Un centenaire de la littérature nous a quitté

25 juin 2013

Dans le flot incessant de l’information, des noms sont emportés sans que l’on y prête gare. Ce fut le cas d’un phénomène de longévité mais aussi de ténacité, Maurice Nadeau nous a quitté après plus d’un siècle de passion littéraire. Celui qui se voulait avant tout journaliste fut aussi connu comme éditeur. Il vient de nous quitter le 16 juin dernier à l’âge de 102 ans, jusqu’au bout dans le combat. Ce proche du milieu surréaliste, de Breton et d’Aragon, il avait écrit sur Samuel Beckett et avait défendu Henry Miller. Journaliste à Combat sous la direction de Camus il a écrit quelques pages incontournables avant de fonder en 1966 la Quinzaine Littéraire, un véritable laboratoire de critiques littéraires. Après avoir travaillé chez Juliard, Denoël et Laffont, fort de son expérience il fonde sa propre maison d’édition, et publie pour la première fois Houellebecq en 1994. Ce découvreur de talents, ce passionné des mots, témoin et acteur du monde littéraire,  il nous laisse, au travers de ces mots, une emprunte indélébile des années charnières de l’histoire du XXe siècle.

Il est Blanc, et alors ?

24 juin 2013

Dès l’annonce de la nomination de Laurent Blanc comme coach pour le PSG, les médias ne le ratent pas.” Le choix par défaut”, est souvent titré, mais peu importe, c’est lui qui est choisi et maintenant c’est certainement pas pour rien. Blanc c’est avant tout une image, celle d’ un ex champion du Monde qui a entrainé les bleus, mais ce qui n’est pas rien certainement pour les financiers qataris, il est français. Pour Robert Pirès : “Il n’aura pas droit à l’erreur”. C’est une lapalissade, parce qu’en fait, qu’il soit Blanc ou pas, aurait-il droit à l’erreur ? Actuellement que voit-on si ne n’est la grande valse des coachs pour satisfaire souvent la pression des supporters fanatiques, des intégristes du club. Le défi premier de Laurent Blanc sera avant tout de gérer correctement les susceptibilités et les égos surdimensionnés des stars du PSG. Par ailleurs, cette nomination a de nombreux avantages. Tout d’abord un coût plus divisé par six par rapport à Ancelotti et un contrat d’un an renouvelable ou pas en forme de siège éjectable. Pour Guy Roux qui l’a bien connu Laurent Blanc est un choix judicieux pour Paris parce qu” : “il connait très bien le foot-bal dans tous ces aspects”. Bien évidemment ce choix pour les supporters n’est certainement pas assez prestigieux, parce qui vient d’ailleurs est toujours mieux,  mais ils auront tout loisir dans l’année à venir de donner de la voix.

J’ai visité pour vous

23 juin 2013

J’ai vu pour vous la dernière exposition de la Maison de l’Email « Contraste » qui sera présente durant toute la saison estivale.

Émail de Natacha Baluteau

L’émail ne défie plus seulement le temps, il défie aussi l’espace et se fait mobile … nous pouvons admirer les mobiles originaux à Marie Hélène Amilien

Émail de Marie Hélène Amilien

Une magnifique scénographie vous permettra de pénétrer aussi bien le passé que l’avenir d’un art qu’il faut absolument réhabiliter. Il est habité par une jeune génération à majorité féminine semble-t-il, qui bouscule la tradition pour notre plus grand plaisir.

Émail de Lise Rathonie

Lise Rathonie fait partie de ces jeunes créatrices qui se joue des techniques quelque peu sclérosées fut un temps et revisite thèmes et supports. Cette toute jeune créatrice nous offre un superbe triptyque de grisailles incrustées d’or, le tout inclus dans un cadre rococo de porcelaine de Limoges

Émail de Laurent Vaury

A ne pas rater non plus, le maître de l’art de la mise en boite (de maquereau) Laurent Vaury et ses désormais célèbres compositions d’émietté d’images. Tout un art de décomposer cloisonner pour mieux recomposer un maquereau qui jaillit hors de ses boites…

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Après la visite de cette exposition, un sentiment domine, c’est que l’art ancestral de l’émail limousin, revisité par de jeunes créateurs et de fougueuses créatrices, formées depuis quelques années par des gens aussi discrets qu’efficaces, a certainement un bel avenir.

France Gall peste contre Jénifer

22 juin 2013

Doit-on voir dans ce différent entre deux vedettes de la chanson un conflit de génération?  Quelle que part ce n’est pas faux. C’est certainement dans la manière d’agir que la brouille est née. Jénifer sans préavis utilise le passé de notre Poupée de cire, notre poupée de son qui a donné de la voix sur les médias pour s’insurger sur la manière cavalière d’utiliser son patrimoine et s’attribuer une amitié usurpée et collaboration fictive .

