Le PS encore et toujours de la revue
Mardi 17 mars 2009
En fait toutes ces dernières années nous avions élus des politiques estampillés PS qui ont usé du pouvoir jusqu’à en devenir accros. Après quelques années, nous nous rendons compte que ce n’était que des politiques proches de l’UMP qui s’étaient encartés au PS, histoire de donner le change. C’est quelque peu confondant, mais force est de le constater. Pas des moindres du reste, les plus ambitieux ont sauté à pieds joints dans le train sarkoziste en partance. Strauss-Kann, Kouchner, Besson, Lang, des intellectuels, des artistes, des sportifs et maintenant Rocard. Nicolas Sarkozy nous prouve, s’il était encore utile de le faire, que la démocratie est une farce, et nous en sommes les dindons. Quel est celui qui ne s’est pas réveillé avec la gueule de bois après les années Mitterand ? Tonton nous avait trahi, certes, Jospin en avait remis une couche en étant plus chiraquien que Chirac lui-même ! Mais voilà, maintenant une farandole d’ex éléphants du PS est organisé au bal de sa majesté élyséenne. Il est vrai que la nomination de Michel Rocard a quelque chose de rafraîchissant. L’ancien premier ministre s’ennuyait ferme, son rôle d’ambassadeur chez les ours polaires va le distraire un peu. Un politique, c’est un peu comme un artiste, il n’y a pas d’âge pour finir d’être ambitieux. Et ce n’est pas à 78 ans, après s’être retiré de ses mandats européens, qu’il va songer à la retraite. La seule retraite qu’il prendra ne sera pas celle de Russie, réservé à l’actuel PS, mais celle des pôles Nord et Sud confondus eux aussi de le voir débarquer sur la banquise.

Christine Albanel perd son sang froid lors de la séance de mercredi soir à l’Assemblée nationale, à propos du projet de loi Création et Internet communément appelée loi Hadopi, un sujet qui aiguise bien des passions. Elle lance ulcérée, à la face de l’opposition : “Je suis accablée par toutes les caricatures sur tous les bancs et par l’obstination qui consiste à présenter d’Hadopi comme une sorte d’antenne de la Gestapo particulièrement ridicule.” Les réactions ne se font pas attendre. Conspuée, sifflée, la ministre a beau retirer le mot Gestapo, rien ni a fait. Les députés du groupe socialiste ont dénoncé un “atroce dérapage” et un incident “douloureux”. “Jamais nous n’avons assimilé le président de la République ou vous-même à un quelconque dictateur”, lance Patrick Bloche, député PS. Les représentants de la majorité ont levé les yeux au ciel. Le président de l’Assemblée, face à une telle agitation, a accordé un breack de 10 minutes pour que tout le monde reprenne ses esprits. Les tensions apaisées, la séance a pu ensuite continuer sans éclats.


