Archive pour la catégorie ‘Nalair’

Il est Blanc, et alors ?

Lundi 24 juin 2013

Dès l’annonce de la nomination de Laurent Blanc comme coach pour le PSG, les médias ne le ratent pas.” Le choix par défaut”, est souvent titré, mais peu importe, c’est lui qui est choisi et maintenant c’est certainement pas pour rien. Blanc c’est avant tout une image, celle d’ un ex champion du Monde qui a entrainé les bleus, mais ce qui n’est pas rien certainement pour les financiers qataris, il est français. Pour Robert Pirès : “Il n’aura pas droit à l’erreur”. C’est une lapalissade, parce qu’en fait, qu’il soit Blanc ou pas, aurait-il droit à l’erreur ? Actuellement que voit-on si ne n’est la grande valse des coachs pour satisfaire souvent la pression des supporters fanatiques, des intégristes du club. Le défi premier de Laurent Blanc sera avant tout de gérer correctement les susceptibilités et les égos surdimensionnés des stars du PSG. Par ailleurs, cette nomination a de nombreux avantages. Tout d’abord un coût plus divisé par six par rapport à Ancelotti et un contrat d’un an renouvelable ou pas en forme de siège éjectable. Pour Guy Roux qui l’a bien connu Laurent Blanc est un choix judicieux pour Paris parce qu” : “il connait très bien le foot-bal dans tous ces aspects”. Bien évidemment ce choix pour les supporters n’est certainement pas assez prestigieux, parce qui vient d’ailleurs est toujours mieux,  mais ils auront tout loisir dans l’année à venir de donner de la voix.

J’ai visité pour vous

Dimanche 23 juin 2013

J’ai vu pour vous la dernière exposition de la Maison de l’Email « Contraste » qui sera présente durant toute la saison estivale.

Émail de Natacha Baluteau

L’émail ne défie plus seulement le temps, il défie aussi l’espace et se fait mobile … nous pouvons admirer les mobiles originaux à Marie Hélène Amilien

Émail de Marie Hélène Amilien

Une magnifique scénographie vous permettra de pénétrer aussi bien le passé que l’avenir d’un art qu’il faut absolument réhabiliter. Il est habité par une jeune génération à majorité féminine semble-t-il, qui bouscule la tradition pour notre plus grand plaisir.

Émail de Lise Rathonie

Lise Rathonie fait partie de ces jeunes créatrices qui se joue des techniques quelque peu sclérosées fut un temps et revisite thèmes et supports. Cette toute jeune créatrice nous offre un superbe triptyque de grisailles incrustées d’or, le tout inclus dans un cadre rococo de porcelaine de Limoges

Émail de Laurent Vaury

A ne pas rater non plus, le maître de l’art de la mise en boite (de maquereau) Laurent Vaury et ses désormais célèbres compositions d’émietté d’images. Tout un art de décomposer cloisonner pour mieux recomposer un maquereau qui jaillit hors de ses boites…

.

Après la visite de cette exposition, un sentiment domine, c’est que l’art ancestral de l’émail limousin, revisité par de jeunes créateurs et de fougueuses créatrices, formées depuis quelques années par des gens aussi discrets qu’efficaces, a certainement un bel avenir.

France Gall peste contre Jénifer

Samedi 22 juin 2013

Doit-on voir dans ce différent entre deux vedettes de la chanson un conflit de génération?  Quelle que part ce n’est pas faux. C’est certainement dans la manière d’agir que la brouille est née. Jénifer sans préavis utilise le passé de notre Poupée de cire, notre poupée de son qui a donné de la voix sur les médias pour s’insurger sur la manière cavalière d’utiliser son patrimoine et s’attribuer une amitié usurpée et collaboration fictive .

