Archive pour la catégorie ‘justice’

Question scandales on ne sait plus à quel sein se vouer

Lundi 26 décembre 2011

Voilà un homme dont la physionomie n’est pas du tout connu et pourtant nous ne parlons que de lui. Il sera bientôt l’homme le plus détesté de la terre par la gente féminine. Jean-Claude Mas fondateur de la société  fabriquant les prothèses mammaires PIP ( Poly Implant Prothèse) est recherché par Interpol, à la demande du Costa Rica pour conduite présumée en état d’ivresse . Ce nouveau scandale sanitaire après l’affaire du sang contaminé, Servier et ses vrais faux médicaments;  sans compter les escroqueries à la Sécu, tout cela nous laisse rêveur quant à notre avenir question santé en France. Justement l’assurance maladie en accord avec le ministre de la santé, a décidé de porter  plainte  au pénal contre le fabricant de prothèses remplies de gel dangereux. Il devra donc avant tout, être retrouvé et répondre de ses actes”.

Une première sous la Ve République

Vendredi 16 décembre 2011

Pour la première fois de l’histoire de la Ve République, la justice s’en prend à un ancien président de la République, éminemment rendu sympathique par sa marionnette de super menteur. Le pouvoir judiciaire ose s’en prendre au statut d’intouchable, celui du plus haut fonctionnaire de notre Etat. Il faut dire que Jacques Chirac n’est pas jugé sur son mandat mais sur la période précédente, celle où il était à la mairie de Paris, et pour laquelle son lieutenant de l’époque Alain Jupé avait déjà condamné. Voilà en fait pas cher payé pour les magouilles et casseroles liées à une époque. Seulement  l’irrévérence du judiciaire et un signe des temps et n’a pas fini de faire couler de l’encre. Le “Je suis toc toc”  comme dit la nouvelle marionnette tout aussi sympathique de  Jacques Chirac, ce  retraité du cerveau qui finit bien mal d’après l’UMP qui le plain, voilà bien des larmes de crocodiles. Jacques Chirac condamné à deux ans avec sursis, ne fera pas appel, de toute façon sa victimisation suffira à passer l’éponge et les français garderont une pointe de sympathie pour celui qui a gouverné la France pendant 12 ans.  Celui qui représente,  Le cul des vaches, la bonne bouffe un sourire carnassier et maintenant un personnage un peu à l’ouest, restera dans la mémoire comme un président jovial qui a mal fini, le pauvre. Seule Eva Joly sort le bazooka et demande en plus de tous ses affronts qu’il démissionne du conseil constitutionnel où il ne siège plus depuis des mois. Voilà une période où nous passons d’une histoire à l’autre, plus question de couler des jours heureux et prendre une retraite bien mériter, le politique est voué à mourir au pouvoir ou en prison. La Justice semble vouloir dire après bien des difficulté qu’elle n’est pas totalement à la solde du politique et Mr le Président Sarkozy lui même est prévenu pour son après mandat, c’est  chose faite. Seul Mr Pasqua s’en sort et partira avec ses dossiers sur tout le monde et son arrogance.

Voilà encore un coup de force pour maître Kejman qui a invité le pire à celui qui pouvait perdre encore bien plus la face dans cette affaire.

Courroye et les “fadettes” illégales

Vendredi 9 décembre 2011

C’est un monde de voir le procureur de Nanterre déclaré hors la loi par la Cour de cassation dans le cadre de l’identification des sources du Monde. Le Procureur Courroye avait demandé à la DCRI, le contre espionnage, dans le cadre de l’affaire Bettancourt lorsqu’ Eric Woerth est mis en cause, les factures détaillées ou fadettes des journalistes du Monde, Gérard Davet, Jacques Folloren et Raphaël Baqué. L’objectif est clair, identifier les sources des journalistes, ce qui formellement interdit par la loi.  Cela tombe mal, Courroye est un magistrat, promu décoré présenté comme un ami par Nicolas Sarkozy. Bien entendu que des juges aux ordres il y en a eu de tout temps, et dans le procès Chirac nous l’avions déjà mentionné. Courroye quant à lui incarne la violence et l’absolutisme du pouvoir sarkozien, homme qui ne supporte pas la contradiction. Donc pour lui c’est la déception, il peut jeter son dossier à la poubelle et Le juge Zimmermann risque de le convoquer et mettre en examen le procureur juste avant Noël. Affaire à suivre…

DSK et le Carlton

Samedi 12 novembre 2011

DSK Avant

Nouvelle affaire dans laquelle DSK doit être entendu. Depuis quelques semaines déjà, l’histoire du Carlton de Lille, comme on l’appelle communément , a fait la une de nombreux journaux. Voilà une nouvelle fois DSK  qui est impliqué dans une affaire de soirées libertines organisées en ces lieux. DSK aurait envoyé des SMS à un des principaux suspects, accusé de proxénétisme. L’ancien patron du FMI serait donc entendu prochainement et probablement à ce titre. Les avocats de Dominique Strauss-Kahn parlent de “véritable lynchage médiatique”. Cela risque de refaire en effet bouillir l’encre et la faire couler à nouveau. Il faut dire que DSK c’est l’affaire croustillante de l’année. Rentré en France pour avoir la paix, ce n’est pas franchement gagné. Il sera certainement entendu comme témoin, mais il est possible qu’il soit mis en examen pour recel et abus de biens sociaux. Faut-il encore démontrer qu’il avait eu connaissance le l’aspect frauduleux de frais. Au pire il serait accusé de complicité de proxénétisme. Voilà de quoi calmer les ardeurs du plus fringants coq français.

