent est très partagée. Pour le Monde  ”c’est une reconstitution précise mais sans pesanteur”, pour le Figaro “rien ne sonne vrai”. L’important n’est-il pas de se faire une idée personnelle avant tout ? Alors bonne toile !

On n’y croyait plus

Mercredi 11 septembre 2013

Si l’on s’en tenait qu’au score, 4 à 2 pour les bleus contre la Biélorussie on pourrait être satisfait, et pourtant … Ce fut un match des plus décousu et inattendu. La première mi-temps montre une équipe de France sans jus qui ne trouve pas son rythme et qui n’a pas d’inspiration. Quant tout à coup sur un corner les bélarusses trompent Hugo Lloris qui fait une faute impardonnable. Pour sa 50e sélection le portier des bleus, qui a si souvent été irréprochable craque. Il s’en veut énormément, on  le sent fragile, désemparé. Le doute s’installe sur le banc comme sur le terrain. Le bilan de la première mi-temps est cauchemardesque pour les français.

Mais voilà, Zorro Ribéry est arrivé. Après un début de seconde mi-temps du même tonneau, le munichois se fait faucher dans la zone par le portier et obtient un pénalty, à la 47 e minute, qu’il transforme remettant les compteurs à zéro. Enfin les bleus coupent avec une malédiction de 526 minutes sans marquer. Il faut remonter à 1925 pour retrouver une telle mauvaise passe. On se prend à espérer, mais c’est sans compter sur la méforme de Lloris qui fait une nouvelle faute de mains. Les bélarusses reprennent l’avantage. Heureusement Ribéry, toujours aussi offensif finit par retrouver la voie des buts à la 64e minute, redonnant foi aux bleus qui enfin se lâchent.  C’est  grâce à deux buts coup sur coup, l’un de Nasri, l’autre de Pogba à la70e et à la 73e que l’on peut enfin pousser un ouf de soulagement,  parce que franchement on n’y croyait plus. Maintenant le plus dur reste à faire.

Aux États-Unis la guerre médiatique est déjà déclarée entre Bachar el Assad et Barack Obama

Mardi 10 septembre 2013

Suite à l’impasse du G20 sur la Syrie, le chef de la diplomatie américaine est passé à l’offensive. Après avoir obtenu samedi un” soutien politique ” des Européens à une “réponse claire et forte” aux attaques chimiques, John Kerry  a poursuivi dimanche et lundi ses consultations, entre autres auprès de ses homologues de plusieurs pays arabes.

Pendant ce temps , cherchant à passer un message au peuple américain, Bachar el Assad a répondu à une interview de CBS où il a “nié avoir quelque chose à voir dans cette attaque”. Non content de cela, il menace ouvertement les États-Unis et déclare qu’en cas d’attaque : “Attendez-vous à tout”. Quant à Obama qui va vivre une des pires semaines de ses mandatures, il n’a pas hésité à donner 6 interviews aux plus grandes chaînes avant de s’adresser aux américains depuis le bureau ovale de la Maison Blanche. Le vote du Congrès américain est encore très incertain et l’administration Obama n’a plus que trois jours pour convaincre. Cherchant un dénouement politique, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, vient de demander à Bachar el Assad “de placer son stock d’armes chimiques sous contrôle international et ensuite à le détruire”. L’échéance approchant, il semble que les lignes bougent, chaque camp se déclarant une véritable guerre médiatique. Maintenant en ce qui concerne un hypothétique dénouement politique, il reste encore fort à faire.

Parker comme à la parade

Lundi 9 septembre 2013

Les trois premiers quarts temps sont hyper serrés, la France mène difficilement 58 à 57 face à l’adresse insolente des ukrainiens super motivés. Après quelques minutes de repos Tony Parker fait une entrée aussi déterminante que fracassante. Il organise la révolte des bleus qui ont du mal à se défaire de cette équipe d’Ukraine. Dimanche à Ljubljana, durant les 5 dernières minutes, Tony montre qu’il est bien le patron sur le plancher en réalisant une fin de match éblouissante. Comme à la parade il engrange 15 points sur les 19 marqués, ce qui permet à la France de triompher 77à 71 face de l’Ukraine et de prendre la première place du groupe A. Il s’agit maintenant d’atteindre les 1/4 de finale, objectif annoncé par les tricolores  en cet Euro 2013.  Tony Parker reste le leader incontesté de cette équipe de France en panne d’attaque, avec 28 pts marqués, seul Boris Diaw a pu lui donner un coup de main avec 15 pts. Si seulement Deschamps avait un clone de Parker dans son équipe, cela changerait certainement la physionomie des rencontres de foot tricolores, qui se soldent par des nuls à répétition. Mais bon faut pas rêver !