France Gall remet les choses au point assurant ne connaître Jénifer ni des lèvres ni des dents. Si Jénifer dans sa promo utilise pommade et cirage de pompes, il aurait fallu peut être à l’origine qu’elle contacte France Gall pour lui parler du projet. Voici ce que Jénifer dit :”Ce disque concrétise l’amour que je peux avoir pour cette femme, le respect que j’ai pour l’artiste et sa vie, sa pudeur par rapport à ce métier, sa discrétion. J’y pensais depuis longtemps, l’idée n’est pas venue du jour au lendemain.” Justement la femme en question la tacle et déclare dans une interview à Métro une fin de non recevoir par ces mots : “Nous n’avons jamais communiqué directement ou par personnes interposées sur ce projet ni avant, ni pendant son enregistrement, ni depuis d’ailleurs. Je ne lui ai jamais donné ma validation. Je ne l’ai pas laissée faire puisque j’ignorais tout… Je n’en dirai pas plus.”Franchement Jénifer tes façons sont plutôt cavalières vis à vis des aînées que tu apprécies, on imagine à peine celles que tu utilises pour les autres.

En Turquie la crise ne faiblit pas

Jeudi 20 juin 2013

Malgré les menaces du gouvernement Erdogan, la vague d’arrestations, et une répression sauvage des manifestants, le mouvement mute mais ne faiblit pas. Les langues commencent à se délier et la jeunesse continue à se battre contre l’islamisation rampante de la société turque. Si le mouvement a commencé par un combat écologiste, nous sommes maintenant bien au delà de ces inquiétudes de la disparition d’un parc au centre d’Istanbul. Il semble que ce soit la goutte qui ait fait déborder une carafe bien trop pleine. Le comportement inflexible de Erdogan qui a refusé de rencontrer les responsables du mouvement et la répression sévère n’a fait qu’enkyster ce qui aurait pu être négocié à l’amiable. Maintenant nous sommes à un tout autre niveau, et le bras de fer engagé par le gouvernement risque de lui coûter fort cher, ce manque de diplomatie sociale a mis le feu aux poudres.

Les choses évoluent et de quelques voyous à mater à coup de gaz lacrymogène et canon à eau, Erdogan maintenant parle de lobbies d’hommes d’affaires qui seraient sous tout ça. Il n’hésite pas à lancer que : « les juifs sont responsables de la crise en Turquie ! ». Voilà une théorie du complot qui tente d’expliquer en fait un malaise récurant et le refus d’une jeunesse à voir son avenir voilé et violé par un pouvoir qui durcit le ton. C’est avant tout un refus aveugle de voir que la Turquie est au seuil d’une crise profonde.

Barroso a perdu une occasion de se taire

Mercredi 19 juin 2013

Mr Barroso a perdu une bonne occasion de se taire en pérorant au G8 face à Obama en parlant de l’attitude “réactionnaire” de ceux qui prône et se battent pour l’exception culturelle. Comment peut-on en effet à part Mr Barroso ranger au titre de marchandises ordinaires la culture et ses productions. Faut-il que son envie de plaire au géant américain soit vile. C’est un secret de polichinelle de dire que son appétit de poste à l’ONU le rend servile à souhait. Comme par hasard cette démonstration a été faite dans un quotidien anglophone – l’International Herald Tribune – Celui qui passe pour plutôt centriste et un pro de la langue de bois a sorti le bazooka contre la gauche française, opposant “réactionnaires” aux “libéraux”.

François Hollande , face à cette attaque médiatisée, n’a pas manqué de remettre Mr Barroso à sa place. Bien entendu ce dernier, pour tenter de se justifier, a affirmé que ce n’était pas dirigé contre la France mais en particulier contre Costa Gavras qui était venu défendre le dossier de l’exception culturelle. La France dans sa position se  retrouve isolée et ce n’est qu’un agitant son droit de veto que cette dernière a eu gain de cause, du moins pour l’instant.  Le président François Hollande a bien rappelé  qu’elles étaient ses convictions dans ce dossier : «Je l’ai dit dès le départ et je le dirai à la fin (des négociations avec Washington), il n’est pas question que l’exception culturelle puisse être dans la négociation».

Dans le monde de la culture les réactions sont vives comme celle du réalisateur de The Artist,  Michel Hazanavicius,  qui estime les propos de Barroso comme «navrants». Ce dernier justifie son attaque contre le président de la commission européenne en expliquant : «Ce qui est sûr c’est que dans un marché non régulé, il va être très difficile pour nous d’être compétitif avec le marché américain» qui peut faire des films à «100 millions de dollars et les vendre sur toute la planète». En ce qui concerne Jean-Michel Jarre il n’y va pas par 36 chemins et déclare : que Barroso «mérite une bonne fessée».  Il est une chose évidente, sans l’exception culturelle, c’est la fin de ce que bon nombre de réalisateurs américains, à commencer par David Lynch ou Steven Spielbert, apprécient en France, et le perdre au nom de quoi?  Faut-il dire amen à tout sous prétexte de favoriser sa carrière ? Notre exception est là c’est d’être d’irréductible gaulois et faisons le savoir.