DSK après

Neyret à la Santé, une histoire qui sent la poudre

Vendredi 7 octobre 2011

Consternation dans les milieux policiers, le numéro 2 de la police judiciaire de Lyon, Michel Neyret, est mis en examen puis écroué à la prison de la Santé  lundi dernier. Une enquête sur un trafic international de cocaïne a permis de remonter jusqu’à lui. Comment un super flic que l’on dit extraordinaire avec un brillant passé peut-il en être arrivé là?  Si les écoutes téléphoniques n’ont pas permis de l’accuser d’avoir mis en oeuvre le trafic, elles ont mis à jour des comportements illicites, une manière de rémunérer ses informateurs avec de la drogue détournée, pratique courante par le passé. Mais voilà depuis 2004 il n’est plus question d’agir ainsi et les chefs d’inculpation tombent : corruption,  trafic d’influence , association de malfaiteurs, violation du secret professionnel et bien d’autres encore. Le commissaire aurait côtoyé le “milieu” de très près et particulièrement Stéphane Alzraa et Gilles Benichou qui lui auraient prêté des voitures de luxe et offert un voyage à Marrakech. Tout cela ne sent pas très bon pour ce “play-boy, flambeur et noceur” ,comme le présente son ami Olivier Marchal, ex flic devenu réalisateur, pour qui il a accepté de jouer Neyret par Neyret, dans une saga sur le  gang des Lyonnais. Michel Neyret serait-il passé de l’autre côté du miroir?  Les enquêtes se poursuivent et le monde de la PJ en Rhônes-Alpes est ébranlé, particulièrement sur Lyon et Grenoble. Quatre autres policiers ont été récemment suspendus. En ce qui les concerne l’enquête de ces derniers elle porterait sur leur façon de travailler et la gestion des indics. Affaire à suivre.

La mort pour Troy Davis

Jeudi 22 septembre 2011

L’exécution prévue de Troy Davis avait suscité une vague d’indignations planétaire, au travers d’une pétition regroupant près d’un million de signatures, dont celles du Pape de l’ex-président Jimmy Carter ou de Susanne Valandon.Tous les recours ont été épuisés quand mardi le comité des grâces de l’Etat de Géorgie refusa de commuer son exécution en peine de prison à perpétuité et confirma sa condamnation. Les médias américains ont été cinglants à cette annonce, parlant d’”Une journée de honte” ou d’”une tragique erreur judiciaire”.  Il est vrai que doute subsiste. La culpabilité de Troy Davis n’a pas été formellement démontrée, l’arme du crime jamais retrouvée. Sept des neuf témoins clés se sont rétractés, certains évoquant même des pressions policières pour obtenir leur témoignage.  Après 22 ans dans les couloirs de la mort, durant lesquels il n’a cessé de clamer son innocence,  et l’annulation  de trois exécutions, à 42 ans Troy Davis est exécuté pour le meurtre d’un policier blanc en 1989.  Voici une affaire qui relance le débat sur la peine de mort outre- atlantique. Il faut tout de même savoir que depuis 1976,  il y a eu 1264 peines capitales dont 474 au Texas et 51 en Géorgie, et qu’actuellement sur les 50 états,  près de la moitié ont aboli la peine de mort. Concluons sur les paroles de Troy Davis qui a déclaré : “Le combat pour mettre fin à la peine de mort n’est pas gagné ou perdu à travers moi…N’arrêtez jamais de lutter pour la justice et nous vaincrons”.

2011, excellent millésime judico-littéraire pour PPDA

Samedi 10 septembre 2011

Pour PPDA, l’année 2011 est décidément un excellent millésime judico-littéraire. Tout à commencé en janvier quand les soupçons de plagiat ont défrayé la chronique à propos de la bio d’Ernest Hemingway qui devait paraître le 19 janvier. Le journaliste écrivain n’avait pas joué dans la dentelle puisqu’il était tout de même accusé d’avoir plagié un quart de son ouvrage, rien que ça, mais il n’y eu aucune poursuite.  Voici donc une nouvelle affaire, où cette fois-ci PPDA est condamné par le tribunal de grande instance de Paris pour “atteinte à la vie privée” et “contrefaçon”. La plaignante n’est autre que son ex compagne Agathe Borne,  qui a considéré que PPDA avait porté atteinte au “secret des correspondances” dans le roman, Fragments d’une femme perdue paru chez Grasset en 2009 et vendu à 75 000 exemplaires. Dans ce grand déballage de sa vie privée, allant jusqu’à exhiber des détails sur la sexualité et la santé de la plaignante, l’auteur n’ a pas hésité à utiliser des passages de leur correspondance intime sans y changer le moindre mot. Pour le tribunal, ” Les procédés littéraires utilisées ne permettent pas au lecteur de différencier les personnages de la réalité…” PPDA est donc condamné à payer 25 OOO € d’indemnités plus 8 OOO de frais. Voilà ce qui en coûte à celui dont la vie est un vrai roman et qui finit souvent par confondre fiction et réalité abusant certainement du copier- coller.