France Gall remet les choses au point assurant ne connaître Jénifer ni des lèvres ni des dents. Si Jénifer dans sa promo utilise pommade et cirage de pompes, il aurait fallu peut être à l’origine qu’elle contacte France Gall pour lui parler du projet. Voici ce que Jénifer dit :”Ce disque concrétise l’amour que je peux avoir pour cette femme, le respect que j’ai pour l’artiste et sa vie, sa pudeur par rapport à ce métier, sa discrétion. J’y pensais depuis longtemps, l’idée n’est pas venue du jour au lendemain.” Justement la femme en question la tacle et déclare dans une interview à Métro une fin de non recevoir par ces mots : “Nous n’avons jamais communiqué directement ou par personnes interposées sur ce projet ni avant, ni pendant son enregistrement, ni depuis d’ailleurs. Je ne lui ai jamais donné ma validation. Je ne l’ai pas laissée faire puisque j’ignorais tout… Je n’en dirai pas plus.”Franchement Jénifer tes façons sont plutôt cavalières vis à vis des aînées que tu apprécies, on imagine à peine celles que tu utilises pour les autres.

Pour Tony Soprano c’est fini

21 juin 2013

Quand on annonce la mort de Tony Soprano, la planète entière est attristé, mais ignore totalement qui était James Gandolfini, souvent cantonné à des second rôles, ceux des acteurs dont on ignore le nom. Un peu comme tous ces héros de série qui, particularité américaine, peuvent devenir des vedettes planétaires. Entre 1999 et 2007, ce parrain banlieusard de la mafia de l’Etat à la surprise générale est adopté immédiatement par le public certainement par qu’ils sont le reflet des maux liés à la situation américaine. Tony Soprano, suit une thérapie et de ce fait devient l’un des personnages les plus complexes, les plus fascinants du Panthéon de la fiction américaine. James Gandolfini vient de décéder à Rome, où il était en vacances, d’une crise cardiaque tout bêtement. C’est comme le souligne le Monde : “Un très grand acteur qui n’a trouvé qu’un seul rôle à sa mesure” qui vient de nous quitter incognito.

En Turquie la crise ne faiblit pas

20 juin 2013

Malgré les menaces du gouvernement Erdogan, la vague d’arrestations, et une répression sauvage des manifestants, le mouvement mute mais ne faiblit pas. Les langues commencent à se délier et la jeunesse continue à se battre contre l’islamisation rampante de la société turque. Si le mouvement a commencé par un combat écologiste, nous sommes maintenant bien au delà de ces inquiétudes de la disparition d’un parc au centre d’Istanbul. Il semble que ce soit la goutte qui ait fait déborder une carafe bien trop pleine. Le comportement inflexible de Erdogan qui a refusé de rencontrer les responsables du mouvement et la répression sévère n’a fait qu’enkyster ce qui aurait pu être négocié à l’amiable. Maintenant nous sommes à un tout autre niveau, et le bras de fer engagé par le gouvernement risque de lui coûter fort cher, ce manque de diplomatie sociale a mis le feu aux poudres.

Les choses évoluent et de quelques voyous à mater à coup de gaz lacrymogène et canon à eau, Erdogan maintenant parle de lobbies d’hommes d’affaires qui seraient sous tout ça. Il n’hésite pas à lancer que : « les juifs sont responsables de la crise en Turquie ! ». Voilà une théorie du complot qui tente d’expliquer en fait un malaise récurant et le refus d’une jeunesse à voir son avenir voilé et violé par un pouvoir qui durcit le ton. C’est avant tout un refus aveugle de voir que la Turquie est au seuil d’une crise profonde.

Barroso a perdu une occasion de se taire

19 juin 2013

Mr Barroso a perdu une bonne occasion de se taire en pérorant au G8 face à Obama en parlant de l’attitude “réactionnaire” de ceux qui prône et se battent pour l’exception culturelle. Comment peut-on en effet à part Mr Barroso ranger au titre de marchandises ordinaires la culture et ses productions. Faut-il que son envie de plaire au géant américain soit vile. C’est un secret de polichinelle de dire que son appétit de poste à l’ONU le rend servile à souhait. Comme par hasard cette démonstration a été faite dans un quotidien anglophone – l’International Herald Tribune – Celui qui passe pour plutôt centriste et un pro de la langue de bois a sorti le bazooka contre la gauche française, opposant “réactionnaires” aux “libéraux”.