Zahia fait un procès médiatique aux bleus

Mardi 18 juin 2013

Le procès Zahia va s’ouvrir aujourd’hui dans l’absence des protagonistes. Les bleus seront jugés pour avoir eu des rapports avec une mineure à l’époque. Celle qui préfère aujourd’hui le nom de courtisane à celui de call girl semble à ce jour bien loin de cette affaire. Pourtant si elle ne sera pas présente au procès, elle a fait un tour médiatique et la une de nombreux journaux la semaine antérieure au procès. Lors de ses différentes interviews elle n’a pas hésité à parler du manque de générosité des bleus, mais surtout elle souligne que ce ne sont pas des gentlemen loin de là.

Manque d’éducation, vulgarité, pingrerie, nos bleus en prennent pour leur grade, mais à priori cela ne nous étonne guère. Il faut dire que depuis cette époque Zahia a rencontré celui qu’elle nomme “mon prince”, un milliardaire helvétique qui l’a installée dans un hôtel particulier du XVIIe et s’occupe de sa carrière dans la haute couture. Cela reste à confirmer maintenant puisqu’on le dit aussi Chinois, allez donc savoir ?  Pour elle, c’est un mauvais souvenir, pour eux c’est le risque de 3 ans d’emprisonnement. En fait, on peut déjà imaginer la suite et le nom lieu qui en découlera, au pire une amende pour l’exemple.

Voilà une affaire qui n’intéresse plus grand monde, en pleine crise et à l’époque où la fuite des capitaux est monnaie courante ou que Tapi est revenu en tête de gondole. Quant à DSK, son non lieu pour l’affaire du Carlton de Lille donne un peu le ton de la justice française à ce niveau des peoples qui ont les moyens d’être défendus par les ténors du barreau. L’affaire suit son court mais surtout va tourner court.

Un mirage pour la jeunesse iranienne

Lundi 17 juin 2013

Après huit ans d’obscurantisme la jeunesse iranienne se prend à rêver. Il faut dire que l’Iran est au plus bas au niveau économique pris dans un carcan de fer politico religieux, et l’espoir d’un monde meilleur  n’est en rien un délit encore. Le bilan des deux mandats de Mahmoud Ahmadinejad est plus que catastrophique. Le pays paye très cher son isolement international avec 40% d’inflation et plus de 15% de chômage. Près de 50% de la population vivrait sous le seuil de pauvreté et le pouvoir d’achat entre 2005 et 2009 a chuté de 72%.

Du coup Hassan Rohani, présenté comme un modéré, est élu à la tête du pays avec 50, 68% de voix sur 18,6 millions d’électeurs, attendu comme le messie. Mais voilà il n’en est rien, s’il est le symbole de l’opposition malgré lui, ce candidat est en fait un pur produit de la théocratie et n’a rien d’un réformateur , même s’il n’est pas un traditionnaliste. Il reste à la botte du guide spirituel et tout puissant du pays, Ali Khamenei, qui a fait des affaires internationales sa chasse gardée. La jeunesse d’ici peu risque de déchanter, car nous sommes loin de la révolution verte avec son violet, couleur de sa campagne, qui risque devenir un simple vert ensanglanté.