Léa Seydoux avec ou sans voile pour Lui

Samedi 7 septembre 2013

Voilà un événement assez inattendu dans une presse papier en déclin, le magazine mythique des années 70 Lui est réédité et vient de sortir en kiosque jeudi dernier. Lui c’était un peu  le Playboy à la française. Il avait été créé en 1963 par Daniel Filipacchi avec les bénéfices de Salut les copains, surfant sur la libération sexuelle de l’époque. le magazine a disparu en 1994 avec l’avénement d’Internet. Les multiples reprises du titre l’entrainèrent petit à petit à devenir un magazine à caractère pornographique trimestriel de 2001 à 2006.

Voilà que le titre est à nouveau acheté par Jean-Yves le Fur, celui même qui avait lancé DS fin 90. Il s’agit pour lui de faire confiance à nouveau à son flair, comme l’avait fait Daniel Filipachi en son temps, voulant un magazine luxueux et international. L’écrivain, réalisateur, personnage de la jet set, Frédéric Beigbeder en devient le rédacteur en chef qui affiche une ambition “esthétique et intellectuelle”.  Ce dernier reconnait que cette nouvelle version de Lui est “un caprice d’enfant gâté”. Pour ce premier numéro exceptionnellement tiré à 350 000 exemplaires, l’incontournable Léa Seymoux “lève le voile”,  mise à nue par la plume de Beigbeder et sous l’objectif de Mario Sorrenti. On ne change pas une formule qui a fait ses preuves, mais voilà cela est-il toujours d’actualité ?

Valérie Benguigui s’éclipse en toute intimité

Vendredi 6 septembre 2013

La comédienne Valérie Benguigui est décédée lundi 2 septembre des suites d’un cancer du sein et serra inhumée dans la plus grande intimité aujourd’hui. Cette année elle avait obtenu le César du meilleur second rôle féminin dans le film le Prénom réalisé par Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, tiré d’une pièce éponyme. Ce fut, pour cette spécialiste de la comédie, sa dernière apparition au cinéma. Après avoir suivi le Cours Florent et l’école du Théâtre de Chaillot, elle avait commencé sa carrière à la télévision dans Palace de Jean-Michel Ribes mais tourne aussi dans le film de Francis Huster On a volé Charlie Spencer. Actrice aux mille et un possibilités elle est très souvent cantonnée dans des seconds rôles que ce soit à la télévision au théâtre ou au cinéma. Elle s’adonne aussi à la mise en scène des spectacles comiques de Valérie Lemercier et Charlotte de Turckheim. Sa carrière cinématographique décolle vraiment après sa prestation dans La vérité si je mens de Thomas Gilou en 1997. Elle est irrésistible dans le rôle d’Alice du film de Lisa Azuelos, Comme t’y es belle ! Saluons celle qui en toute discrétion nous a fait si souvent mourir de rire avant de disparaître.

Visite historique à Oradour sur Glane

Jeudi 5 septembre 2013

Le 10 juin 1944, l’armée nazie  commet une de ses pires atrocités en France en massacrant 642 habitants à Oradour sur Glane. Rien n’est irréversible entre les peuples qui se sont fait la guerre, la preuve en a été donnée mercredi lors de la visite conjointe des présidents allemand et français à Oradour sur Glane. C’est l’occasion aussi de montrer que la notion de crime contre l’humanité est certes de l’ordre du passé mais toujours d’une actualité brulante, avec l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. Voilà une visite historique dans le cadre du voyage d’État d’un président de l’Allemagne fédérale qui était encore impensable il y a quelques années.

François Hollande et son homologue allemand, Joachim Gauck, main dans la main, veulent réaffirmer par ce geste fort, comparable à celui de Verdun entre François Mitterrand et Helmut Kohl, que la réconciliation franco allemande a tourné la page tout en conservant un devoir de mémoire.