Articles taggés avec ‘L’Elysée’

Rachida Dati en disgrâce

Vendredi 9 avril 2010

datiCelle qui, tout sourire, gravissait en Chanel ou Dior quatre à quatre les marches de la célébrité politique, au grand dam de beaucoup, dégringole dans le hit parade des favoris. Voilà que le temps passe et son heure avec. Cette nouvelle venue avait pourtant les dents longues et les faveurs de l’Élysée, rien ne semblait pouvoir lui résister. Elle a même fait partie un temps du G7,  sorte de garde rapprochée politique du président de la République. Après un vent de réformes, une fronde de magistrats, s’ensuit la perte de son poste de ministre et son exil à Strasbourg. Rien ne va plus pour notre Rachida bling bling qui dégringole de son piédestal à la vitesse grand V. La voilà à terre qui crie à la calomnie quand on lui prête la maternité de quelques ragots sur le couple présidentiel. L’heure est à la lapidation en règle orchestrée sournoisement par médias interposés. A la cour de Nicolas Sarkozy le ridicule ne tue pas encore mais amoche pas mal, Rachida pourra certainement en parler, mieux que personne. A l’heure de la parité et de l’ouverture sarkozienne, être une femme souriante issue de l’immigration était un gage de réussite, mais avec le temps va tout s’en va, y compris Rachida. A quand le tour de Fadela ?

Chez Areva si nous parlions de la patronne

Mercredi 22 avril 2009

anne-lauvergeonIl devient en France à la mode de parler des gros salaires et de les épingler à la une de tous nos quotidiens, Crise oblige. Nous avons la fâcheuse habitude de ne parler que des patrons, et les patronnes alors, qu’en est-il ? Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva, est actuellement à la recherche désespérée d’argent, à l’Elysée entre autre, pour financer sa croissance, mais pas seulement. Le groupe nucléaire a vu son résultat net chuter de près de 21% l’an dernier. En la même période le directoire quant à lui ne s’est pas oublié question rémunération, Crise ou pas. Pour Anne Lauvergeon, passons sur les calculs alambiqués, l’augmentation est tout de même de 33%. Quant aux trois autres membres du directoire, Gérald Arbola, Didier Benedetti et Luc Oursel, ces messieurs doivent se satisfaire de 29% l’an dernier, galanterie oblige !

L’immortel Maurice Druon n’est plus

Vendredi 17 avril 2009

maurice-druon1L’académicien Maurice Druon est mort mardi, à presque 91 ans. Certains ont découvert l’auteur enfant, avec “Tistou les pouces verts” d’autres ado, avec “Les rois maudits”, adapté à la télévision, ce fut un immense succès. Gaulliste de cœur, il est auteur, avec son oncle, Joseph Kessel, des paroles du “Chant des partisans”, hymne des maquisards en lutte contre l’occupant allemand. Maurice Druon  était grand’croix de la Légion d’Honneur. Membre du conseil du RPR (1979-1980) puis député de Paris (1978-1981), il est élu à l’Assemblée des communautés européennes en juin 1979 mais démissionne un an plus tard. Ancien ministre des Affaires culturelles de Georges Pompidou sérieusement décrié. Maurice Clavel l’avait assassiné en écrivant que “la présence de Druon rue de Valois devrait logiquement se prolonger par celle de Guy Lux à l’Elysée et de Léon Zitronne à Matignon”. Il fut à la fois de benjamin en 1966 et depuis 2007 le doyen des Immortels. Elu secrétaire perpétuel de l’Académie Française en novembre 1985, il démissionne de cette fonction en octobre 1999. Essayiste “La culture de l’Etat” 1985, “Ordonances pour un Etat malade” 2002 et “Le Franc-parler” 2003, dramaturge “La comtesse” 1961. Concluons avec le titre de Libération “Maurice Druon, vieux réac, jeune résistant”…comme quoi tout est possible, même des erreurs de vieillesse!

Radio France, Guillon sans garde-fou, le PDG saute

Lundi 6 avril 2009

stephane-guillonJean-Paul Cluzel, ex PDG de Radio France, s’explique : “Je l’ai vu trop rarement…pour lui faire la leçon?…Que tout Radio France tourne autour de Stéphane Guillon,  je veux bien mais…” Il semble convenir que les rubriques acides du chroniqueur ont joué un rôle déterminant dans son éviction. Mais élégant, Cluzel refuse qu’on résume l’affaire ainsi. “Mon sucesseur, Jean-Luc Hees qui est journaliste, trouvera les règles de l’humour, hein? ” La mise en garde pour l’humoriste est à peine cryptée. La question est : Peut on rire de tout dans le service Publique? La liberté, consiste à faire tout ce permet la longueur de la chaîne, comme l’a dit Cavanna. Ce n’est pas nouveau que l’on est l’humour de son rédacteur en chef ! Que Guillon brocarde Dominique Strauss-Kahn ou Martine Aubry cela reste des opposants , mais qu’il s’en prenne au Président c’est une autre histoire. L’Elysée n’a pas transigé à cette provoc’ de trop du 1er avril. Raymond Devos  l’avait dit ” Le rire est une chose sérieuse avec laquelle on ne plaisante pas.”  Guillon a franchi la ligne jaune, un fusible saute, le PDG Jean-Claude Cluzel paye cash cette entourloupe. C’est un fait  indégniable, Nicolas Sarkozy a bien une politique révolutionnaire, parce qu’à l’évidence  les têtes tombent.

La nomination de François Pérol grille le feu vert

Vendredi 27 février 2009

francois-perolNicolas Sarkozy nomme François Pérol à la tête de la futur banque composée de la fusion de la Caisse d’Epargne et de la banque populaire. l’Etat aurait à terme 20% du capital de ce nouveau groupe. Le chef de l’Etat affirme que “La commission de déontologie a eu l’occasion de donner son point de vue, il sera rendu public”. En réalité la dite commission aurait pu appouver une telle promotion d’un des conseillers du Président, si elle avait été au courant, cela ne fait aucun doute. A priori elle aurait été avertie, du même coup nous aussi. “L’Elysée aurait tort de s’en priver, nos critères sont souples”, indique un membre de la dite commission qui de toute façon entérinera l’affaire le 11 mars prochain, lors de sa future session. Là encore nous assistons à un jeu de chaise musicales. Xavier Musca, directeur du Tésor, succédera à François Pérol, et sera lui même remplacé par Ramon Fernandez, énarque de 41 ans, originaire du Trésor, ancien “dircab” de Xavier Bertrand au ministère du Travail. Nicolas Sarkozy a dit, la commission fera ce qu’on lui dit , Pérol dirigera  en étant dirigé de l’Elysée. Tout va très, tout va très bien!