François Hollande , face à cette attaque médiatisée, n’a pas manqué de remettre Mr Barroso à sa place. Bien entendu ce dernier, pour tenter de se justifier, a affirmé que ce n’était pas dirigé contre la France mais en particulier contre Costa Gavras qui était venu défendre le dossier de l’exception culturelle. La France dans sa position se  retrouve isolée et ce n’est qu’un agitant son droit de veto que cette dernière a eu gain de cause, du moins pour l’instant.  Le président François Hollande a bien rappelé  qu’elles étaient ses convictions dans ce dossier : «Je l’ai dit dès le départ et je le dirai à la fin (des négociations avec Washington), il n’est pas question que l’exception culturelle puisse être dans la négociation».

Dans le monde de la culture les réactions sont vives comme celle du réalisateur de The Artist,  Michel Hazanavicius,  qui estime les propos de Barroso comme «navrants». Ce dernier justifie son attaque contre le président de la commission européenne en expliquant : «Ce qui est sûr c’est que dans un marché non régulé, il va être très difficile pour nous d’être compétitif avec le marché américain» qui peut faire des films à «100 millions de dollars et les vendre sur toute la planète». En ce qui concerne Jean-Michel Jarre il n’y va pas par 36 chemins et déclare : que Barroso «mérite une bonne fessée».  Il est une chose évidente, sans l’exception culturelle, c’est la fin de ce que bon nombre de réalisateurs américains, à commencer par David Lynch ou Steven Spielbert, apprécient en France, et le perdre au nom de quoi?  Faut-il dire amen à tout sous prétexte de favoriser sa carrière ? Notre exception est là c’est d’être d’irréductible gaulois et faisons le savoir.

Zahia fait un procès médiatique aux bleus

18 juin 2013

Le procès Zahia va s’ouvrir aujourd’hui dans l’absence des protagonistes. Les bleus seront jugés pour avoir eu des rapports avec une mineure à l’époque. Celle qui préfère aujourd’hui le nom de courtisane à celui de call girl semble à ce jour bien loin de cette affaire. Pourtant si elle ne sera pas présente au procès, elle a fait un tour médiatique et la une de nombreux journaux la semaine antérieure au procès. Lors de ses différentes interviews elle n’a pas hésité à parler du manque de générosité des bleus, mais surtout elle souligne que ce ne sont pas des gentlemen loin de là.

Manque d’éducation, vulgarité, pingrerie, nos bleus en prennent pour leur grade, mais à priori cela ne nous étonne guère. Il faut dire que depuis cette époque Zahia a rencontré celui qu’elle nomme “mon prince”, un milliardaire helvétique qui l’a installée dans un hôtel particulier du XVIIe et s’occupe de sa carrière dans la haute couture. Cela reste à confirmer maintenant puisqu’on le dit aussi Chinois, allez donc savoir ?  Pour elle, c’est un mauvais souvenir, pour eux c’est le risque de 3 ans d’emprisonnement. En fait, on peut déjà imaginer la suite et le nom lieu qui en découlera, au pire une amende pour l’exemple.

Voilà une affaire qui n’intéresse plus grand monde, en pleine crise et à l’époque où la fuite des capitaux est monnaie courante ou que Tapi est revenu en tête de gondole. Quant à DSK, son non lieu pour l’affaire du Carlton de Lille donne un peu le ton de la justice française à ce niveau des peoples qui ont les moyens d’être défendus par les ténors du barreau. L’affaire suit son court mais surtout va tourner court.

Un mirage pour la jeunesse iranienne

17 juin 2013

Après huit ans d’obscurantisme la jeunesse iranienne se prend à rêver. Il faut dire que l’Iran est au plus bas au niveau économique pris dans un carcan de fer politico religieux, et l’espoir d’un monde meilleur  n’est en rien un délit encore. Le bilan des deux mandats de Mahmoud Ahmadinejad est plus que catastrophique. Le pays paye très cher son isolement international avec 40% d’inflation et plus de 15% de chômage. Près de 50% de la population vivrait sous le seuil de pauvreté et le pouvoir d’achat entre 2005 et 2009 a chuté de 72%.

Du coup Hassan Rohani, présenté comme un modéré, est élu à la tête du pays avec 50, 68% de voix sur 18,6 millions d’électeurs, attendu comme le messie. Mais voilà il n’en est rien, s’il est le symbole de l’opposition malgré lui, ce candidat est en fait un pur produit de la théocratie et n’a rien d’un réformateur , même s’il n’est pas un traditionnaliste. Il reste à la botte du guide spirituel et tout puissant du pays, Ali Khamenei, qui a fait des affaires internationales sa chasse gardée. La jeunesse d’ici peu risque de déchanter, car nous sommes loin de la révolution verte avec son violet, couleur de sa campagne, qui risque devenir un simple vert ensanglanté.

Images de la semaine selon Nalair

16 juin 2013

Enterrement d’un éléphant devant un parterre de roses

A que d’Johnny fête ses 70 ana en grande pompe et pour l’occasion organise deux concerts….l’un public l’autre public trié et choisi