A que d’Johnny a 70 bougies qui ronflent sur scène…

Samedi 15 juin 2013

Comment rater l’événement de la semaine, notre rockeur maison a 70 ans et va “offrir” deux concerts exceptionnels à ses fans qui piaffent déjà d’impatience. Cet enfant de la balle né à Paris est certainement le one man show le plus imposant de ces dernières décennies. Il a toujours défrayé la chronique, enfant terrible, alcoolique invétéré qui a fait faux bon souvent à ses fans parce qu’il était incapable de chanter ou autre chose à faire, mais ce n’est pas pour ça que ses fans de la première heure lui en tiennent rigueur. Marionnette célèbre au guignol de l’info, moqué quant à la manière de parler, il n’en reste pas moins une bête de scène et c’est ce qu’il fait de mieux alors pourquoi bouder son plaisir. Il sera à Paris Bercy le soir de son anniversaire dans toute sa démesure et le reste d’une succession de liftings plus ou moins réussi. Il fait parti de notre vraie exception culturelle qui à la Depardieu quitte le radeau quand la crise le fait prendre l’eau. Il a un côté très frenchy, agaçant, arrogant et sympathique, capable du pire comme du meilleur mais c’est avant tout un grand professionnel et ça c’est incontestable.

Le cinéma hollywoodien et ses risques d’implosion

Vendredi 14 juin 2013

Lors d’une conférence à l’Université de Californie du Sud, George Lucas et Steven Spielberg, deux ténors Hollywood font un bilan dramatique de l’industrie cinématographique américaine à ce jour. Ils ne font que confirmer ce que nous savions depuis longtemps, c’est que seul l’argent motive les studio, la découverte de talents et les choix créatifs sont écartés, totalement ignorés et du coup le cinéma n’a plus qu’un passé manque cruellement d’avenir. Spielberg déplore ces choix et déclare : “que les studios préfèrent produire un seul film à 250 millions de dollars de budget plutôt que de se risquer à produire plusieurs films originaux et «décalés».

Cette prise de conscience est d’autant plus louable que ces deux metteurs en scènes font parti de ceux qui sont encore produit en partie par la machine hollywoodienne. C’est comme cela que petit à petit David Lynch s’est retrouvé à la porte et ne fait plus de films suite à la suite de l’échec cuisant de son dernier film Inland Empire. Pour ces deux grands cinéastes, c’est une évidence que cette machine hollywoodienne va directement vers l’implosion. Pour Lucas c’est simple :«Il y a aura moins de cinémas, y aller coûtera 50 ou 100 dollars, comme une place à Broadway ou pour un match de foot. Les gros films resteront à l’affiche pendant un an, comme les comédies musicales. Tout le reste, les petites productions, finiront sur le petit écran». Il est déjà demandé 25 dollars pour aller voir Iron Man, quant à Lincoln qui a été sacré aux Oscars était initialement prévu d’être produit en téléfilm. Une chose est certaine, pour l’instant l’exception française permet encore de réaliser des films d’auteurs et la vieille Europe risque à terme d’attirer les grands réalisateurs américains mis sur la touche. C’est sans doute ce qu’à pressenti Luc Besson et la création de ses studios à St Denis….

Ils ont osé fermer la TV publique grecque

Jeudi 13 juin 2013

La décision de la fermeture de la TV publique en Grèce par le gouvernement d’Antonis Samaras consterne l’Europe médiatique et pourrait mener le pays vers une nouvelle crise politique sans précédent.  Dès aujourd’hui une grève générale a été déclencher pour protester contre ce que l’on apparente à un véritable coup d’état. Les salariés d’ERT ont appris leur licenciement vers 23h  avec la fin du signal. “Même s’ils veulent détruire la démocratie, les lois s’appliquent encore et je vais me battre” a déclaré le président du syndicat de salariés de l’ERT, Panayotis Kalfayanis, appelant à la résistance et à l’occupation des locaux. “L’ERT est la source majeure d’information pour l’opinion publique. Le paysage audiovisuel grec est très fragmenté. Les chaînes privées sont détenues par différents groupes, mais elles sont beaucoup moins rigoureuses sur le plan de l’information : elles jouent sur l’impression, pas sur les faits.” a ajouté  le journaliste Vangelis Demeris. Pour Aurélie Filipetti , «c’est le symbole d’une dérive de certains prenant prétexte de l’austérité et de la crise économique»

Vangelis Demeris n’exclut pas une grève des journalistes, son constat est clair et net  il ajoute :”Et donc il n’y aurait plus d’information. Une situation pareille n’est jamais arrivée nulle part. Ça n’est jamais arrivé.”C’est en effet du jamais vu dans une société dite démocratique, maintenant peut- on encore vraiment s’étonner de quelque chose à l’heure des crises en tous genres et tous azimuts.