Servier n’était pas à son coup d’essai

Jeudi 8 septembre 2011

Révélations de Libération et du site du Figaro sur des témoignages “accablants” de médecins qui exposent comment le laboratoire a délibérément dissimulé la nature du Médiator. En effet en 1973 il a été présenté comme un antidiabétique  en supprimant les références aux effets coupe-faim pour une simple raison de rentabilité. Le professeur Charpentier entré chez Servier en 1968, interrogé par la justice,  affirme “que son travail avait été truqué”. Chargé de rédiger les études pour obtenir les autorisations, son témoignage est accablant. Le Figaro cite ses propos, il a dit qu’il avait été :” très étonné de voir le Médiator sortir comme antidiabétique car ça n’a rien à voir sur le plan expérimental, ni sur le plan clinique.” Autre témoin à charge, Jacques Duhault avait réalisé en 1970 une étude signée de sa main qualifiant le Médiator de “puissant anorexigène”, et rapporte que dans les années 60, chez Servier, la recherche d’une telle molécule était une priorité. Bien entendu la défense du laboratoire nie tout en bloc et accuse les témoins d’avoir des problèmes de mémoire. Mais voilà, il semblerait, d’après le docteur Irène Frachon qui fut la première à tirer la sonnette d’alarme, qu’ il soit possible que d’autres médicaments soient concernés par “ces stratégies commerciales diaboliques de tromperie”. Ce serait le cas aussi du Protelos, médicament contre l’ostéoporose, pour lequel le laboratoire aurait caché les effets secondaires. Il est probable que les laboratoires Servier soient mis en examen. Voilà un nouveau procès qui promet un beau déballage de cynisme au nom du profil.

Procès Chirac, celui de la chaise vide

Mardi 6 septembre 2011

Le procès de Jacques Chirac s’ouvre sans lui. De récentes révélations font apparaître l’incapacité de l’ancien Président de la République d’assister à son procès. Voilà donc un nouveau rebondissement  qui ne manque pas de créer un certain malaise dans la classe politique française, qui pourtant, dans son ensemble, est plutôt compréhensible à l’égard de Jacques Chirac. Si tous souhaitent que le procès soit mené à son terme, beaucoup admettent qu’il n’est pas tenu de comparaître s’il est vraiment malade comme les médecins le prétendent. Une question se posent aussi, c’est celle du statut juridique du chef de l’Etat, et pourquoi Jacques Chirac n’a-t-il pas été jugé plus tôt. L’immunité présidentielle peut-elle remise en cause ? Nous sommes encore loin de cette éventualité.  Quant au procès, le procureur Michel Maes est d’accord pour que l’ancien Président  se fasse représenter. Le juge, Dominique Pauthe, le président du tribunal chargé de juger l’affaire des emplois fictifs,  décide à son tour que le procès aura bien lieu hors de la présence de l’ancien président de la République qui sera représenté par ses avocats. Il n’y aura pas de contre expertise médicale. Le calendrier sera tenu comme il avait été prévu.

Nouvelle “bombe” dans l’affaire Bettencourt

Vendredi 2 septembre 2011

Voilà une affaire qui débute en 2007, mélange de secrets familiaux, d’argent et de manipulations d’hommes politiques, qui vient de connaître un nouveau rebondissement. La juge Isabelle Prévost-Desprez, cité dans le livre “Sarko m’a tuer”, met en cause le président de la République, ce qui fait l’effet “d’une bombe” à quelques mois du lancement de la campagne présidentielle de 2012 et relance cette affaire. Ces révélations ne seraient en fait que de simples allégations démenties catégoriquement par l’Elysée. L’ex-infirmière de Liliane Bettencourt  contredit la juge, affirmant qu’elle n’aurait dit à personne qu’elle aurait vu Nicolas Sarkozy recevoir de l’argent. Il faut dire que le contraire fut étonnant quand on sait qu’elle a confié au journal Marianne qu’elle vit dans la peur.  Elle raconte :”J”ai reçu des menaces de morts. On m’a fait savoir qu’à cause se mon témoignage dans l’affaire Bettencourt, on allait retrouver mon corps dans la Seine”.  Comment se fait-il alors qu’une magistrate,  que François Martin dans Midi libre qualifie comme “Intégre, opiniatre, indocile”,  prenne un tel risque, et que les auteurs du livre ne cherchent pas à recouper leurs informations ? La presse dénonce “un climat de peur” généralisé qui entoure cette affaire politico-judiciaire. Pour faire  bonne mesure le Monde accuse les services secrets d’avoir espionné un de ses journalistes à propos de cette même affaire. C’est clair comme dit une humoriste bien connue, “on ne nous dit pas tout” et le reste du temps on nous ment.